Equipe de France

Zoom sur les meneurs : Tony Parker contre Sergio Llull, le doberman face à un pitbull

Après avoir vu le meneur du Real dépecer le pauvre Spanoulis en quart de finale, un nouveau client de taille lui est réservé ce jeudi : Tony Pi, devant son public, avec le couteau entre les dents et une finale à la maison au bout.

Leur dernier duel

Sachant que le meneur des Spurs était absent l’an passé en Espagne, il faut remonter à la fameuse demi-finale de 2013 pour retrouver les deux hommes en face-à-face, même si c’est surtout Sergio Rodriguez qui avait été appelé pour s’occuper du frenchie. Au-delà des statistiques qui ont clairement tourné à l’avantage de Parker (32 points et 6 rebonds), c’est surtout son speech à la mi-temps qui a marqué un tournant dans l’histoire du basket français, puisque depuis ce moment précis l’armée tricolore est devenue assez infernale à jouer. On ferme donc les yeux et on se replonge dans cette célébration de fin de rencontre après le trois points loupé de Marc Gasol, Tony exultant dans les bras de De Colo et Diot… Le bonheur.

Leur tournoi jusqu’ici

Sergio Llull : 9.4 points, 1.6 rebonds et 4.3 passes de moyenne à 24% du parking.

Tony Parker : 12.1 points, 2.0 rebonds et 4.0 passes de moyenne à 32% du parking.

Les statistiques individuelles du meneur espagnol ne sont pas extravagantes et n’imposent pas un agenouillement immédiat, mais que se passerait-il si on devait quantifier son apport défensif et sa pression sur le meneur..? Véritable bourreau pour chaque joueur qui a droit à sa couverture personnelle, le barbu est du genre à aborder chaque possession défensive comme si c’était la dernière de sa vie et la Grèce en a malheureusement fait les frais au dernier tour puisque Spanoulis a terminé par vouloir changer de sport (4/14 et 3 balles perdues). Peu adroit en attaque, Llull reste tout de même la tête et surtout le coeur de l’Espagne grâce à sa hargne sur le terrain.

En face, quoi de mieux que le meilleur marqueur et passeur de l’histoire de l’Euro ? Plus besoin de présenter Tony mais notons tout de même que son coup de chaud face à la Lettonie a fait sacrément plaisir à voir, car le meneur restait sur deux mauvaises performances avec les siens (5 points à 2/13). Ce jeudi, Parker a ce qu’il a toujours voulu et qu’il a malheureusement manqué l’an passé : un duel face à Pau Gasol pour un match éliminatoire. Jouer Marc en Slovénie c’est bien, mais achever son copain de Draft devant son public il n’y a rien de mieux. On attend donc TP avec impatience, pour ce qui pourrait et devrait être le point d’exclamation sur sa carrière en EDF.

Ce qui fera la différence : l’adresse générale

On a hésité à mettre la conduite de balle car les gonfles perdues coûteront plus que jamais, mais quand on voit la maladresse de Tony sur ce tournoi et la défense dont Sergio est capable, il faudra voir ce qui sera offert à l’addition. Attention à ne pas tomber dans un modèle similaire à celui de la Finlande où la Tony-dépendance est trop marquée, un bon partage du cuir sera recommandé et comme Spanoulis l’a montré cela ne servira à rien de forcer si Llull est en mode cadenas. Mieux encore, il faudra aussi défendre sa ligne extérieure car plus la compétition avance plus le Sergio se règle à distance.

Avantage : France

On adore le joueur du Real et ce qu’il apporte sur les parquets chaque fois qu’un entre-deux a lieu, mais il ne faut tout de même pas déconner. Face à lui se trouve probablement le meilleur meneur de l’histoire du basket européen, à la tête de la meilleure équipe de France jamais composée et prête à tout donner devant son public. La défense de Sergio est redoutable, à Tony de montrer qu’il ne peut être tenu en laisse et que la finale lui est réservée ce dimanche.

Source image : Lexpress

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