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Kevin Love souffre du « Chris Bosh Syndrome » selon J.R. Smith : pas facile d’être le coéquipier de LeBron

Kevin Love pari

Les exploits sont oubliés très vite alors que les erreurs sont directement amplifiées.

Source Image : Youtube

Diagnostique plutôt adapté de la part de notre médecin préféré, J.R. Smith. Pour lui, le fait que Kevin Love soit sans cesse critiqué est lié au fait qu’il joue avec LeBron James, comme un certain Chris Bosh avant lui.

On le sait, le King attire les spotlights comme du jaune les moucherons. Quand il va quelque part, il éclipse tous les autres joueurs, et devient vite l’attraction numéro 1 du parc de loisirs que sont les franchises l’accueillant. Il bouge à South Beach ? Toutes les caméras se braquent sur le Big Three du Heat. Intronisation géante des trois amigos et la fameuse phrase « not two, not three, not four, not five… ». Bon, seulement two rings en fait, hein. Il retourne aux Cavs, sa terre promise ? Les caméras floridiennes migrent toutes vers l’Ohio. « I’m coming home » en première page de tous les quotidiens sportifs, des posters géant du King sur les façades des buildings de Cleveland… Mais le phénomène des dominos ne s’applique pas seulement à la free agency. Quand Bron va quelque part, ses coéquipiers deviennent également la cible des médias, et ces derniers ne sont pas souvent tendres. Ainsi, les « Chris Bosh doit redevenir le joueur qu’il était avant » sont devenus des « Kevin Love n’est plus le joueur offensif qu’il était à Minnesota, il doit s’y mettre », ici aussi. On a l’impression que quand tout va bien, c’est grâce au King, et que quand les Cavs enchaînent les défaites, les feux se déchaînent sur ses teammates. L’ami Gérard a lui même été la cible de critiques à de nombreuses reprises, et sait ce qu’il en coûte de jouer avec le meilleur joueur du monde. C’est cependant sur le cas de Kevin Love qu’il s’est exprimé devant les médias :

« Je pense que ça ressemble grandement au syndrome que Chris Bosh a subi à Miami avec LeBron. Quand les choses vont bien, on donnera du crédit à Bron. Quand les choses vont mal, on pointera du doigt le deuxième sur la liste. C’est le prix à payer pour jouer avec lui. »

Il sait de quoi il parle, le Gérard. La comparaison est d’ailleurs extrêmement juste. Chris Bosh, avant de former le trio infernal des Heatles avec Wade et James, était le franchise player des Raptors. En deux saison, il est passé d’un niveau de candidat au MVP pesant 24 points, 10,8 rebonds et 1 block par match à une place de troisième option offensive. Certes très bon avec ses 18,7 points et 9 rebonds par match lors de sa première saison en Floride, il ne claquait plus les perfs qui étaient les siennes au Canada. Ainsi, quand Miami perdait, c’était Bosh qui devait step-up et mieux jouer pour les médias, pas LeBron. Même constat chez les Cavs avec Monsieur Amour. Candidat au MVP avec les Timberwolves, à 26 points, 12,5 rebonds et 4,4 passes par match, il se fait trader dans l’Ohio pour Andrew Wiggins et baisse dans la foulée son rendement offensif de 10 pions en moyenne, passant de 26 à 16. Il est difficile pour un joueur d’entendre « ce n’est plus sur toi que l’on comptera en premier, c’est sur LeBron. Mais s’il te passe la balle, t’as intérêt à assurer. » C’est ce que Bosh a vécu, et c’est ce que Love vit, depuis maintenant quatre ans. Son statut a même évolué après le départ de Kyrie Irving, ex-deuxième option du roster, vers Boston. Et avec ce cadeau empoisonné de devenir le second choix offensif, vient une pression encore plus grande. Kev’ faisait d’ailleurs part de ses angoisses récentes, et du fait qu’il n’arrive parfois pas à jouer sans un poids énorme sur les épaules. Fouler les parquets avec le roi n’est pas sans risque : on doit s’attendre à être la cible de multiples critiques, d’attentes toujours plus grandes et de faire attention à ne pas le gêner dans sa Road to Greatness. Mais si des joueurs comme Love ou Bosh n’avaient pas fait ce sacrifice-là, n’avaient pas accepté leur rôle pour le bien de l’équipe, peut-être que le King aurait six bagues de retard à rattraper sur Michael Jordan, et non pas trois. Ce sont des lieutenants qui font gagner des titres. Scottie Pippen avec Jordan, Joe Dumars avec Isiah Thomas, Draymond Green avec les Splash Brothers, Chris Bosh, Dwyane Wade, Ray Allen, Kyrie Irving ou Kevin Love avec LeBron James.

Bonne analyse de Gérard, qui est bien conscient des risques de jouer avec un des sportifs les plus connus du monde entier. On doit être prêt à encaisser toutes les critiques, même si elles ne sont pas justifiées, et être prêt à y répondre vite. Kevin Love, Chris Bosh, Sam Gamegie… Même combat. 

Source texte : Cavs.com

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