Cavaliers

Triple-double pour LeBron James, nouveau leader dans l’histoire des Finales NBA : 30-10-11, chef !

Il fallait bien assurer le business habituel, tout en veillant à ce que ses coéquipiers soient bien installés dans leur fauteuil. Il fallait remporter ce match collectivement, et pas à la force de son seul talent : LeBron James a claqué son triple-double, les Cavs se sont imposés, double-bonheur pour le King.

Et même triple, quadruple, quintuple voir sextuple bonheur, si on choisit d’être dans la générosité ce weekend. Car en prolongeant la saison des siens pour une rencontre supplémentaire, King James a rempli sa mission principale. Car en tapant un dunk avec passe contre la planche en plein match, l’animal s’est offert une action de rêve dans un contexte aussi tendu. Car en rentrant de nouveaux lancers au printemps, James est devenu le leader dans l’histoire des Playoffs en nombre de tirs plantés sur la ligne. Et surtout car en dépassant la triple-dizaine statistique, LeBron est devenu le joueur avec le plus de triple-doubles (9) de l’histoire en Finales NBA. Il y a très longtemps, c’est-à-dire cinq jours, l’ailier s’était déjà invité à la table de Magic Johnson en réalisant son huitième TD en carrière lors de l’ultime série de la saison. Un petit 29-11-14 des familles, impressionnant certes sur le papier, mais malheureusement ponctué par une défaite. Une triste branlée infligée par Kevin Durant et ses potes, puisqu’il s’agissait du Game 2 ayant pris place à Oakland. La couronne suprême ? Il fallait l’obtenir dans un moment de liesse, de joie, une victoire tout simplement.

Et c’est bien ce qui s’est produit ce vendredi, devant un peuple fier de son roi. Dos au mur, King James repensait sans cesse à cette foutue fin de rencontre mercredi soir. La passe pour Korver ? Il la refaisait dans sa tête, persuadé qu’il s’agissait de l’action la plus juste à réaliser. Le trois-points de Kevin Durant sur son crâne ? Il en transpirait avec abondance, assumant parfaitement qu’il avait chié sur le coup. Plantant 39 points mais arrivant sur les rotules en fin de rencontre, James savait qu’il ne pouvait reproduire ce type de match. Que ça allait mener son équipe vers un sweep, qu’il devait responsabiliser ses coéquipiers pour ensuite s’occuper de sa pomme statistique. Et que se passa-t-il dans le premier quart du Game 4 ? Bingo. Un torrent de points dans la gueule des Warriors, orchestré par Kyrie Irving, Kevin Love, J.R Smith et Tristan Thompson au rebond. Oui, pas de LeBron à la quinzaine, pas besoin car pas malin. L’ailier était parfaitement conscient qu’il allait pouvoir valider sa trentaine les yeux fermés. Ce qu’il fallait, c’était que Love gère sa vingtaine, Tristan sa dizaine, Gérard sa quinzaine et Kyrie autant que possible. Une fois l’écart creusé, James pratiquait son jeu préféré : garder les deux pieds sur la pédale d’accélération, afin de maintenir la distance avec les visiteurs. Et lorsque les Cavs eurent besoin d’un gros panier, d’un gros trois-points, d’un gros effort ? LeBron était cette fois en mesure de répondre avec énergie.

Dans sa gestion, LBJ fût bien meilleur, à titre collectif. Plus patient d’entrée, moins scoreur mais plus chef d’orchestre, moins dominant mais plus efficace. Le cyborg qui mène les siens à la victoire, en rappelant à ses coéquipiers que rien n’est encore joué. Rendez-vous ce lundi à Oakland.

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