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Joe Ingles est arrivé blessé à Milwaukee : comment l’utiliser quand il fera son retour, et d’ailleurs… ce sera quand ?

Joe Ingles 13.10.22

Joe Ingles est bien entouré là non ?

Source image : Youtube

Après sept saisons et demi passées dans l’Utah, Joe Ingles a fait ses valises direction Milwaukee cet été, avec un petit passage à Portland entre temps, histoire de dire. Mais l’Australien est blessé, gravement, et on ne sait pas quand il va revenir. 

Ah, l’amour, qu’est-ce qu’on serait sans l’amour ? Joe Ingles avait un amour, en plus de sa femme Renae, professionnelle de netball, et il s’appelait Utah Jazz. Et parfois, on donne tout pour cet amour, tout son corps, tout son âme, mais ça finit par ne pas fonctionner. Joe Ingles est toujours marié, mais il a quitté le Jazz en février. Il est resté vivre là-bas quelque temps, notamment pour ses enfants et leur école à Salt Lake City, comme quand tu t’accroches un peu trop à ton ex alors que tu n’as plus aucune chance. Il a fini par partir, définitivement cette fois, et s’est installé à Milwaukee. Entre temps, il a fait une petite incartade à Portland mais n’y a pas joué une minute, puisqu’il a subi une rupture des ligaments croisés, on commence à connaître la blessure classique de chez classique.

“Le GM des Bucks Jon Horst a prévenu qu’un retour en décembre semble trop optimiste pour Joe Ingles, et que janvier paraissait plus réaliste. Il a ajouté qu’il était encore très tôt dans le processus de guérison. – Erick Nehm, insider chez les Bucks

Il semble donc que nous ne soyons pas prêt de voir Joe Ingles gambader sur les parquets de NBA sous ses nouvelles couleurs. Les ligaments croisés ne pardonnent pas, qu’importe que la victime ne soit pas très susceptible aux blessures d’habitudes. Car il faut bien comprendre que Joe Ingles ne se blesse pas, tout simplement, et qu’on peut mettre tout ça sur la faute à pas de chance. Avant l’année dernière, en sept saisons passées dans la Ligue, l’Australien n’avait manqué que 29 matchs. En tout. Soit à peine plus de quatre par an, avec trois saisons complètes à 82 match en régulière. Une longévité rare en NBA qui n’a donc pas été récompensée. Malgré sa blessure, sa nouvelle franchise n’a pas hésité à le recruter, en connaissance de cause, et avec un enthousiasme débordant :

“Joe est parfait pour notre style de jeu, il peut mettre des shoots et est très intelligent. Il est grand et sait jouer sur sa dureté et son physique. On ajoute à notre roster un nouveau playmaker plein d’expérience, qui joue dans la Ligue depuis longtemps et qui a connu les Playoffs.” – Jon Horst, GM des Bucks

En plus de son appréciation pour Joe Ingles, Jon Horst, dans son interview pour The Athletic, a donné quelques indices quant à la façon dont le kangourou sera utilisé quand il fera son retour. Joe Ingles est un bon playmaker, capable de créer le jeu et de faire des passes, ainsi que de shooter à 3-points (40% derrière l’arc en carrière). Si les Bucks ont évidemment déjà tout ça en réserve, ils manquent peut-être d’un tel joueur en sortie de banc. Bobby Portis a plutôt le profil d’un mec qui apporte son énergie, à la manière d’un Pat Connaughton ; George Hill est un meneur plus distributeur mais moins scoreur et surtout moins grand ; Wesley Matthews est un joueur orienté vers la défense, chose qu’il fait extrêmement bien au demeurant. Joe Ingles peut donc être le leader offensif de la deuxième unité, capable de prendre les choses en main quand il le faut.

Au-delà du jeu, Joe Ingles apporte son expérience, comme s’il en manquait dans cette équipe. L’expérience, c’est peut-être ce qui qualifie le mieux le roster des Milwaukee Bucks, mais en ajouter ne fait jamais de mal. Il a passé huit saisons en NBA, a connu cinq runs de Playoffs, tout cela en tant que joueur majeur dans l’Utah, et il semble être un fit parfait dans le Wisconsin : il est grand, il joue fort, il défend bien, il manie le ballon. Et il ressemble à beaucoup de joueurs de ce roster, dans la façon d’aborder le basket. À vrai dire, les Milwaukee Bucks et Joe Ingles se ressemblent. L’Australien va peut-être retrouver l’amour, mais cette nouvelle histoire est dépendante de sa santé. S’il peut revenir vite, il aura un gros impact sur la saison des Bucks. Mais janvier, ça fait déjà un bon tiers de la saison en moins. Trop tard pour vraiment s’intégrer ?

Joe Ingles est un grand joueur, et il va vouloir le prouver dans sa nouvelle franchise. Mais pour cela, il va devoir s’armer de patience face à sa blessure qui n’est pas encore sur le point d’être complètement guérie. On a tout de même hâte de voir ce que les Bucks peuvent faire de l’Australien, et jusqu’où cela peut les emmener.

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