One-on-One

LeBron James aurait donné sa short-list pour l’été prochain : Houston, L.A., Philly ou Cleveland, l’étau se resserre

LeBron James

Tiens, ça ne lui va pas si mal le jaune, non ?

Source image : Uproxxx

Un des plus gros feuilletons de l’été à venir, si ce n’est le plus important, concerne bien évidemment le King. LeBron James arrive à la fin de sa deuxième année du contrat signé en 2016 avec les Cavaliers sur trois ans. Sa dernière année étant une player option, il y a fort à parier que le Cyborg aille tester son énorme côte sur le marché des agents-libres dès cette intersaison. LBJ semble n’avoir que quatre destinations envisageables en tête : Houston, L.A. chez les Lakers, Philadelphie et Cleveland.

BronBron est, de son aveu, dans la meilleure forme de sa carrière. Déjà, au niveau statistique : 27 points, 8,4 rebonds et 9 passes de moyenne en 37,1 minutes par match. Avec 54,5% aux tirs, LeBron est adroit. Il pose d’ailleurs sa troisième meilleure saison en carrière à trois points, avec 37,3% du parking. Mais son impact ne se limite pas aux stats : il apporte de plus en plus en termes de leadership, et met des contres clutch. Il progresse sur la gestion des fins de matchs, un des sujets de railleries principaux à propos du Chosen One il y a quelques années. C’est sa quinzième saison dans la Ligue, et à 33 ans, il paraît plus fort que jamais. Malgré tout, les Cavaliers ne sont que troisièmes à l’Est, ne pourront pas aller chercher plus haut, et leur place sur le podium peut être menacée par Washington et Indianapolis, seulement à un match et demi de Cleveland. La situation n’est pas au beau fixe dans l’Ohio, ce qui pourrait donner à James des envies d’ailleurs. Partira, partira pas LeBron ? Ce dont le monde de la NBA est convaincu, c’est qu’il sera sur le marché cet été. LBJ aurait d’ailleurs déterminé, d’après Kevin O’Connor de The Ringer, quatre destinations privilégiées pour la saison prochaine. La première, et sans doute la plus probable, est tout simplement Cleveland. Chez lui, dans son état de l’Ohio, the Akron Hammer s’y sent bien, auprès de sa communauté. L’épisode de « The Decision » à l’époque de son départ à Miami, avait détruit toute la ville et le niveau de jeu des Cavs s’était dramatiquement effondré. Il a effectué son retour chez lui en 2014, sans doute dans le but d’y rester sur le long terme. Il risque d’être free agent cet été, mais pas de quoi faire peur à Koby Altman, puisque BronBron était aussi sur le marché en 2015 et 2016, et il a re-signé à chaque fois avec Cleveland. Privilégier la stabilité, garder une équipe qu’il connait bien, puisque c’est littéralement la sienne, et apporter quelques changements comme ceux qui ont été réalisés à la trade deadline, voilà l’option que LBJ pourrait prioriser. Puis, le management des Cavaliers pourrait faire d’une pierre deux coups en l’engageant en tant qu’entraîneur-joueur, ce qui pousserait cette vermine de Tyronn Lue vers la sortie. En revanche, les candidats ne manquent pas pour s’attacher les services du meilleur joueur du monde en activité. LeBron a le choix du Roi, et aurait sur sa short-list trois franchises autres que son équipe actuelle.

La première d’entre elles, c’est Philadelphie. La ville de l’amour fraternel aimerait clairement ramener James en Pennsylvanie, pour compléter The Process. Joel Embiid a essayé à de nombreuses reprises d’attirer celui qui vient de passer la barre des 30 000 points en carrière, dès 2014. L’exubérant Camerounais veut le King à ses côtés et ne le cache pas (bon, il a aussi essayé de pécho Giannis). À Philly cette saison, on a marché dans les pas de Jojo, puisqu’une entreprise locale a payé des panneaux publicitaires demandant littéralement à LeBron de venir chez les Sixers. LBJ semble avoir apprécié la flatterie de Philadelphie, mais il excelle également dans cet art. Il encense continuellement son successeur Kingoproclamé, Ben Simmons, notamment lors de leur dernière confrontation. The Chosen One qui élit lui même celui qui assurera sa legacy, et qui va jouer avec lui pour lui distiller des conseils (et des techniques de flopping d’un gars de 115 bombes), ça aurait quand même de la gueule. Tout comme un cinq majeur Simmons – Redick – James – Saric – Embiid. Pas si impossible, d’autant plus que les 76ers sont en capacité de libérer du salary cap pour accueillir le King dans un carcan de jeunesse, dans un cocon où il sera le mentor de joueurs moins âgés, qui ont les dents longues. Autre argument en faveur de Philly, cela lui permettrait de rester dans sa Conférence, à l’Est, et de ne pas aller se confronter aux cadors de l’Ouest avant les Finales NBA. Ce n’est valable que si Adam Silver ne change pas tout de suite le système de Playoffs, où des duels inter-Conférences pourraient se dérouler dès le premier tour. Bizarrement, LeBron James ne veut pas de ça, tiens tiens.

Panneaux Publicitaires LeBron James Philly

« Le message est assez clair : à Philly, on veut LeBron. » Source image : Darren Rovell

Un changement de Conférence semble tout de même envisageable pour le Cyborg. Dans la short-list de LeBron se trouve Los Angeles. James envisagerait de jouer pour les Lakers (désolé pour les fans des Clippers). Il entrerait ainsi dans un gros marché, où sa visibilité, sa prépondérance dans les médias s’en trouveraient décuplées. Dans la Cité de Anges, il y a des stars, et BronBron fait partie de cette classe-là. La ville d’Hollywood et LBJ semblent avoir des atomes crochus, puisque le même type d’opération qu’à Philly a été réalisé à L.A., pour essayer d’attirer le King chez les Purple and Gold. Encore une fois, ces initiatives ne proviennent pas des franchises (c’est interdit), mais de publicitaires, ou d’entreprises privées. Quelques semaines auparavant, LeBron avait encensé Los Angeles, prouvant une certaine affection pour la ville, et laissant apparaître les rumeurs d’un possible départ vers la Californie cet été. Côté terrain, le type d’effectif est sensiblement le même que celui des Sixers (en moins fort) : un roster jeune, des minots qui se développent peu à peu, une reconstruction qui prend forme au fil des années. Le vénérable Roi de 33 ans pourrait accélérer ce processus, en donnant de son énergie et de son expérience à Lonzo Ball, Brandon Ingram et tutti quanti. En termes financier, les Angelinos pourraient être en capacité d’accueillir LBJ. Les Lakers ont en majorité, dans leur masse salariale, des contrats expirants, comme ceux de Brook Lopez et KCP, et beaucoup de contrats rookies (plus un deal bien pourri avec Luol Deng). Cela leur permet une grande flexibilité, et donc une libération de cap possible pour accueillir un Cyborg. Cela pourrait en jeter, BronBron à Los Angeles. Cependant, cette piste paraît peut-être moins crédible que celle de Philadelphie, puisque cela nécessite de changer de Conférence, et donc de se retrouver dans un environnement ultra-concurrentiel, dans lequel la lutte pour les Playoffs est tout sauf une formalité. La question de la relation Walton-LeBron se pose également, l’écart d’âge entre les deux hommes n’étant pas si important. Point positif pour les fans des Lakers (rassurez-vous comme vous pouvez), King James possède une jolie petite studette à L.A., juste de quoi héberger sa famille et deux-trois (cents) potes.

La dernière destination privilégiée du seul joueur de l’histoire à avoir compilé plus de 30 000 points, 8 000 passes et 8 000 rebonds se trouve plus au sud du pays. Dans le Texas, LBJ ne veut pas de San Antonio, même s’ils se vouent un culte réciproque avec coach Pop. Il ne souhaite pas se rendre à Dallas (en même temps, même Shavlik Randolph n’y mettrait pas les pieds en ce moment). Non non, quitte à jouer à l’Ouest, autant en prendre son meilleur représentant cette saison. Space City figure bien sur la wish-list de BronBron, on le conçoit bien aisément. Il n’y a clairement pas de problème à Houston, et a priori, aucune raison de modifier un effectif qui tourne à merveille sous les ordres de D’Antoni. Pour accréditer la thèse d’une possible venue de James chez les Rockets, le premier argument est qu’on ne dit pas non à LeBron. Le deuxième argument est qu’ON NE DIT PAS NON A LEBRON. Au-delà du fantasme, les conditions pour l’arrivée du King dans le Texas ne sont pas toutes réunies. Houston a une grosse masse salariale, et n’est pas loin de payer la taxe des riches. LBJ ne pourrait donc pas débarquer comme une fleur en tant qu’agent-libre dans la squad du barbu. Pour qu’il vienne, il lui faudrait opt-in (prendre sa player option avec Cleveland), et ensuite être échangé contre un bon gros package, avec sans doute à l’intérieur de celui-ci Ryan Anderson, P.J. Tucker, Eric Gordon, des bouteilles de champagne, des mouchoirs, cent balles et un mars. Il faut donc que le Cyborg réalise la même opération que Chris Paul l’an dernier lors de son départ des Clippers, pour le rejoindre aux Rockets. Cela ferait deux membres de la team Banana Boat réunis dans la même franchise. S’il accepte un contrat de faible valeur (rien n’est moins sûr), Carmelo pourrait suivre le mouvement et arroser du périph’ tous les arceaux de NBA sous le maillot des Rockets. Cela semble plus compromis pour D-Wade, qui trouve une seconde jeunesse actuellement dans le Wade County, à Miami. Le Banana Boat, c’est un délire entre potes, mais s’il peut le faire se réaliser, le King pourrait ne pas trop hésiter. Malgré tout, cela reste la piste la moins crédible, au vu de la réussite des Texans cette année (à part si le trade Ryan Anderson vs LeBron James convient à Koby Altman).

Voilà toutes les options qui semblent envisageables pour celui qui règne sur la Ligue. Ce ne sont que des suppositions jusqu’alors, LeBron pourrait très bien resigner avec les Cavaliers sans trop traîner, pour prouver son attachement au peuple de l’Ohio. C’est le scénario qui paraît le plus probable. Mais sait-on jamais, tout peut arriver : une offre des Warriors peut débarquer à tout moment, un trade échangeant James contre les deux tiers du roster Californien. Le King au pivot à Golden State, et on serait partis pour une dynastie de 10 ans.

Source texte : The Ringer

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