Cavaliers

LeBron James et Draymond Green se foutent du classement pour arriver en Playoffs : paye ton Game 7 à l’extérieur

Draymond Green - LeBron

Ça c’est la marque des grands.

Source image : NBA TV

Hier, LeBron James et Draymond Green se sont exprimés quant au classement qui leur importe peu tant qu’ils sont qualifiés pour les Playoffs. Pour le King, avoir l’avantage du terrain jusqu’aux Finales n’est pas l’objectif. Pour le joueur des Warriors, une première place dans la Conférence Ouest n’est pas non plus le but ultime. Eux le savent plus que quiconque, le plus important ne se joue pas maintenant. C’est ça, la marque de fabrique des grands.

L’historique de ces deux gars en Playoffs est incroyable. Evidemment, il y a le King. Finaliste en 2007, 2011, 2014, 2015, 2017 et triple-champion NBA en 2012, 2013 et 2016. A côté, il y a Diddy Kong. Finaliste en 2016 et double-champion NBA en 2015 et 2017. Le but ici n’est pas de les comparer mais simplement d’appuyer leurs propos et de prendre leurs dires comme de la confiance engrangée depuis des années et non comme de l’arrogance. Car oui, ces deux hommes sont des monstres dans une équipe de monstres. Certes, LeBron a un impact sur son équipe bien plus fort que Draymond à ce jour, du fait de la présence de trois autres All-Stars autour de lui, mais cela n’enlève strictement rien au fait que ces deux gars représentent parfaitement bien leur franchise. Alors, quand James déclare que ne pas avoir l’avantage du terrain n’est pas un problème ou que Green s’exprime sur le fait que la première place à l’Ouest n’est pas un objectif, c’est vrai. Ces mecs sont tellement au-dessus depuis des années, avec leur team respective, qu’ils ont la confiance que n’ont pas les grands joueurs des franchises du moment. C’est un fait.

On le sait, les Cavs sont partis pour un long road-trip de six matchs. Le premier a été gagné non sans mal à Denver, avec un King James plus en forme que jamais. Un journaliste a donc déclaré à LBJ que cette série de matchs à l’extérieur pourrait être cruciale pour Cleveland car ils pourraient tomber à la sixième place. Ce à quoi le meilleur joueur du monde a répondu :

« Ça n’a pas d’importance pour moi qu’on soit à la sixième, à la troisième, à la seconde ou à la huitième place… Si je viens quelque part pour le Game 1, ce sera un vrai duel. »

Et honnêtement, prendre LeBron James en duel et se le taper pour les Playoffs, c’est à peu près la dernière chose à souhaiter à un joueur NBA. Il faut s’attendre au pire. Car actuellement, les Cavs sont plus proches de la huitième place que de la seconde place. Et au vu du passé de LeBron, on n’a pas forcément l’envie de s’y frotter en PO. Il a joué treize séries sans avoir l’avantage du terrain et en a remporté sept. Et quand on le voit sur le parquet en ce moment, on se dit que ce n’est pas forcément le meilleur moment pour énerver le roi, lui qui déclare être dans la forme de sa vie. Le plus important, et c’est un point sur lequel LeBron insiste en ce moment, c’est le jeu. L’envie, la détermination et la rage mises sur le terrain sont plus importantes pour lui qu’une simple place dans un classement. A partir du moment où les Playoffs commencent, tous les compteurs sont remis à zéro. Le natif d’Akron se dit prêt, qu’importe la place à laquelle Cleveland finit. Au contraire d’une équipe comme Toronto, qui espère bien finir première à l’Est et qui prend l’avantage à domicile comme un gros plus.

A l’Ouest, c’est la même chose pour Dray. Les Rockets caracolent en tête de la Conférence, talonnés de peu par les Warriors. Mais là où cela est égal à Green et Golden State de finir premier ou non, Houston veut finir champion de la régulière à l’Ouest et choper l’avantage pour une probable rencontre en Finales de Conférence. En effet, James Harden et ses hommes veulent un Game 7 à la maison face aux champions en titre. Chose qui passe complètement au-dessus de Green. L’ailier-fort des Dubs a été interrogé sur la belle série de 17 wins de l’équipe texane. Voici sa réponse :

« Tête de série ? On parle vraiment de tête de série ? Je suppose que vous voulez toujours être le numéro 1. C’est comme ça. Vous savez, on ne va pas passer le reste de l’année à essayer de se battre pour être premiers. Si ça doit arriver, ça arrivera mais notre objectif est de nous améliorer chaque jour. Si on s’améliore chaque jour et qu’on est au top au bon moment, c’est le principal. Je m’en fous de l’endroit où on joue. Tout ira bien donc notre objectif sera juste de nous améliorer. »

Non seulement les Warriors ne les chassent pas, mais Green se tape complètement de leur classement final. Il sait très bien que le plus important ne se trouve pas là, et que s’il faut un jour aller faire le taf à Houston, on pourra compter sur lui et ses coéquipiers. En même temps, il faut avoir du sang-froid pour répondre à quatre All-Stars dans un Game 7 de Finales de Conférence. Green semble clairement supposer qu’on y est pas encore, et que si Golden State n’y est pas, les Rockets non plus. Après une série de victoires comme celle-là, il va falloir confirmer en Playoffs, car tout reprend du début. Et ça, la Dub Nation et Steve Kerr l’ont bien compris, car le head coach va sûrement faire reposer ses joueurs avant les Playoffs. Attention à ne pas se brûler les ailes pour Houston.

Les deux derniers triples-finalistes NBA sont donc clairs. Pour LeBron James comme pour Draymond Green, l’année ne débute qu’à la mi-avril. C’est à ce-moment là qu’on saura vraiment ce que les franchises valent. En attendant, quoi qu’il arrive, il faudra passer sur le champion en titre ou le champion 2016 et actuel meilleur joueur du monde. On souhaite donc bonne chance aux équipes qui leur ont déjà donné rendez-vous.

Source texte : Yahoo Sports

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


To Top