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Les Hawks font tapis sur Dennis Schröder : transfert de Teague, une page se tourne à Atlanta

C’est la troisième équipe ayant permis ce transfert avec les Pacers et le Jazz, elle qui a étonné pas mal de monde en renvoyant Teague contre le 12ème choix de Draft ‘seulement’ : mais que se cache-t-il derrière cette manoeuvre, mon cher Watson ?

Hanlanlan, les Hawks se sont fait avoiiiiiiiir. Réaction assez largement partagée sur les réseaux sociaux, en voyant l’ex-meneur All-Star se faire transférer chez les Pacers contre un pick appartenant au Jazz, et qu’on peut aisément comprendre au premier abord. L’incompréhension, déjà, en bombardant un titulaire contre un point d’interrogation. La frustration, ensuite, en réalisant que la Draft de cette année ne proposerait certainement pas de pépite à la douzième place. Seulement, la logique se cachant derrière Wes Wilcox et Mike Budenholzer comporte plusieurs couches, et qui sont assez compliquées à enregistrer lorsque la plateforme d’informations sur laquelle tout le monde se rassemble n’autorise que des textes de 140 signes. Déjà, remettons les choses dans le contexte : on l’a bien vu sur les derniers Playoffs, Schröder a pris une nouvelle petite dimension et c’est sans aucun problème qu’on peut affirmer l’Allemand comme étant le second meilleur joueur des Hawks sur cette post-season. Agressivité, gain de maturité, des balloches grosses comme ça et un peu de blabla, après un Eurobasket qui avait séduit pas mal de compatriotes chez nos voisins de l’Est en septembre dernier, on savait que l’émergence de Dennis allait arriver un jour ou l’autre, et que le saloon de la Philips Arena deviendrait trop petit pour deux mini-shérifs comme Teague et Schröder. Du coup, comme souvent, c’est le terrain qui a parlé. Et à ce petit jeu-là, le numéro 17 a terminé le poing levé.

C’est donc avant toute chose un acte de confiance qui a été signé avec ce transfert. Aujourd’hui, le show est entre les mains de Dennis, ce qui sera intéressant à analyser à la rentrée prochaine. Ensuite, il y a un aspect relationnel qui ne pouvait échapper aux proches de la franchise : Teague allait partir, quoi qu’il arrive, dans un an, lors de la fin de son contrat le liant aux Hawks. Plusieurs demandes de transferts, une gueule tirée de trois kilomètres de long, qu’est-ce que Wilcox pouvait obtenir de mieux qu’un choix de Draft intégrant le Top 15 ? Certes, ce n’est pas très en phase avec la mentalité win now qui semblait régner à Atlanta, mais la perspective de voir Jeff partir contre peanuts était trop effrayante pour le management local, qui a décidé d’anticiper les emmerdes de février prochain avec un peu de flexibilité bonus : demain soir, les Hawks auront les choix 12 et 21, ce qui pourrait leur permettre de monter en transférant le tout, ou bien choisir un grand afin de blinder la raquette. Enfin, le bonus financier est non-négligeable, dans le sens où Teague représentait 8 millions de dollars la saison, et un 12ème choix de Draft moins de 2 millions. Cette différence qui semble futile ? Elle pourra en fait permettre à Atlanta d’ouvrir le marché des transferts avec un cap space assez équilibré, quitte à arranger les choses pour l’avenir. Du coup, même s’il est évident que d’un point de vue production et sportif le départ de Teague contre une carte Pokémon est assez triste, il faut bien retenir les éléments entourant l’affaire et qui fait de ce transfert une sorte de logique inévitable.

Teague allait partir, Schröder prenait trop de place, il fallait prendre une décision. Entre aujourd’hui, février avec un gun sur le front, ou juin 2017 en voyant Jeff partir sans regarder dans le rétroviseur, qu’auriez-vous fait ? Exactement.

Source : Yahoo Sports

Source image : Curtis Compton / ccompton@ajc.com

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