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Les 5 grandes questions des Atlanta Hawks sur la saison NBA 2022-23 : mais qui va bien vouloir du contrat de John Collins ?

John Collins - Atlanta Hawks

Dans toutes les rumeurs de transferts depuis des mois, John Collins s’envolera-t-il loin des Faucons ?

Source image : YouTube

Chaque saison NBA apporte son lot d’interrogations et d’intrigues. C’est tout le temps la même chose, à quelques jours de la reprise. Quel joueur va performer ? Quel coach sera viré ? Qui suis-je ? Dans quelle étagère ? Où courge ? Pour chacune des 30 franchises, nous avons sélectionné les 5 grandes questions édition 2022-23 : le siège du jour est attribué aux Hawks d’Atlanta.

#1 Trae Young et Dejounte Murray peuvent-ils cohabiter ?

C’est LA grande question de la saison pour les Hawks : savoir si Trae Young, leur grande star depuis maintenant quatre saisons, saura cohabiter avec Dejounte Murray, le All-Star venu renforcer l’escouade et qui peut légitimement être considéré comme le plus gros transfert de l’été. Deux profils bien différents qui devront cohabiter dans le backcourt pour ramener Atlanta sur le devant de la scène.

Trae Young va continuer de représenter le capital insolence de la franchise en assurant les shoots d’écervelé à 11 mètres qui font ficelle, les petits ponts sur les défenseurs croyant avoir une chance ainsi que les passes tout droit venues du Multiverse. Habitué à porter tout le monde sur ses frêles épaules, le gobelin sera également délesté d’une partie de la création et sera susceptible de plus recevoir la balle en catch and shoot. Déjà que l’autre grand malade est capable de marquer en déséquilibre même s’il se trouve environ 2 kilomètres derrière la ligne à 3 points, imaginez deux secondes s’il reçoit la balle avec les pieds bien vissés, dans un fauteuil massant en cuir, clés en main, prêt à dégainer sans effort. Le zouave peut potentiellement tourner à 200% à 3 points, et on ne demande qu’à se régaler. Très Jeune va devoir apprendre à beaucoup plus jouer sans ballon, mais il n’y a que peu de doutes sur son intelligence de jeu.

Tandis que Dejounte Murray va s’occuper du côté all-around en allant choper du rebond, lâcher ses quelques passes et scorer ses points tout en s’occupant de cadenasser le meilleur joueur adverse. L’ancien de San Antonio doit être la tête de gondole de la nouvelle défense des Hawks et son esprit tout droit sorti de la street doit en faire une équipe bien casse-noisettes à jouer. Sorti du moule façon Bisounours des Spurs, il semble laisser aller son côté gangster et ouvre sa boîte à camembert à tout va, comme on a pu le voir au Seattle Pro-Am cet été (demandez au rookie Paolo Banchero ce qu’il en pense). Un côté dirty dont les Pigeons pourraient bien avoir besoin s’ils veulent être pris au sérieux pour la course aux Playoffs. L’arrivée de DM5 va incontestablement permettre de hiérarchiser cet effectif très prometteur et de délimiter précisément les responsabilités, tout en délestant Trae Young de certaines, afin que chacun se concentre encore plus sur ses forces et que les faiblesses de chacun soient “cachées”.

#2 John Collins sera-t-il encore là en février 2023 ?

Présent dans les rumeurs de transferts depuis 1964, John Collins est toujours un joueur des Hawks d’Atlanta. Toutefois, il n’a encore jamais su se frayer un chemin jusqu’au All-Star Weekend à part au Slam Dunk Contest 2019 pour péter des avions en carton. JC est toujours présent pour assurer les highlights et mettre sa quinzaine de points lorsqu’il en a l’envie. Toutefois, ses errements défensifs sont problématiques pour un joueur qui autrefois prétendait au salaire maximal et sa motivation est en constante baisse depuis quelques temps, même si elle est louée par son GM Landry Fields.

John Collins est lié à la franchise de Géorgie jusqu’en 2026 à hauteur de 25 millions de dollars par saison, pour des statistiques de 16,2 points, 7,8 rebonds et 1,8 passe par match. C’est la deuxième saison consécutive que ses stats sont en baisse. L’ailier-fort veut être plus qu’un simple lieutenant de Trae Young, les Hawks ont donc décidé… de recruter Dejounte Murray, qui va encore bousculer la hiérarchie pour faire reculer Collins d’un cran. La rupture semble alors consommée entre le joueur et sa franchise, cette dernière ayant tenté de trouver un point de chute à son voltigeur. Seul problème, sa côte a chuté au fil du temps et moins d’équipes sont intéressées. Peu d’équipes sont capables d’assumer un tel ratio salaire/apport. A part, au hasard, les Kings (mais genre vraiment au hasard). Les franchises ne se bousculent pas au portillon et ça n’arrange pas forcément les Hawks. Toutefois, vous savez très bien que tout peut se passer lors d’une trade deadline et qu’il est tout de même possible que les Hawks cherchent un joueur plus complémentaire dans cet effectif. Toutefois, avec encore 4 ans de contrat, on souhaite qu’une solution viable pour les deux camps soit trouvée.

#3 Nate McMillan peut-il survivre si la saison démarre mal ?

Propulsé entraîneur principal des Hawks après le limogeage de Lloyd Pierce, l’ancien adjoint a retrouvé un rôle d’entraîneur principal. Cette fois-ci, Nate McMillan est à la tête de son équipe dès le début de saison, et il dispose d’une addition de choix en la personne de Dejounte Murray. L’ancien meneur des Spurs et néo All-Star rejoint un roster déjà bien fourni et équilibré, alliant jeunesse et expérience. Dejounte Murray arrive pour former avec Trae Young ce qui est considéré par certains comme le potentiel meilleur backcourt de la NBA, John Collins, comme vu plus haut, a longtemps été dans toutes les rumeurs de trade mais est toujours un joueur des Hawks à l’heure actuelle. Clint Capela a également été annoncé partant mais devrait rester pour être la tour de contrôle de l’équipe. De’Andre Hunter et Onyeka Okongwu continuent de progresser, Bogdan Bogdanovic est toujours aussi précieux en sortie de banc grâce à ses séries aux tirs et AJ Griffin est arrivé pour apporter une nouvelle arme all-around en sortie de banc.

Autant dire qu’il y a du monde au balcon et que Nate McMillan va devoir trouver la bonne formule pour ramener les Piafs en Playoffs et refaire de cette franchise une équipe dont on ne veut pas croiser la route en avril. Evidemment, on ne demande pas le 24-0 des Warriors 2015-16, mais au moins deux tiers des matchs devront être gagnés sous peine de devoir prendre la porte. L’effectif est bâti pour pouvoir légitimement jouer les Playoffs voire même plus encore. L’ambition des Hawks sera probablement d’aller taper dans les 50 victoires et de choper l’avantage du terrain en postseason dans le sillage d’un Trae Young incandescent et d’un Dejounte Murray en mode Seattle Pro-Am. Si au bout d’une vingtaine de matchs, le bilan des Hawks est négatif, alors Nate McMillan sera très probablement prié de prendre ses caleçons sales.

#4 Cette équipe peut-elle défendre ?

La saison passée, la défense des Hawks était l’une des pires de la NBA et a permis pas mal de journées portes ouvertes à la Philips Arena. Trae Young n’a pas le physique taillé pour rivaliser avec les dragsters à son poste, John Collins n’est tout simplement pas une foudre de guerre en plus d’avoir un peu la flemme de ce côté du terrain et De’Andre Hunter rend de bons services mais est trop souvent blessé.

Cette saison, la donne pourrait bien changer, Dejounte Murray est arrivé et aura notamment pour mission de donner le ton défensivement. Son envergure et sa mentalité de chien de garde peuvent insuffler une énergie nouvelle en Géorgie et tout le monde devra se mettre au diapason. Le Suisse Clint Capela est toujours là pour jouer les tours de contrôle, intimider les valeureux attaquants adverses souhaitant s’aventurer dans “sa” raquette et peut compter sur sa doublure Onyeka Okongwu pour continuer son travail, en tout cas quand il est en forme. De’Andre Hunter est largement capable de rendre de bons services pour protéger son panier (en tout cas quand il joue). Ajoutez également AJ Griffin, joueur d’équipe par excellence qui défendra sans rechigner, et vous obtiendrez une défense déjà meilleure que la saison passée. On ne parle évidemment pas d’une défense all-time qui n’encaissera que 80 points par match, mais les progrès devraient être visibles rien qu’avec l’ajout de l’ancien des Spurs, et c’est tout l’effectif qui devrait un minimum se mettre au diapason dans l’optique d’aller chercher les Playoffs et plus encore.

#5 De’Andre Hunter va-t-il enfin passer un cap ?

Sélectionné en quatrième position de la Draft 2019, De’Andre Hunter a tourné la saison passée à 13,4 points, 3,3 rebonds et 1,3 passe de moyenne par match en saison régulière. Ce sont de belles statistiques, mais est-ce suffisant pour un 4th pick après 3 saisons NBA dans les jambes ? Certains diront que non, d’autres mettront plutôt en avant le fait d’être un bon fit pour sa franchise. Et il prouve lorsqu’il joue (quand il n’est pas blessé) que son jeu est bien propre et rodé, qu’il s’intègre bien à la franchise et que son apport des deux côtés du terrain n’est plus à prouver. Sa capacité à savoir hausser son niveau de jeu lorsque le contexte le demande joue également en sa faveur. En effet, De’Andre Hunter a prouvé lors des derniers Playoffs qu’il est de la trempe de ceux qui ne craquent pas sous la pression des grands rendez-vous, portant ses statistiques à 21,2 points à 55,7% aux tirs dont 46,2% depuis Magic City lors du premier tour face à Miami.

Avec l’arrivée de Dejounte Murray, et si John Collins reste, il y a peu de chances de voir les stats de De’Andre le Chasseur grimper en flèche, et il est même possible qu’elles connaissent une légère baisse. Toutefois, il devrait bien garder sa place dans le 5 de départ et assurer un vrai rôle des deux côtés du terrain en étant bien plus qu’un simple 3 & D. Chez des Hawks ambitieux, il n’est pas vraiment question de voir Hunter tourner en 20-5-5, mais plutôt de le voir s’adapter à ses nouvelles missions et à rendre de fiers services lorsque l’on aura besoin de lui.Les derniers Playoffs de celui qui a été drafté par les Lakers vont dans ce sens, c’est à dire le voir devenir encore plus un coéquipier exemplaire. Reste toutefois le problème des blessures, car Hunter n’a joué que 76 matchs sur les deux dernières saisons. Ce qui peut être gênant pour un joueur qui réclame une vingtaine de millions de dollars par saison…

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