Knicks – Spurs, Game 3 : les raisons d’y croire pour San Antonio

Le 08 juin 2026 à 10:18 par Giovanni Marriette

San Antonio Spurs Finales NBA Victor Wembanyama Stephon Castle Keldon Johnson Bismack Biyombo 4 juin 2026
Source image : NBA League Pass

Après deux premiers matchs à domicile soldés par deux défaites, les Spurs sont au pied du mur dans ces Finales NBA. Au pied d’un mur im-mense. Vont-ils amorcer une remontada et créer l’exploit ? On en doute fort. Peuvent-ils le faire ? Évidemment, et on a listé quelques raisons de croire à l’impensable pour Victor Wembanyama et ses coéquipiers.

Les Knicks vont peut-être bien ralentir non ?

Les Knicks sont donc en train de surfer sur une série de 13 victoires de suite en Playoffs. Dernière défaite en date ? Le 24 avril… Une défaite d’un tout petit point face aux Hawks, et depuis c’est donc l’autoroute de la win pour New York, puisque les hommes de Mike Brown sont invaincus depuis QUARANTE-CINQ jours, une éternité. Vont peeut-être bien lâcher un peu de lest non ? En effet, on se dit que le mode focus va forcément devoir se relâcher à un moment ou un autre, les Knicks ont « double-breaké » les Spurs avec ces deux victoires à l’extérieur et ont donc droit à deux jokers. Inconsciemment ça pourrait jouer avec une forme de relâchement, mais pour l’instant les Towns, Bridges, Hart, Brunson, Anunoby et autres Shamet jouent laa bave aux lèvres. Nan mais sans rire les gars, voulez pas lâcher un peu la bride là ? Allez, pour le suspense…

On n’a pas encore eu de Wemby game, c’est pour ce soir

26 points, 12 rebonds et 3 contres au Game 1, puis 29 points, 9 rebonds et 4 contres au Game 2. Des chiffres plus que solides pour une première finale à 22 ans, mais si vous avez regardé les deux premiers matchs de ces Finales vous le savez comme nous : pour l’instant Victor Wembanyama passe un peu au travers de cette série. Diverses raisons à cela et en premier lieu l’énorme pression inhérente à l’évènement, mais la cause principale de la difficulté pour Wemby de dominer reste évidemment le BOULOT fait par la défense des Knicks. Josh Hart, OG Anunoby, Mikal Bridges, Mitchell Robinson et surtout un incroyable Karl-Anthony Towns se relaient pour l’instant à merveille sur Victor, l’éloignant de la raquette comme de l’ail éloigne les vampires. Pour que les Spurs aillent chercher un (ou deux) matchs au Madison Square Garden, il faudra un Wemby tout feu tout flamme, qui n’a cure de la défense new-yorkaise. Facile à dire, moins à faire, mais pas de win des Spurs sans un Victor Wembanyama en 40/15. Noté ?

Les Hawks, les Hornets, le Magic, les Sixers, les Suns, les Mavs, les Pistons et le Thunder ont gagné au Madison cette saison

Celle-là elle est un peu facile, mais c’est pour dédramatiser un peu la situation. Oui les Knicks restent sur 13 victoires de suite et on gagné 35 de leur 46 matchs à domicile cette saison, mais les matheux suivez mon regard… ça veut dire que Jalen Brunson and co. en ont lâché 11 ! On connait la pression qu’exerce le Madison sur les adversaires, la légende de cette salle, mais le homecourt des Knicks n’est pas forcément connu pour être le plus imprenable de la Ligue. Il y aura du boucan dans les rues de New York, ça c’est sûr, mais dans la salle on pourrait avoir une ambiance plus théâtrale, plus feutrée, de quoi laisser respirer un peu les jeunes Spurs dans leur quête de gagner un match de basket. Ce ne seraient pas les premiers cette saison, allez messieurs !

On imagine que Pop a parlé aux joueurs, et quand le Jefe parle, les Spurs gagnent

Même si Gregg Popovich n’est plus sur le banc des Spurs, son aura exceptionnelle est toujours bien présente autour de la franchise texane. Ses conseils y demeurent précieux, et il est d’ailleurs intervenu déjà plusieurs fois auprès des joueurs durant ces Playoffs. Celui que l’on voit régulièrement dans les tribunes du Frost Center aux côtés de Tim Duncan notamment a gagné 1390 matchs en saison régulière et 170 en Playoffs, on peut donc dire que le pépère sait de quoi il parle, même avec le poids des années. On le sait très proche de Victor Wembanyama, qui boit ses paroles et qui a bien raison de le faire, alors laissons nous imaginer la profondeur de la causerie que pourrait être celle de l’immense Gregg Popovich avant ce Game 3.

Le supporting cast de San Antonio doit se faire pardonner

Ce n’est pas parce que c’est l’équipe de Victor Wembanyama que Victor Wembanyama doit tout faire tout seul. Sur ces deux premiers matchs des Finales ? Seul le très jeune Dylan Harper a tenu son rang tant au Game 1 qu’au Game 2. L’Area 51 entre Wemby et Stephen Castle s’est transformée en Pastis 51 au vu de la perf de Stephane Château au match 2, le Julian Champagnie s’est également transformé en Julien Champomy au Game 2, De’Aaron Fox a été présent lors de ce Game 2 mais était passé à travers lors du premier… alors que Devin Vassell, Keldon Johnson et même Luke Kornet ne tiennent clairement pas leur rang même si on note tout de même la grosse défense de Vassell sur Jalen Brunson. Tant de joueurs côté Spurs capables de monter dans les 20 points mais de la maladresse, un manque de prise de responsabilités ou alors une trop grosse pression dans les pneus, au choix, mais voilà les Éperons dos au mur car le supporting cast de Wemby ne le supporte pas vraiment. Réveil attendu ce soir, un titre ça va se chercher à 8, au moins.

Parce que la NBA est un roman plein de rebondissements

On termine avec un peu d’accordéon, un peu de rêverie. La NBA nous offre quasiment chaque année des Finales pleines d’imprévus. Les blessures – même si on aime pas ça -, les remontadas, les actions iconiques, des séries qu’on annonçait terminées mais qui se poursuivent tant bien que mal… La NBA est un vrai roman, plein de rebondissements, un vrai spectacle dont on penserait qu’il a été écrit tant il est parfait. Tout ça nous faisant penser qu’on voit mal les Spurs se faire balayer par les Knicks sans un minimum de réaction. Pour le storytelling, pour la France. Allez, faut aller le chercher ce soir.


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