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Les Pelicans, d’équipe méga triste fin 2021 à franchise ultra hype en 2022 : retour sur les étapes qui ont permis aux Pels de retrouver la lumière

C.J. McCollum Pelicans 28 avril 2022

16 défaites en 19 matchs au mois de novembre, à deux victoires de sortir la meilleure équipe de régulière en avril.

Source image : YouTube

À l’aube de la saison 2022-23, les Pelicans font partie de ces franchises bien hype qui ont de quoi afficher de belles ambitions. Mais il y a encore un an, le mood était complètement différent du côté de la Nouvelle-Orléans. Entre l’absence de Zion Williamson et des résultats catastrophiques pour démarrer la saison régulière, les Pels ne semblaient aller nulle part. Retour sur ce retournement de situation qui a permis de poser des bases hyper séduisantes pour l’année à venir.  

L’excitation est aujourd’hui palpable aux alentours du Smoothie King Center. Il reste deux semaines avant le début de la saison régulière 2022-23, et l’heure est plutôt aux sourires du côté de la Louisiane après les belles promesses démontrées il y a quelques mois. La salle des Pelicans a véritablement vibré lors de la dernière postseason, montrant ainsi que la Nouvelle-Orléans – véritable terre de football américain – pouvait aussi s’unir derrière son équipe de basket. Près de 17 000 fans tout de rouge vêtus dans les tribunes, des Pels qui regardent la meilleure formation de la saison régulière droit dans les yeux, un Zion Williamson hypé par les performances de ses copains… autant de signes qui montrent que quelque chose de spécial est en train de se passer dans le Bayou. Si on nous avait dit ça en novembre dernier, clairement on ne l’aurait pas cru.

22 novembre 2021. Les Pelicans affichent un bilan de 16 défaites en 19 matchs et squattent les bas-fonds du classement. Le nouveau coach Willie Green fait le maximum pour tirer son groupe vers le haut mais sans Zion – opéré du pied durant l’intersaison – et un Brandon Ingram qui passe également par la case infirmerie, forcément c’est très compliqué. On ne veut pas encore jeter la saison des Pels à la poubelle car on espère toujours à ce moment-là un retour de Williamson pour booster les résultats de la Nouvelle-Orléans, mais clairement y’a de quoi faire la tronche chez les fans de NOLA. Outre l’absence de Zion qui durera finalement toute la saison, des rumeurs sur sa volonté ou non de rester en Louisiane et autour de sa prolongation de contrat pèsent de plus en plus. Dans le même temps, du côté de Chicago, l’ancien Pelican Lonzo Ball se régale, justifiant ainsi son nouveau deal de 80 millions de dollars sur quatre ans que la franchise du Bayou n’a pas voulu lui donner. De quoi fragiliser un peu plus la position du vice-président des opérations basket David Griffin, qui peine à convaincre dans sa capacité à construire une équipe de Playoffs à la Nouvelle-Orléans.

Du coup, quel a été le déclic ?

Le 15 décembre 2021, les Pelicans remportent un succès improbable sur le parquet du Thunder grâce à une prière de Devonte’ Graham de sa… propre ligne des 3-points. C’est l’une des images de la campagne 2021-22 et LE highlight du début de saison hyper compliqué de la Nouvelle-Orléans. Mais c’est également le shoot va être à l’origine d’une série de cinq victoires en six matchs avec un Brandon Ingram absolument sensationnel pour guider les siens. En l’absence de Zion, BI rappelle à tout le monde qu’il fut MIP et All-Star en 2020 en enchaînant les performances XXL. Son mois de décembre ? 27,7 points, 6 rebonds, 6 passes, 1 interception à 49% de réussite au tir. Tiens tout d’un coup ce n’est plus aussi sombre à NOLA, qui se permet même de remporter un succès après avoir compté jusqu’à 23 points de retard face aux Cavaliers juste avant de passer en 2022. Et Ingram va entretenir la lumière en remportant carrément le titre de meilleur joueur de la semaine à l’Ouest début février après une belle série de quatre victoires de suite. Avec un bilan global de 22 victoires – 32 défaites, le groupe de Willie Green – qui a toujours tenté de se battre malgré les défaites – possède un début de momentum. Momentum sur lequel David Griffin veut surfer absolument.

8 février 2022, la trade deadline est proche. Le vice-président des opérations basket va chercher C.J. McCollum de Portland ainsi que Larry Nance Jr. et Tony Snell en échange de Josh Hart, Nickeil Alexander-Walker, Tomas Satoransky, Didi Louzada et du capital draft. L’objectif ? Réaliser un gros push pour accrocher le play-in tournament et se donner une chance d’accéder aux Playoffs. Résultat, pendant que les Lakers ne finissent plus de tomber, que les Kings restent les Kings et que les Blazers sont en plein mode tanking, NOLA grimpe jusqu’à la neuvième place de l’Ouest avec un bilan final de 36 victoires pour 46 défaites. Le début d’une très belle aventure.

“YOU GOTTA FIGHT!!!” Ces mots de Willie Green seront peut-être un jour gravés dans le couloir du Smoothie King Center. Après une première victoire contre les Spurs à la maison lors du premier match du play-in, NOLA s’en va chercher sa qualif pour les Playoffs en réalisant un superbe comeback sur le parquet des Clippers. 31-17 dans le quatrième quart-temps, tout ça en terre hostile dans un match couperet, bref typiquement le genre de scénario qui solidifie un groupe. C’est véritablement à partir de ce moment-là qu’on sent que ces Pelicans peuvent faire du bruit. Et du bruit ils vont en faire. Face à une équipe de Phoenix certes privée de Devin Booker mais qui a remporté 64 matchs en saison régulière, les Pels confirment tous les signaux positifs qui ont pu être aperçus jusqu’ici. Brandon Ingram se prend pour Kevin Durant, l’expérimenté C.J. McCollum est hyper précieux dans son costume de deuxième scoreur et playmaker, Jonas Valanciunas pèse lourd dans les raquettes pendant que Larry Nance Jr. fait apprécier sa polyvalence, et derrière ça y’a tout un groupe qui flambe. Notamment Herbert Jones, sélectionné au deuxième tour de la Draft 2021 et nommé dans la NBA-All Rookie Second Team après avoir réalisé plusieurs dingueries en défense. Herb devient l’un des chouchous de la Nouvelle-Orléans ainsi que le symbole d’une jeunesse hyper prometteuse avec également Trey Murphy III et Jaxson Hayes. Mais au final la grinta de ce groupe est surtout symbolisé par un Jose Alvarado qui se permet de jouer des mauvais tours à Chris Paul, preuve ultime que NOLA n’a vraiment peur de rien. Certes CP3 finira par envoyer les Pelicans en vacances, mais l’essentiel est ailleurs.

“Je l’ai dit à plusieurs reprises, notre avenir est brillant. L’expérience qu’on vient de vivre en Playoffs, avec les matchs à élimination et le play-in, a été super pour nous.”

– Willie Green, coach des Pelicans

Sortis sous l’ovation d’un public de NOLA sous le charme, les Pels ont été l’une des plus belles histoires de la fin de saison NBA. Une belle histoire sur laquelle la Nouvelle-Orléans veut désormais surfer avec en plus le retour tant attendu de Zion Williamson. L’heure de l’envol pour les Pelicans ?

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