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Les 10 bonnes raisons de suivre le Utah Jazz sur la saison NBA 2022-23 : qui de Donovan Mitchell ou Rudy Gobert recevra la meilleure ovation ?

Rudy Gobert et Donovan Mitchell

Les deux meilleures raisons de suivre le Jazz cette saison ne jouent plus pour le Jazz.

Source : YouTube

Qui dit reprise de la saison NBA dit besoin de motivation. Et qui dit besoin de motivation dit…? Trouver des bonnes raisons ! Pour chaque équipe de la saison 2022-23, on a voulu se montrer utiles, serviables, et un peu drôles si le sujet le permet. Voici donc les 10 bonnes raisons de suivre le Jazz d’Utah sur les prochains mois, entre pas grand-chose et, peut-être, quelques prouesses individuelles.

#1 : Les retours de Donovan et Rudy dans l’Utah

Retour de Rudy à Salt Lake City les 9 décembre et 8 février prochains, et retour de Dono le 11 janvier prochain.

On a pris l’habitude de les opposer : à votre avis, qui de Donovan Mitchell ou Rudy Gobert recevra la plus belle « standing ovation«  du public mormon ? On mise tous nos kopecks sur celui qui a remporté quelque chose pendant son passage dans l’Utah, à savoir Rudy Gobert et ses trois titres de DPOY. Puéril de descendre Donovan Mitchell aussi gratuitement ? Peut-être, en attendant ce petit chanceux s’en sort extrêmement bien puisqu’il passe de Rudy Gobert à rien du tout, pour finalement atterrir chez Evan Mobley et Jarrett Allen. On ne saura donc jamais s’il est capable de véritablement porter une franchise sans évoluer aux côtés des meilleurs défenseurs. Toujours puéril ? Boh, on arrête.

#2 : Les packages en échange de Clarkson et Conley

Si le Jazz souhaite se séparer de Mike Conley en échange d’un petit package, c’est maintenant. Le meneur de 34 balais sera agent libre à l’été 2023, et son poto de backcourt Jordan Clarkson disposera d’une player option pour l’exercice 2023-24. Aura-t-il l’occasion de l’activer ? Dans l’Utah, c’est très peu probable. Que peut espérer le Jazz contre ces deux larrons encore capables de rendre de bons et loyaux services à une franchise compétitive, tah Ser Barristan ? La franchise mormone semble s’être mise en quête de choix de draft et dispose déjà de… trois premiers tours pour la cuvée 2023. Il lui faut « Sam Prestier » tout ça et dégraisser sa masse salariale en échange de perspectives d’avenir qui ont deux jambes, deux bras et quelque chose à apporter au groupe de Will Hardy.

#3 : Simone Fontecchio en isolation

Beaucoup ne connaissaient pas cette grande canaille avant qu’elle ne participe à l’EuroBasket 2022 et y pose des moyennes de 19.4 points à 50% au tir dont 45% de loin, 4 rebonds, 2.7 assists et 1.7 interception. Il n’est pas excessivement grand pour un poste 3 (2m03) mais excelle dans la rupture de position avec son défenseur. Sa meilleure arme est sa capacité à s’élever d’un coup d’un seul, en sortie de dribble, et de planter sur la tête de son défenseur, qui n’a alors pas eu le temps de contester dignement. Un move à l’efficacité assez universelle, donc possible qu’il parvienne à le transporter chez les cainris.

#4 : Walker Kessler et Cody Zeller dans la fanbase de Utah

La tradition du grand bûcheron pas trop habitué aux séances d’UV se perpétue dans l’Utah, Walker Kessler et Cody Zeller ont l’attirail parfait pour devenir les coqueluches du public mormon. On se souvient de Greg Osterstag qui ressemblait à un caporal militaire plus qu’à un joueur de basket, et malgré ce flow très aléatoire, les fans l’ont foutu dans la boîte à chouchous jusqu’à se lever sur chacun de ses paniers, comme s’il était plus méritant qu’un autre. Pas besoin de présenter Cody Zeller, c’est vers Walker Kessler que notre intérêt se porte : qui est le 22e choix de la Draft 2022 ? Un grand sourire de 2m13, un peu sculpté, qui aura la lourde tâche de faire « oublier » Rudy Gobert sous les cercles. On ne sait pas s’il y arrivera – et on a même notre petite idée – mais s’il réalise un bel exercice rookie, il n’y a aucune contre-indication à ce qu’il rentre dans le cœur des fans. Tous les voyants sont au vert, même.

#5 : Lauri Markkanen libre de s’exprimer en attaque ?

Terminées les chaînes et les offensives dessinées pour Zach LaVine, Lauri Markkanen est désormais le seul joueur à qui donn… oh wait. On verra comment Will Hardy décide d’organiser le partage de gonfle entre Collin Sexton et le grand Finlandais, mais il ne sera pas compliqué de redonner des couleurs à ce dernier, auteur d’un EuroBasket ô combien révélateur : 27.9 points à 54% au tir dont 41% du parking, 8.1 rebonds, 2.4 assists et 1.6 interception. Est-il capable d’emmener ses stats FIBA dans son bagage pour Salt Lake City ? Tout dépend des intentions de la franchise et de la considération qu’elle porte à Markkanen. Est-ce seulement un joueur de passage pour la reconstruction, ou bien l’une des principales silhouettes qui s’inscrivent dans le projet d’avenir du Jazz ? Réponse dans moins d’un mois.

#6 : Les débuts de Will Hardy

Son CV ? Aucune expérience en tant que head coach, un dernier job dans le staff des Celtics, et une décennie passée du côté de San Antonio en tant que coordinateur vidéo, coach des Austin Spurs (l’équipe de G League affiliée aux San Antonio Spurs) et assistant de Gregg Popovich. On dit souvent que lorsqu’une franchise reconstruit, elle choisit un « no name » en tant que coach pour tout reprendre à zéro (on ne dit jamais ça). Pour le coup, Will Hardy ne sera pas jugé sur la forme des résultats collectifs, mais bien sur le fond du travail abattu aux côtés de jeunes qui ne demandent que du temps de jeu, et d’excellentes dispositions pour le faire fructifier. Bon courage Wilou.

#7 : Collin Sexton de retour sur les parquets

Une saison 2020-21 à 24.3 points à 48% au tir dont 37% du parking, 3.1 rebonds, 4.4 assists et 1 interception de moyenne, une vilaine blessure – puis opération – au ménisque, un dernier match officiel le 8 novembre 2021 et, 317 jours plus tard, nous en sommes là. Pas franchement de pression sur les épaules du gamin : il n’a que 23 ans et débarque dans une franchise en pleine reconstruction, reste maintenant à voir le temps qu’il lui faudra pour retrouver son niveau d’antan. Un niveau pas fou non plus, mais bon quand même.

#8 : Arrêter de croire à un projet qui n’irait pas jusqu’au titre

Chaque année la même rengaine, et chaque année le même type d’élimination et la même déception qui l’accompagne. La fin des projets c’est aussi le début d’un autre, et la disparition de vieux fantômes qu’il devenait urgent de chasser. Une belle génération a raté son coup, place à la deuxième.

#9 : La victoire annuelle face aux Lakers avec un public en feu

Chaque année la même rengaine, et chaque année le même type d’élimination et la même déception qui l’accompagne. Mais chaque année la même victoire face aux Lakers avec un public mormon en feu, LeBron genou ployé, Russell Westbrook mains sur la tête et cette impression illusoire que le Jazz peut tutoyer les sommets. Sans Rudy Gobert et Donovan Mitchell, ce succès risque d’être un tantinet plus compliqué à décrocher. Avec Lauri Markkanen et Collin Sexton, ce succès risque d’être un tantinet plus facile à obtenir. Deux écoles, laquelle a raison ?

#10 : Jordan Clarkson et Malik Beasley avec des munitions illimitées

Pour le coup, on ne sait absolument pas si c’est une raison pour « regarder le Jazz cette saison », ou justement une raison pour arrêter. Le prono du rédacteur ? Un exercice XXL de Jordan Clarkson à 24 points de moyenne, basé sur des pourcentages un peu aléatoires, et Malik Beasley tradé avant d’avoir pu prendre son premier tir dans l’Utah.

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