Jazz

Le Jazz doit franchir un cap en Playoffs cette saison : 2022, la bonne année pour au moins retrouver les Finales de Conférence ?

Tout autre résultat serait considéré comme un échec pour Spida et sa bande.

Source image : NBA League Pass

Auteur d’une magnifique saison régulière l’an passé, le Jazz n’a cependant pas réussi à passer l’obstacle des demi-finales de Conférence Ouest. Un refrain trop souvent entendu chez les Mormons ces dernières années, eux qui doivent désormais trouver le moyen d’intégrer le dernier carré des Playoffs. Donovan, Rudy, Quin, c’est le moment les gars.

2007. Cela fait depuis 2007 que le Jazz n’a pas goûté à la moindre Finale de Conférence. C’était l’époque où Deron Williams était dans la discussion des meilleurs meneurs NBA, et que Carlos Boozer était un joueur calibre All-Star. Bref, une éternité. On pensait vraiment que l’année 2021 allait mettre fin à cette série. Après la superbe régulière réalisée par les hommes de Quin Snyder (52 victoires – 20 défaites, première place de l’Ouest), après un nouveau titre de Défenseur de l’Année pour Rudy Gobert, après un trophée de Sixième Homme pour Jordan Clarkson, et un backcourt calibre All-Star avec Mike Conley et Donovan Mitchell, les planètes semblaient enfin alignées. Oui, mais non. Alors qu’ils menaient 2-0 et qu’ils possédaient l’avantage du terrain face aux Los Angeles Clippers en demi-finales de Conférence Ouest, les Jazzmen sont tombés en s’inclinant quatre fois de suite, avec un Game 6 au scénario improbable où Utah a pris la sauce par Terance Mann et ses copains. Une fin brutale après une saison qui s’était pourtant si bien déroulée. Si les petits bobos de Mitchell et l’absence de Conley en Playoffs ont évidemment pesé dans l’élimination prématurée du Jazz, difficile de se cacher derrière ce genre d’excuses quand on sait que la superstar des Clippers Kawhi Leonard n’a même pas pu terminer la série à cause de sa blessure au genou. Pas besoin d’y aller par quatre chemins, le Jazz n’a tout simplement pas réussi à assumer son statut quand il fallait se comporter en patron.

Le gros cap franchi en saison régulière n’a donc pas été confirmé en Playoffs. Une vraie déception forcément mais au final, on peut se dire tout de même que le Jazz a réussi à faire un vrai pas en avant. Cela fait deux décennies qu’Utah n’avait pas terminé une campagne avec un pourcentage de victoires dépassant les 70%. Et ça, il ne faut pas l’oublier quand on fait le bilan de la saison 2020-21 du Jazz. Sauf qu’aujourd’hui, cela ne suffit plus de briller en saison régulière. Cette case a été cochée, la prochaine c’est logiquement d’arriver enfin plus loin en Playoffs. Tout autre résultat qu’une qualification pour les Finales de Conférence Ouest 2022 serait synonyme de stagnation pour la franchise de Salt Lake City. Vous avez Donovan Mitchell qui est en pleine ascension, Rudy Gobert qui touche son prime, Mike Conley qui a été prolongé durant l’intersaison, tout ça avec Bojan Bogdanovic, Joe Ingles, Jordan Clarkson et Royce O’Neale pour compléter le noyau. Vous ajoutez à ça une intersaison plutôt bien gérée avec des arrivées comme celles de Rudy Gay, Eric Paschall ou encore Hassan Whiteside. Comme l’a dit Spida, « l’heure a sonné ». Et l’arrière All-Star a bien raison de mettre ce coup de pression sur son équipe. Il y a du talent, la continuité est là, le groupe se connaît bien et a vécu pas mal de choses ensemble, et le Jazz reste sur une saison où il a terminé dans le Top 5 de la NBA à l’efficacité offensive ET défensive. Tout semble donc réuni pour pouvoir franchir ce fameux cap en Playoffs. Pour se mettre en position de gagner sa place en Finales NBA, ce qui serait une grande première pour les Mormons depuis la fin des années 1990 et l’ère John Stockton – Karl Malone.

On le sait, souvent, il faut passer par de grosses déceptions avant d’atteindre la Terre Promise. On l’a vu à de nombreuses reprises avec certaines équipes qui ont récemment gagné le titre. Il suffit de regarder l’exemple des Bucks de Giannis Antetokounmpo, qui ont perdu à deux reprises en Playoffs malgré de grosses saisons régulières, avant d’aller enfin au bout. Mais on a aussi vu des équipes ambitieuses qui n’ont jamais réussi à franchir ce fameux cap. Vous vous rappelez des Clippers version Lob City, qui ont enchaîné six campagnes de Playoffs sans réussir à atteindre les Finales de Conférence une seule fois ? On se rappelle comment ça s’est terminé, avec un groupe qui a fini par exploser. Est-ce que le Jazz est une équipe de la première ou de la deuxième catégorie ? Est-ce que le Jazz a ce qu’il faut en lui pour faire mieux que ces cinq dernières années (deux éliminations au premier tour, trois en demi de conf) ? Est-ce que le désir de revanche suivant la grosse déception des derniers Playoffs peut pousser Utah à revenir vraiment plus fort ? C’est clairement ce genre de questions qui vont planer au-dessus des montagnes de SLC cette saison, peu importe les résultats en saison régulière. Dans une Conférence Ouest qui s’annonce ouverte malgré le statut de grand favori accompagnant les Lakers, le Jazz doit avoir son mot à dire quand le moment de vérité arrivera.

Désormais contrôlé par un nouveau propriétaire nommé Ryan Smith et avec un Dwyane Wade également dans les parages, le Jazz est ambitieux mais la pression commence à se faire sentir sur le groupe de Quin Snyder. Les Mormons doivent prouver qu’ils peuvent être plus qu’une équipe de saison régulière, car c’est la réputation qui leur colle à la peau aujourd’hui. Alors, 2022, enfin la bonne année pour Utah ?

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