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40 000 dollars d’amende pour Jusuf Nurkic : malgré les insultes sur la famille du Bosnien, la NBA ne fait pas d’exception à sa règle

Jusuf Nurkic 31 mai 2021

Une NBA pas vraiment solidaire sur ce coup-là.

Source image : Portland Trail Blazers/YouTube

Celle-là, on aurait franchement pu s’en passer. Filmé en train de refaire l’éducation d’un fan – et accessoirement, de donner un cours de vol à son téléphone – Jusuf Nurkic a été sanctionné d’une amende de 40 000 dollars par la Ligue. Une sentence bien protocolaire qui ne résout pas le problème des spectateurs trop confiants. On débrief.

Qu’il y ait une réglementation stricte sur l’interaction entre joueurs et fans, c’est normal. Depuis les incidents de Malice at the Palace en 2004, la NBA met tout en place pour éviter de nouveaux accrochages, mauvais pour l’image des joueurs, mauvais pour la réputation de la Ligue. Mais l’étroite sévérité qui régit ce code est discutée. Quand Kyrie Irving dit à un fan qu’il est ingrat – d’une manière certes peu orthodoxe – l’amende de 25 000 dollars paraît excessive. Quand LeBron James soupèse son paquet en public – histoire de célébrer un énorme tir contre les Pacers – l’amende de 15 000 dollars semble démesurée. Ce dernier exemple n’est qu’une manifestation de joie, aucun fan n’est inclus dans l’affaire, mais il image bien l’idée d’une NBA impassible. Selon Chris Haynes de chez Yahoo Sports, le fan des Pacers sermonné par Jusuf Nurkic aurait en fait insulté la génitrice du Bosnien, ainsi que sa pré-génitrice. Ça ne veut pas dire grand-chose mais vous avez compris, nul besoin de faire un dessin. Mais le truc, c’est que la grand-mère de l’intérieur de Portland est décédée du Covid-19 en 2020. Une insulte honteuse, gratuite, qui prend une toute autre proportion.

Qu’aurait dû faire Jusuf Nurkic face à cet adolescent fier d’avoir insulté la famille d’un joueur ? Ne rien faire, si l’on traduit l’amende de 40 000 dollars infligée par la Ligue au Bosnien. Une amende qui doit déclencher une modification de la réglementation, ou du moins, le droit à l’interprétation. La NBA ne peut pas sanctionner aveuglément ses joueurs sans prendre en compte le contexte du dérapage. Bon, là en l’occurrence elle a prouvé qu’elle pouvait, mais il serait cool de toper au milieu. Il s’agit là de trouver le juste équilibre : trop de contraintes/restrictions pour les joueurs, c’est trop de liberté pour les spectateurs. On ne dit pas qu’on ne fait pas confiance à des Américains placés au premier rang d’un match de basket-ball, simplement que c’est ce même peuple qui tire sur des tornades « pour les tuer. » Et quand certains se permettent d’insulter un joueur, c’est qu’ils n’ont rien à faire dans une salle de basket. On ne parle pas des « FU** Trae Young » clamés au Madison Square Garden, c’est, bien que malpoli, plutôt bon enfant et dans l’esprit NBA. On parle ici de montées de testostérone – souvent téléphone en main – qui confèrent un sentiment d’invulnérabilité au spectateur. T’es comme nous tous bonhomme, un gars qui n’a pas réussi à être sur le parquet.

1 Comment

1 Comment

  1. Dam Dou

    23 mars 2022 à 14 h 19 min at 14 h 19 min

    Exclusion six mois d’une salle NBA. Trois ans si récidive. Ça en calmerait quelques uns

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