Warriors

No Stephen Curry, no problem : Jordan Poole cuisine les Pistons avec 32 points, Golden State déroule

Jordan Poole

Élu (deuxième) meilleur artisan de la Baie.

Celle-ci, elle fait beaucoup de bien. Leaders mais pas sereins, les Warriors ont obtenu une victoire de taille en s’imposant sous les projos de la Little Caesars Arena. Qu’importe les absents, lorsque l’on a du cœur et un chouette banc ?

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Ce vendredi, les Warriors se déplaçaient à Detroit pour tenter de braquer le Palace avec l’équipe D. Pas de Stephen Curry, d’Andre Iguodala, d’Otto Porter Jr. ni de Draymond Green, tous au repos pour de petits bobos. Cela aurait été juste lunaire que Klay Thompson revienne à ce moment-là. Quatorzièmes de la Conf’ Est, les Pistons avaient donc l’opportunité de faire tomber le leader de la Ligue, alors représenté par un gang d’artilleurs tatoués. Summer League vibe.

Comme une bonne entrée surimi-mayo, Killian Hayes ouvre le bal avec un 3-points à 45° sans même prendre le temps de placer ses gars. Un toupet apprécié, mais rapidement contrasté par deux fautes du frenchie qui file instant’ sécuriser son match sur le banc. Les Pistons peinent à profiter des trous laissés par les absents surtout quand en face, Jordan Poole fait le taf pour douze. L’arrière des Dubs s’est enfermé dans un microonde et pose 22 points en première mi-temps, à 4/6 du parking. Même si relativement discret, Isaiah Stewart fait partie des rares joueurs qui ne forcent pas les choses en ce début de rencontre. Le gros nounours de 20 piges chope de bons rebonds offensifs et ne remonte pas comme un écervelé : utile à une équipe qui ne le lui est pas, c’est un concept. Il fait cependant moins le mariol quand Andrew Wiggins lui pose un lay-up tout testostéroné sur le crâne, initié par une prise de contact bien aérienne. Les dégénérés du banc californien se lèvent et brandissent leurs bibis. Côté Pistons, il faut attendre Cade Cunningham et Frank Jackson pour démarrer la carlingue, avec le premier à la création des 16 points du second. Bon, on fait écho aux chouettes perfs là, mais les replis défensifs sont cataclysmiques et le seul céfran de la partie galère comme un sandwich McDo acheté la veille. Malgré une défense topissime, Killian Hayes prend effectivement sa troisième faute et rejoint une nouvelle fois le banc. Lui et Jerami Grant (1/7 au tir) n’y sont pas, mais ils peuvent heureusement compter sur leurs potes pour dégraisser l’écart (Detroit Pistons 51 – 56 Golden State Warriors).

Qu’est-ce que c’est bête que Poole ait des dents, quand même. Niveau vannes, le champ des possibles était tellement vaste, mais le parfait alignement de ses chicots est venu verser un bidon d’essence et craquer une allumette sur nos espoirs de clown-clown pouêt-pouêt. Bref, le troisième quart-temps est celui d’Andrew Wiggins qui porte – et maintient – l’avance des Warriors autour de la quinzaine. Sans le moindre contact, Isaiah Stewart se tord de douleur après une contraction jugée par nos experts médicaux comme étant costale. Le buffle de cambouis city rejoint le vestiaire, puis les insiders affirment que c’est bien la cheville droite qui est touchée. On ne jouera plus jamais les docteurs avant le diagnostic d’un expert – entre la cage thoracique et la cheville, il y a quand même quelques kilomètres – mais la nouvelle est très reloue pour les Pistons. L’intérieur avait déjà quitté le camp de Team USA pour la sélection aux Jeux Olympiques l’été dernier, à cause de la même blessure. Une chose est sûre, l’opportuniste Luka Garza n’ira pas lui déposer de bouquet à l’hosto et profite des minutes qui lui sont ainsi offertes pour convertir, à 3-points, un pick-and-pop orchestré par Cade Cunningham. Les petits mécanos entament parfaitement le dernier quart-temps et placent une remontada à base de pastilles lointaines. À une minute du terme, les Dubs ne mènent plus que de 5 unités. Même si Andrew Wiggins a failli faire du Andrew Wiggins – c’est-à-dire voir resurgir les symptômes de sa tremblote aiguë en toute fin de rencontre -, la chance est dans le camp californien. Le tout juste réveillé Jerami Grant convertit deux lancers, mais l’ultime possession de Detroit n’aboutira pas (ou seulement si l’objectif ciblé était une gamelle de Frank Jackson). Numéro 1 de la dernière draft, Cade Cunningham peut être (très) frustré de ne pas avoir eu ce dernier shoot (Detroit Pistons 102 – 105 Golden State Warriors).

Une mention spéciale aux 32 points à 13/22 au tir de Jordan Poole, excellent dans le clutch time, ainsi qu’à Andrew Wiggins et ses 27 plaques. Esseulé, Cade Cunningham (19 points, 6 rebonds, 6 assists, 3 interceptions et 2 contres) n’a pas eu assez de responsabilités confiées. C’est dommage.

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