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LeBron James a retrouvé sa couronne : 39 points, une brouette énorme et les Pacers dans les cordes

LeBron James

C’est ce que l’on appelle le bilan négatif le plus culotté de l’histoire.

source image : NBA League Pass

Ce mercredi, les Lakers se rendaient dans l’Indiana pour tenter de s’y relancer après un vieil écart new-yorkais. Une mission réussie pour les hommes de Frank Vogel qui, au terme de 53 minutes ardemment disputées, ont fini par faire plier d’impuissants Pacers. C’est bon pour la confiance, mais tout n’était pas impec’, loin de là. On débrief.

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Au fond de son plumard, Anthony Davis espérait sûrement mieux que d’assister à la crucifixion de ses potes par Chris Duarte. Tant mieux, car il n’en fut rien. À peine remis de cette défaite dans le gouffre du Madison Square Garden – face à un Evan Fournier à fond la forme – que les Lakers se devaient de réagir. Sorti de la Adam Silver Zonz, LeBron James a pu retrouvé le parquet qu’il n’avait que jusqu’à très récemment jamais quitté pour une suspension. Comme dirait un camionneur qui n’avait pas vu la vieille dame traverser, « il faut une première fois à tout ». Surtout avec l’effet placard troué. C’est quoi l’effet placard troué ? Certains joueurs sont nés pour le terrain et les en éloigner accroit leur soif de grand sale. Alors certes, cette nuit, la première mi-temps de LeBron n’a pas été l’exemple même de ce phénomène. Sa tenue de balle fut handicapante, trop conséquente pour que ses partenaires puissent créer quoique ce soit et engranger de la confiance. Certains diront que Talen Horton-Tucker n’a pas eu besoin de LeBron pour être nul, c’est vrai, mais les pénétrations de ce dernier semblaient forcées et symptomatiques d’un corps bien rouillé. Même si l’on va en reparler, il n’a pas tué le match dans la raquette et a dû forcer son fouetté. Autour, ses réels assistants se comptent sur les doigts d’une main qui en a deux. Le tandem Malik Monk (17 points) – Wayne Ellington (14 points) a frappé un grand coup en sortie de banc. Ils étaient un peu cette seconde option offensive que l’on retrouve régulièrement dans les systèmes paniqués de LeBron. Si l’ancienne gloire de l’Ohio n’est pas passée à l’épaule, alors l’un des deux fera sûrement le taf en 1v1. Voilà pour la dimension « c’est une victoire, mais pas la plus rassurante ».

Maintenant, en quoi ce succès est-il rassurant ? Il ne l’est pas, sauf sur le classement. Pour fusiller le match, le Cyborg tout veineux a commencé son festoche à un peu plus d’une minute du terme dans le dernier quart-temps. Un premier dagger est venu climatiser la salle et ses fidèles, peu impliqués lorsqu’il s’agit d’applaudir LeBron James. Il y a effectivement une petite rivalité entre ce dernier et les Pacers, datée d’avril 2018 – et de 2012, pour les plus anciens – quand le collectif de Victor Oladipo se faisait laver en 7 matchs par les Cavaliers de LeBron, alors dans un total numéro de soliste. Ce soir, ce dingo a demandé à tous ses partenaires de disparaitre dans les corners afin de régler les choses comme un homme. « On n’est jamais mieux servi que par soi-même », une expression qui fonctionne davantage avec LeBron James que DeAndre Jordan, généralement mieux servi par les autres lorsqu’il s’agit de lâcher un step-back du logo. M’enfin, après son gros tir et sa danse Fortnite, l’enfant d’Akron a dégusté un terrible karma. Revenus à 3 points d’écart en amont de l’ultime possession, les Pacers ont pu égaliser par l’intermédiaire de Chris Duarte. Le treizième choix de la dernière draft est venu lâcher le tir le plus contesté de ce siècle, dans le corner. Bim-bam-boum, c’est ainsi l’heure de la prolongation. Un overtime lors duquel LeBron va croquer les os de ses adversaire et renvoyer le même dagger à 45° depuis les 8 mètres : c’est dedans. S’ensuit sa mythique célébration, quelques cris de rage, l’expulsion de deux fans apparemment trop ornithologues avec James, puis un dernier fadeaway fossoyeur des espoirs de l’Indiana (Indiana Pacers 116 – 124 Los Angeles Lakers).

Hop, les Lakers retopent un bilan tout juste positif et décrochent leur dixième victoire de la saison. Il va falloir enchaîner, car ne se réitéreront pas chaque soir les 39 points, 5 rebonds, 6 assists, 2 contres et 1 interception de LeBron James. Certains lieutenants doivent se réveiller (salut THT) et s’intégrer au sein d’un effectif qui demande une mise en retrait naturelle. C’est pas facile, et c’est normal.

Cap sur le match de samedi face aux Kings pour Los Angeles. En espérant qu’Anthony Davis sorte du fond de son lit et aide les Lakers à confirmer, à progresser, tous ensemble. Parce que oui, le chemin est encore long.

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