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Les Pelicans testent des joueurs de petite Ty : Lawson et Wallace pour gratter une place dans le roster

Ty Lawson

« Il y a de quoi faire l’apéro en Louisiane ? »

Source image : TMZ

Les agents-libres qui veulent (re)trouver un contrat en NBA, qu’ils soient chevronnés ou assez inexpérimentés, il y en a un paquet. C’est le cas de Ty Lawson, parti s’exiler en Chine l’an dernier, qui souhaite avoir une chance de montrer qu’il a retrouvé son éclat d’antan. Tyrone Wallace, son cadet de six ans, a montré de belles choses aux Clippers la saison passée, de quoi espérer un spot dans un roster de la Grande Ligue. Les deux meneurs se retrouvent chez les Pelicans, pour des workouts avec un seul et même objectif : choper une place dans l’effectif de NOLA pour l’exercice 2018-19.

Les Pelicans ont subi bien des bouleversements au sein de leur effectif lors de cette intersaison. Exit DeMarcus Cousins et Rajon Rondo qui sont partis manger à d’autres râteliers. Pour les remplacer, ce sont Julius Randle et Elfrid Payton qui ont été plébiscités par Dell Demps. Malgré le non recrutement d’un nouveau poste 3, du moins pas dans l’immédiat, le GM de NOLA semblait satisfait de son été. Cependant, il semble que le roster des volatiles puisse être renforcé, et ce sans mouvement d’envergure. C’est ainsi que de nombreux agents-libres sans emploi en quête de compétition signent des contrats pour le camp d’entraînement de la franchise, ou viennent simplement faire des workouts pour tenter leur chance. Et à New Orleans on ne s’en prive pas, mais alors pas du tout. Puis on aime bien les homonymes askip. Alors que le secteur intérieur de la Big Easy semblait déjà bien garni, c’est Jahlil Okafor qui est venu remplir les rangs de la franchise en Louisiane, pour tester si l’ancien numéro 3 de Draft peut apporter. Enfin, c’est la version officielle, on soupçonne que ce soit pour le délire de rassembler Emeka et Jahlil dans le même effectif. Si rien ne presse au niveau du frontcourt, le backcourt aurait lui bien besoin de renforts, particulièrement à la mène. Les certitudes sont peu nombreuses concernant Elfrid Payton, Ian Clark est plus un combo, et Frank Jackson n’a pas encore posé le pied sur le parquet du Smoothie King Center. Ainsi, dans l’idée de ne pas dépenser trop de biff et d’essayer de se renforcer, DD et son équipe ont convoqué deux homonymes de diminutif, Ty Lawson et Tyrone Wallace à des workouts, selon Alex Kennedy de HoopsHype.

Ce ne sont pas deux, mais bien trois entités qui s’entraînent avec les Pelicans. En effet, il y a Tyrone Wallace, Ty Lawson, et son cousin William. Et oui, d’après la légende, l’ancien meneur des Nuggets ne se balade jamais sans sa teille, surtout en voiture. Malgré plusieurs arrestations pour conduite en état d’ébriété, et le fait que le gars rate des tests de sobriété à tire larigot, il déclare n’avoir aucun souci avec l’alcool. Se ramener bourré à l’entraînement ? Noooon, pas du tout le style de la maison. Que ce soit la tise ou tout autre chose, on avait vu le vrai bon Ty Lawson de Denver des années 2011 à 2015 disparaître peu à peu, après des passages pas super réussis à Houston, à Indiana pour des Playoffs et à Sacramento. Ah, qu’elle est loin la belle époque du duo majeur des Nuggets Ty Lawsonveutunetournéepatron et Kenneth RastaFaweed. Oui, un jour, cette phrase n’était pas qu’une vanne. Après une descente aux enfers, le meneur est parti changer d’air, pour retrouver de la confiance, en allant rejoindre les Shandong Golden Stars en début de saison dernière. Grand bien lui a pris, puisqu’après avoir disputé les Playoffs de CBA jusqu’en finale, il est revenu aux Etats-Unis pour aider les Wizards en postseason. Un retour en fanfare avec 5,8 points, 2,6 rebonds et 3 passes de moyenne lors des cinq matchs qu’il a disputé face aux Raptors au relais de John Wall. Ouais, on peut se marrer, mais Ty Lawson était quand même passé devant Tomas Satoransky dans la rotation, alors que le Tchèque avait réalisé une pure saison. Mais tandis qu’il semblait vouloir retourner en Asie, le meneur de 30 ans pourrait se chauffer pour rester aux States, à condition de décrocher un contrat. Il y a la place. S’il bosse bien, il pourrait à tire d’aile s’offrir un spot chez les Pelicans.

Pour cela, il lui faudra surpasser Tyrone Wallace. Le poste 1 a 24 ans cette année, et il revient de loin. Après avoir fait ses quatre ans de fac à Berkeley, il est drafté en 2016… en 60ème et dernière position par Utah. Il est logiquement envoyé dans la franchise affiliée au Jazz, les Salt Lake City Stars, où il passe toute la saison. Il reste en G League l’année d’après, chez les Agua Caliente Clippers, où il possède un two-way contract. Il va profiter des blessures chez les Angelinos (Beverley, Teodosic) pour aller prendre du temps de jeu en NBA. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il en a bien tiré profit. En 30 rencontres, dont 19 en tant que titulaire, il a joué 28,4 minutes par soirée, pour des statistiques intéressantes : 9,7 points, 3,5 rebonds et 2,4 passes de moyenne. Il a impressionné, à tel point que la franchise de Los Angeles lui avait proposé courant mars 2018 un contrat de quatre ans au minimum vétéran. TW a logiquement refusé puisque les trois dernières années n’étaient pas garanties. Il s’est ainsi retrouvé agent-libre cet été, et pourrait trouver une destination sympa en tant que 14 ou 15ème homme dans un roster. Selon les circonstances, il pourrait même faire ses preuves et devenir un sérieux back-up à terme. C’est sans doute l’objectif que possède le combo-guard en s’entraînant avec les Pelicans. Mais si le jeune meneur a faim, on connaît un amateur de sky qui doit être bien revanchard. Si c’est son cadet qui l’emporte au niveau de la taille (1m96 contre 1m80), on sait que avec un jersey ou en suit and tie, Ty Lawson est prêt à la bataille.

Tyrone Wallace et Ty Lawson vont se tirer la bourre pour essayer d’obtenir un spot dans le roster des Pelicans pour la saison qui arrive. S’il ne faut pas négliger la possibilité que Jahlil Okafor soit aussi dans la course à un poste différent, il est vrai qu’un renfort à la mène ne serait pas négligeable pour NOLA. Alors, jeunesse ou expérience, à voir quelle sera la préférence de Dell Demps, mais ça risque de se jouer à l’envie. Les deux pourraient se trouver déçus également. Mais la perspective de revoir l’ancien meneur des Nuggets healthy et au taquet sur un parquet NBA, c’est plutôt sympathique. Allez, ça s’arrose.

Source texte : Twitter/@AlexKennedyNBA

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