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Grayson Allen : le plus dirty des players est également l’arrière titulaire des Bucks aux côtés de Jrue Holiday

Grayson Allen

« Je suis désolé j’avais pas vu qu’il courait devant moi wesh »

Source : YouTube

L’ancien diable de Duke Grayson Allen attaque déjà sa cinquième pige en NBA et sa deuxième saison consécutive chez les Bucks. Capable d’allumer depuis le parking et de défendre le plomb quitte à en devenir dangereux, Dirty Gray semble s’être installé dans la hiérarchie du Wisconsin. 

Qui est donc ce Grayson Allen, et que fait-il sur un terrain de basket ? Le natif de Floride est un joueur disons… spécial. Une sorte de Patrick Beverley, mais moins drôle, moins bon défenseur, moins aimé, mais plus athlétique et meilleur tireur à 3-points. Rien à voir entre les deux du coup ? Si, leur combativité et leur envie d’aller chercher chaque ballon qui traine, quitte à plonger sur un adversaire et l’envoyer faire un tour dans la pharmacie la plus proche. Autrefois All-American chez les gosses et sacré champion NCAA, Allen est évidemment un bon joueur de ballon capable de bien plus que des croche-pattes, mais cette étiquette lui est restée collée à la peau depuis ses débuts en université et même avant, au lycée de Providence. Une étiquette qu’il préfèrerait sûrement ne pas avoir à porter mais qui malheureusement est attachée avec de la glue extra forte sa mère. Il faut dire aussi qu’il la cherche : quelques croc-en -jambes biens chelous et bien volontaires à Duke, des fautes flagrantes dès son arrivée en Summer League et rebelote en NBA avec des marbrages de bûcherons, notamment sur Alex Caruso il y a quelques mois. Allen est un garçon dont les émotions prennent parfois trop le dessus et il en devient carrément dangereux. Un comportement qui fait tâche sur son CV mais qui en réalité cache d’autres belles choses qui mériteraient d’être mises en valeur.

Même s’il doit être bon au tir à la carabine ou en lancer de cailloux, ce qui ne nous intéresse pas forcément, Grayson est avant tout un excellent tireur du parking. Ses pourcentages à 3-points depuis ses débuts en NBA sont excellents : 32,3, puis 40,4, 39,1 et enfin 40,9% la saison dernière. Allen a cette capacité de prendre feu derrière la ligne et ça fait de lui un 3&D par excellence. Très costaud, il est capable de tenir de nombreux duels du poste 1 au poste 3, même s’il ne fait qu’1m93, et ses qualités athlétiques lui permettent d’aller chercher quelques contres et de la dissuasion près du cercle en second rideau. Doté d’un super coffre, il peut se muter en sangsue et s’accrocher au short du meneur / arrière adverse et lui compliquer salement la vie. Allen n’est pas un mauvais passeur, mais disons que dans le jeu des Bucks, la balle ne lui est pas donnée en priorité pour créer et que d’autres bons joueurs de basket s’en occupent très bien. Des noms comme Giannis Antetokounmpo, Jrue Holiday ou Khris Middleton vous diront sûrement quelque chose.

Le rôle de Grayson Allen dans le jeu des Bucks ? Il peut clairement grossir cette année. Alors que Jrue Holiday a évidemment la place de meneur titulaire incontesté, un spot n’est pas encore défini à ses côtés sur le backcourt et Grèzonne a toutes ses chances de rester membre du cinq de départ, lui qui l’a été 61 fois sur 66 la saison passée. Wesley Matthews commence à se faire – vraiment – vieux et à rouiller, et même s’ils ont exactement les mêmes profils de 3&D, Allen sera peut-être mieux intégré dans le jeu des Bucks s’il ne sort pas du banc. Son rôle principal étant pour l’instant de mettre dedans du parking après les pénétrations du trio de stars, il remplit parfaitement les cases et devrait même voir son temps jeu augmenter cette année. Peut-être sera-t-il davantage responsabilisé dans le futur s’il continue à progresser de la sorte. GA sort de sa meilleure saison en carrière avec 11,1 points à 41% de loin et il a été précieux pendant les derniers Playoffs face aux Bulls et aux Celtics avec 8,3 points à 39,6% du parking. Même si la plupart des joueurs et fans NBA ont envie de lui mettre une mandale de l’espace (surtout depuis la faute sur le chouchou de la Ligue Alex Caruso), Allen est apprécié à Milwaukee, en tout cas dans le jeu et – tout le monde est content – les Bulls avaient d’ailleurs obtenu vengeance pour Carushow quand Derrick Jones Jr lui avait envoyé son coude saillant en pleine poire.

Réputé « dirty » player par excellence, Allen tente (ou pas) peu à peu d’effacer cette image de « sale petit con » qu’on lui attribue depuis son adolescence. Et s’il veut complètement y arriver, ça se passera sur le terrain avec des actions positives, des bombinettes du parking, et un progrès permettant à Milwaukee de compter sur lui pour le reste de l’année comme titulaire et arrière installé.

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