Bust (Draft NBA)

Le bust pourrait se définir simplement comme l’inverse du steal mais on va quand même aller un peu plus loin dans les explications. A chaque Draft NBA, les joueurs à plus fort potentiel sont sélectionnés dans les premières places. Mais la beauté de ce système, c’est qu’on ne peut jamais avoir la certitude qu’un jeune prospect va être performant dans la meilleure ligue de basket professionnel du monde. Le bust donc est un joueur que les scouts et observateurs ont vu trop beau, celui à qui les clés d’une franchise ont parfois pu être confiées avec une confiance aveugle et qui a clairement épaté… par son ridicule.

En plus de ne pas donner satisfaction, le bust peut être plus ou moins gros selon les noms sélectionnés après lui. Si Anthony Benett, first pick en 2013, est intrinsèquement un énorme flop et est unanimement un énorme bust, la qualité de sa classe de draft explique un peu plus la raison pour laquelle il a été choisi en premier (avec Nerlens Noel comme principal concurrent et Michael Carter-Williams élu Rookie de l’Année, pas facile de voir les qualités de Giannis Antetokounmpo ou de Rudy Gobert dès leur arrivée par exemple).

Certaines franchises se mordent par contre les doigts jusqu’au sang en repensant à d’anciennes sélections hasardeuses. Deux des cas les plus tristement célèbres concernent les sélections de Sam Bowie devant Michael Jordan, Charles Barkley ou John Stockton en 1984 et celle de Darko Milicic devant Dwyane Wade, Chris Bosh ou Carmelo Anthony en 2003. La trajectoire de carrière de ces busts peut parfois être tragique ou complètement loufoque à l’image du Serbe devenu paysan dans la culture des cerises en passant par le kickboxing alors que LeBron James, drafté une place devant lui, a décroché une bague sept ans après sa retraite. Le premier choix de la Draft 2001, Kwame Brown, a également été cité par Kobe Bryant comme un coéquipier à qui on ne pouvait pas passer la balle et Greg Oden, drafté en première position en 2007 devant Kevin Durant, est lui tombé dans l’alcoolisme…

 

Révise ton alphabet et deviens bilingue en trashtalking avec le Lexique du TrashTalker

Liens utiles dans le lexique :

Source image : montage via Bleacher Report


To Top