Heat

Le cinq majeur du Heat a inscrit seulement… 18 points dans le Game 4 : soirée cauchemar (et historique) pour la bande à Jimmy Butler

Le cinq de la bricasse ce soir.

Source image : NBA League Pass

Jamais depuis un demi-siècle on n’a pu trouver de pire total de points dans un match de Playoffs que celui proposé par le cinq majeur du Heat ce soir. Seulement 18 unités ont en effet été inscrites par les titulaires de South Beach du coup d’envoi à la fin du match. 18 points, c’est par exemple cinq de moins que Victor Oladipo. Allez, c’est l’heure de mettre les mains dans la cuvette et d’expliquer le pourquoi du comment. 

Avant le Heat de ce 23 mai 2022, aucun cinq majeur n’avait donc scoré si peu de points dans l’histoire des Playoffs, depuis que les statistiques sont comptabilisées lors de la saison 1970-71. Cela nous aide à comprendre un peu la dose d’inédit qui gravite autour de la bien piètre performance des starters de Miami cette nuit. Si l’on décompose ces 18 points, ça nous donne Jimmy Butler à neuf, Bam Adebayo à six, Kyle Lowry à trois, et le duo P.J. Tucker et Max Strus qui envoie des bulles. 7/36 au tir pour le quinté à la fin des hostilités, c’est vraiment pas très fun. Plus que la défaite au bout, c’est carrément la honte qui peut frapper à raison les cinq larrons envoyés par Erik Spoelstra pour le coup d’envoi. Pris d’entrée de partie par une défense des Celtics bien dans son match, les hommes du Heat ont surtout paru épuisés physiquement, le contrecoup d’un Game 3 très abouti au prix de grosses dépenses d’énergie. On sait que la réussite de ce groupe est conditionnée en première instance par la réussite de son leader aka Jimmy Buckets. Raté ce soir, il a pris l’option match pourri. Resté au vestiaire lors de la deuxième mi-temps du Game 3 pour cause d’inflammation au genou, on a senti la star de South Beach en difficulté avec ses appuis, refusant les drives, prenant des shoots compliqués car en retard sur les timings… Bref, c’était pas joyeux du tout pour le chef d’orchestre.

Et le souci, c’est qu’il a fait plonger sa troupe de musiciens avec lui. Bam Adebayo a choisi de se renfermer dans son refus catégorique de prendre des tirs, c’est plutôt dommage remarquez car quand il porte ses baloches le Heat a tendance à gagner. Difficile d’expliquer pourquoi il a opté pour un match transparent, mais ça peut venir du fait que Robert Williams est un sacré papo qui est plutôt imposant lorsqu’il se dresse entre le ballon et l’arceau. On enchaîne avec Kyle Lowry, puisqu’il est lui aussi sur le banc des accusés. Oui, le meneur revient de blessure, c’est pas facile toussa toussa… mais il y a aussi peut-être deux trois kilos en trop, et un rythme qui n’arrive pas à suivre la cadence qui est celle des Finales de Conférence, plutôt logique dans le fond. Qu’on soit peu regardant des soucis de rythme car le bonhomme est encore en convalescence, c’est plutôt normal. Qu’il s’agisse en revanche d’une confrontation du dernier carré et qu’un joueur majeur d’une des équipes se pointe avec la mine un ‘tit peu joufflue, ça l’est beaucoup moins. Enfin, Max Strus et P.J. Tucker nous envoient 0 point, sans commentaire hormis que c’était un long et dur calvaire pour eux, et que celui des audacieux qui les ont pris en #TTFL va bientôt commencer.

Aïe, c’est un sacré record que le Heat s’est offert ce soir, mais pas le genre qu’on affiche en grand dans les couloirs de la FTX Arena. Réveil obligatoire et prise de forces nécessaires pour regarder les C’s dans les yeux à Miami mercredi soir. 

Source stats : ESPN

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