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Lou Williams n’a finalement pas prévu de prendre sa retraite : cap sur une 18e saison NBA, mais sous quelles couleurs ?

Lou Williams Atlanta Hawks 26 avril 2021

Vieille Kangoo peut encore (bien) dépanner.

Source image : NBA League Pass

On lui adressait déjà nos premiers hommages que Lou Williams a finalement décidé d’en prendre le contrepied. Selon Shams Charania, le triple Sixième homme de l’année n’a pas envie de tirer le rideau sur sa carrière – longue de 17 saisons – et chercherait à rebondir au sein d’une équipe à la recherche d’expérience et de stabilité dans le vestiaire.

Sous prétexte qu’il a 35 balais, une franchise devrait embaucher Lou Williams pour « pérenniser » son vestiaire ? Allez, lui octroyer dix minutes par match en bout de banc n’est franchement pas déconnant. Si une équipe parvient à le signer au minimum vétéran, elle gagnerait un petit filou capable de scorer dans toutes les positions, mais aussi d’aller glisser un bon sermon dans les oreilles des coéquipiers. « C’est toujours pareil, dès qu’un joueur est vieux vous dites qu’il peut apporter de l’expérience et faire progresser les jeunes. Ce n’est pas un peu facile comme raccourci ? ». Au lecteur imaginaire qui nous pose cette question, l’on répond : probablement. Mais sélectionné en 45e choix de la Draft 2005, Lou Williams a connu trois décennies de jeu différentes. Malgré son statut de fond de tiroir à la draft, il s’est imposé en NBA comme l’un des meilleurs sixièmes hommes de l’histoire et – bien qu’il représente un léger malus défensif pour son équipe – a probablement le bagage idoine pour jouer un rôle de conseiller auprès de ses futurs rookies/sophomores. On n’y pense que trop rarement, mais chasser le vieux loubard est aussi l’occasion pour une franchise de lui proposer un projet d’après-carrière. Si une équipe considère que Lou Williams a de la valeur au sein d’un staff, elle l’accompagnera sur ses dernières années en tant que joueur.

En novembre 2021, dans une interview accordée à Taylor Rooks de Bleacher Report, Lou Williams hypothétisait une retraite en fin de saison : « J’ai été sélectionné quand j’avais 17 ans. La NBA est tout ce que je connais. Mais, même si vous pensez être préparé, vous ne l’êtes pas. Et c’est probablement ma dernière année. Donc, je me prépare mentalement pour ça ». Une sorte de faux teasing duquel n’ont découlé aucun actes, pour le plus grand bonheur des femmes fans de Sweet Lou. La saison dernière, il a disputé 56 matchs avec les Hawks pour des moyennes de 6.3 points à 39% au tir dont 36% du parking, 1.6 rebond et 1.9 assist en 14 minutes de jeu. Une ligne statistique qui – même si elle ne coupe pas trois pattes à un canard – relaie un certain niveau d’implication pour un joueur de 35 ans dont le jeu dépend essentiellement de ses capacités athlétiques (changements de rythme, hésitations, se rendre disponible à 3-points). C’est d’ailleurs pour cela que Wallace Prather – l’agent de Lou Williams – a indiqué qu’il serait « proactif dans les discussions avec les équipes pendant la free agency ». Pour une franchise aux ambitions limitées qui n’est intéressée que par le développement des ses jeunes jambes, Lou Will apparaît comme une chouette option, et n’ayant pas joué une seule minute sur ces Playoffs 2021-22 à cause de problèmes de dos, une nouvelle opportunité lui permettrait de terminer sa carrière sur une note plus positive que cette élimination face au Heat.

On l’oublie trop souvent mais Lou Williams a modelé le jeu de bien plus d’un jeunot. Il n’est pas le meneur/arrière qui a fait se lever des générations entières sur la décennie passée, mais son jeu, au ton Venice Beach, reste spectaculaire et façonneur d’une carrière inespérée pour un 45e choix de draft. Du coup, on reprendra volontiers un peu de gâteau.

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