Focus : c’est quoi le problème chez les New York Knicks ?
Le 20 janv. 2026 à 15:21 par Hisham Grégoire

New York avait tout pour se poser en patron de l’Est. Une bannière de NBA Cup accrochée mi-décembre, un effectif taillé pour durer, et un Garden qui recommençait à croire aux grands soirs. Un mois plus tard, c’est l’inverse : les Knicks avancent en zigzag, perdent beaucoup, et donnent des PTSD des sombres années à leurs fans…
Le plus dingue dans l’histoire, c’est que tout part d’un moment qui devait servir de tremplin. Le 16 décembre 2025, les Knicks remportent la NBA Cup en battant les Spurs 124-113 à Las Vegas, avec OG Anunoby meilleur marqueur (28 points) et Jalen Brunson en leader (25) sur le match.
The Knicks are the 2025 @emirates NBA Cup Champions! 🏆 pic.twitter.com/QMLNWglGZe
— NBA (@NBA) December 17, 2025
C’est un trophée, une photo de famille, un « on est là, et il va falloir compter sur nous cette saison ». Même si cette finale ne compte pas dans le bilan de saison régulière, l’idée est claire : New York a passé un cap, et le groupe ne pense qu’au mois de juin.
The Knicks (17-7) have:
🗽2nd-best NET Rating (1 in East)
🗽3rd-best Offensive Rating (2 in East)
🗽9th-best Defensive Rating (6 in East)
🗽5th-most PPG scored (2 in East)
🗽5th-fewest PPG allowed (2 in East)
Clicking on all cylinders heading into Vegas 🎰 pic.twitter.com/8Vf0t7PngB
— SleeperKnicks (@SleeperKnicks) December 12, 2025
… Sauf que.
Au lieu d’installer une dynamique, les Knicks ont ouvert une porte qu’ils n’arrivent plus à refermer. Depuis ce titre, New York est à 7 victoires pour 11 défaites, et le mot « accident » ne tient plus quand ça dure aussi longtemps. Pire : ils ont perdu 9 de leurs 11 derniers matchs, dont plusieurs lourdes défaites qui ne laissent même pas la place au débat. Yikes.
Les chiffres, eux, ne cherchent pas d’excuse. Sur les 11 derniers matchs, New York affiche un offensive rating à 111,4 (25e NBA) et surtout un defensive rating à 119,8 (28e).
En clair : tu ne défends plus assez pour tenir, et tu ne attaques plus assez fort pour compenser. Le genre de cocktail molotov qui transforme une équipe contender en équipe… mid ?
Most postseason PTS by a Knick:
(since 2000)
530 — Jalen Brunson (2025)
421 — Jalen Brunson (2024)
386 — Karl-Anthony Towns (2025)
346 — Carmelo Anthony (2013)
306 — Jalen Brunson (2023)
The Captain & KAT were remarkable. pic.twitter.com/D8qBopXg9f
— KATMuse (@KATownsMuse) June 2, 2025
La saison dernière, Karl-Anthony Towns réalise certainement la saison… de sa vie ? Il squatte le top 5 du classement MVP pendant de longues semaines, réalise des cartons régulièrement et en Playoffs, il permet aux Knicks d’atteindre leur première finale de conférence en vingt-cinq ans.
Mais c’était l’arbre qui cache la forêt. KAT n’a jamais été connu pour être un foudre de guerre en défense, cependant, l’an dernier il faisait rayonner l’attaque new-yorkaise. Cette saison il défend toujours aussi peu, sauf que même son rendement offensif a baissé.
L’une des explications possibles : Mike Brown. Nous ne sommes pas entrain de dire que c’est de la faute du coach des Knicks. Mais depuis le début de saison, il semble y avoir de l’eau dans le gaz entre les deux hommes : KAT déclarait au Media Day ne pas savoir quel était son rôle en attaque, accompagné d’un body language… pas très encourageant
Karl-Anthony Towns is asked about his potential in the Knicks’ new offense under Mike Brown:
« Honestly, I don’t know – but we’re figuring it out » pic.twitter.com/yFnR1j0bjB
— Knicks Videos (@sny_knicks) October 20, 2025
Ces derniers jours, une rumeur est sortie de la part de Brian Windhorst (ESPN), selon laquelle KAT et Mike Brown auraient discuté pour apaiser les tensions du début de saison. Très rassurant ça…
Pour le coup, ça ne se voit pas du tout sur le terrain. La coach des Knicks semble même agacé par l’attitude de son joueur vis-à-vis des arbitres : selon lui, KAT se plaint trop, et tarde à revenir en défense (à l’image de la séquence ci-dessous face aux Kings la semaine dernière, match perdu au passage de 20 points, contre une équipe en 10-30. Voilà.)
Something is off with Karl Anthony Towns and Knicks HC Mike Brown called him out for his lack of hustle and leadership in the Knicks 112-101 loss to the Kings.
[h/t @NBA_NewYork] pic.twitter.com/t3Z5bapd3q
— Knicks Fan TV 🏀🎥📺🏁 (@KnicksFanTv) January 15, 2026
Nous en arrivons donc au lendemain du MLK Day, et voici que des rumeurs de transfert circulent sur Karl-Anthony Towns. Simple bruit de couloir ou réelle intention de tourner la page chez les Knicks ? Le tandem Jalen Brunson – KAT représente un énorme point faible défensif que l’attaque ne compense plus. Et aujourd’hui les résultats s’en ressentent, jusqu’à envisager de briser le duo.
New York n’est pas seulement en train de mal jouer. New York est en train de perdre le contrôle de ses matchs, et le problème c’est que c’est New York justement. La ville qui ne dort jamais a toujours été impatiente, a toujours eu faim de résultats (dernier titre NBA en 1973), et quand la Grande Pomme a une équipe supposément taillée pour le titre et qu’elle tire une gueule pareille en janvier, la ville gronde.
Le Madison Square Garden ne fait que réagir à ce qu’il voit. Après la claque contre Dallas hier soir, l’antre des Knicks s’est mis à siffler ses joueurs dès le second quart-temps. Moche.
The Knicks get booed off the court at half
Mike Breen “The worst half of the season” pic.twitter.com/pVBfS1ytgn
— KNICKS BEAST (@KnicksBeast) January 19, 2026
La question maintenant, celle que tous les fans se posent avant de prendre un nouveau cul-sec de javel, c’est : combien de temps peux-tu laisser une spirale s’installer avant qu’elle devienne ton identité de saison ?
Parce que le constat est factuel : 2-9 depuis le 31 décembre et une soirée comme hier soir qui te met la gueule dans la cuvette des toilettes, non merci.
Les Knicks ont encore des armes, encore une marge au classement, encore le talent pour se relancer. Mais si tu veux viser le titre, il va falloir retrouver le plus vite possible ce que décembre leur donnait : une équipe qui contrôle, une équipe avec une identité, une équipe avec des leaders qui prennent leurs responsabilités (coucou KAT). Pas une équipe qui encaisse.
