Hornets

Tony Parker sort le mode « Classic » face aux Bulls : 18 points et 8 passes… en 19 minutes !

Tony Parker
Source image : NBA League Pass

Deux défaites consécutives des Hornets auront suffit pour que Tony Parker s’énerve un poil. Face aux Bulls cette nuit, le patron nous a emmené par la main en 2007, à une époque où il faisait danser ses défenseurs. Notalgie, quand tu nous tiens.

On aime les montagnes russes à Charlotte ? Apparemment, oui. Après un premier match perdu à domicile face aux Bucks, une affaire épique que les Hornets auraient pu emporter au buzzer, ce sont deux victoires probantes que les hommes de James Borrego validaient en déplacement. Une branlée à Orlando, et un succès à Miami, la Floride dans la poche arrière de Kemba Walker élu Joueur de la semaine. Tout était donc rayonnant en Caroline du Nord. Sauf que la suite fût moins rose, ou moins turquoise, pour rester dans les tons de la franchise. Malmenés par des Raptors assez injouables en ce moment, les Hornets se déplaçaient ensuite à Chicago et chiaient dans la colle. Une défaite de deux petits points face aux Bulls, ça peut arriver. Mais quand t’as Cameron Payne qui met Kemba Walker et Tony Parker dans la sauce à lui seul, ça la fout mal. Coup de chance pour Charlotte, ce sont ces mêmes Bulls qui se rendaient chez les Hornets ce vendredi soir, histoire de voir s’ils étaient capables de réaliser le même genre de performance deux fois de suite. On a vite eu la réponse, car ce fût un match à sens unique : Chicago n’a absolument pas vécu dans la partie et a débranché la machine quasiment à la mi-temps, laissant la défense immonde se faire arroser par les gamins d’en face. De Malik Monk à Miles Bridges en passant évidemment par Kemba en première période, Charlotte ne faisait qu’une bouchée de ces Taureaux qui avaient davantage une gueule de vachette plus qu’autre chose. Branlée finale, 135 à 106.

Mais s’il y a bien un bonhomme qui a tout de suite mis son équipe sur de bons rails, créant le run nécessaire pour se distancer de la menace adverse, c’est notre Tony national. En jambes, en forme, et après avoir pourtant affirmé publiquement qu’il n’était plus trop le même TP qu’on avait connu chez les Spurs, Parker avait des envies de flashback en cette période d’Halloween. Un film d’horreur réservé aux Bulls, à base de pénétrations assassines, de distribution propre et de gueulantes poussées à ses coéquipiers, histoire de remettre les pendules à l’heure. Je suis pas venu jusqu’ici pour me faire ambiancer par Cristiano Felicio et avoir l’air d’un con en avril. Tony l’a dit et répété, il tient à sa série de saisons consécutives terminées en Playoffs, et il veut joindre les actes aux paroles. Donc quand on le voit caler 18 points et 8 passes en 19 minutes, on a forcément un sourire en coin de lèvre. Car c’est le compétiteur qui parle, celui qu’on a vu à San Antonio comme en EDF, le patron qui refuse de laisser l’âge le prendre ou son corps le ralentir. Jusqu’au bout du bout, Parker pénétrera à outrance et tentera son spin move main gauche afin d’enrhumer de l’intérieur, quelle que soit la décennie. Et pour remettre les Hornets dans le droit chemin, tout en rappelant qui est la voix du vestiaire cette saison, TP a ressorti sa bonne vieille cape magique. On vous laisse imaginer Jordan voir ses Bulls se faire taper par sa recrue estivale.

Le Tony Parker qu’on aime, c’est celui qui joue son jeu sans se poser de questions. Faire la totale aux Bulls, ce n’est pas bien difficile ces derniers temps, mais le faire avec la manière et en aussi peu de temps, ça c’est beau. Merci, tronpa.

1 Comment

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  1. Frédéric_Dard

    27 octobre 2018 à 13 h 29 min at 13 h 29 min

    Ce qu’on voit sur ce match :
    – Batum, sans avoir des stats batumesques (le fameux 16-6-6) a le meilleur +/- de l’équipe et le plus gros temps de jeu. La balle passe par lui à chaque possession, et défensivement (alors qu’il a l’air de courir au ralenti) il est souvent bien placé.
    – Hernangomez est beauuuuucoup trop soft en défense. Résultat, c’est Biyombo qui a le deuxième plus gros temps de jeu derrière Zeller au poste ; à raison puisqu’il fout 5 contres sur ce match.
    – Kaminsky n’est pas DU TOUT dans les plans de Borrego. Malgré la rouste, il n’a joué que 4 petites minutes. On peut imaginer que sa défense le pénalise grandement, ainsi que son inconstance au tir et sa trop grande gourmandise aux shoots.
    – MKG est parfait dans son rôle en sortie de banc. Chose improbable : il apparaît même indispensable aux Hornets à l’heure qu’il est. Il est hyper actif en défense et s’arrache sur les ballons perdus et les rebonds. Enfin il attaque régulièrement le cercle et obtient des lancers francs. Faut pas oublier que le mec est délié, et que ses bras sont longs (on voit bien que les défenseurs ont du mal à le contrer sans lui gifler les bras quand il va au cercle).
    – TP a été très bon, mais je retiens surtout qu’il est réellement le relais de Borrego sur le terrain. Les deux sont toujours en train de parler, et on voit bien souvent les jeunes (Monk notamment)l’écouter et valider ses directives.
    – Miles Bridges joue juste des deux côtés du terrain. Ce petit promet, d’autant qu’il s’adapte à la NBA sans pression, mais sans se planquer non plus.
    – On le voit dans les stats de Batum : Kemba n’est pas seulement mis dans le rôle d’un meneur scoreur (même s’il est très chaud en ce début de saison). Il arrive à trouver ses coéquipiers, et c’est une chose qui est je crois assez nouvelle, comparé à l’ère Clifford.
    – Zeller, l’éternel oublié, fait toujours autant de bien. Très mobile, tonique… les hornets tournent autour de lui et profitent de ses écrans et de ses déplacements idéalement.

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