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LeBron James va organiser un minicamp avec les Lakers à Vegas : on a imaginé le déroulé du week-end et spoiler, c’était le zbeul

Las Vegas

Même les Bad Boys n’avaient pas autant de têtes brûlées au mètre carré.

Source image : YouTube/ LA Lakers RT

Alors que les camps d’entraînement commencent dans même pas une semaine, les Lakers ont décidé de prendre de l’avance en s’organisant une petite session de trois jours sur le week-end à venir, à Las Vegas. L’info vient de Shams Charania, l’initiative est sortie du cerveau de LeBron James, et le scénario est imaginé par TrashTalk. On s’assoit, on se régale.

Tout nostalgique de la bague 2020 après un exercice 2020-21 claqué au sol décevant de ses Lakers, le King s’est réveillé un bon matin en se disant que commencer cette nouvelle saison comme il l’avait fait pour celle du titre, serait une excellente idée. Ainsi, comme à la fin de l’été 2019, le Chosen One a décidé d’organiser un mini-camp d’entraînement de trois jours pour préparer… le camp d’entraînement dans une semaine. Rien de plus logique. Bref, il y a deux ans, cette petite escapade avait permis d’intégrer Anthony Davis et l’édition de cette année permettra d’accueillir Russell Westbrook. Mais aussi Carmelo Anthony, Trevor Ariza, Malik Monk, Kendrick Nunn, DeAndre Jordan, Wayne Ellington et de voir revenir les vieilles bouilles de Dwight Howard et Rajon Rondo, bien connues de la Lakers Nation. Un joli groupe de joueurs expérimentés aux caractères plus trempés que le froc de Ben Simmons en Playoffs, accompagnés de quelques jeunots lâchés comme de pauvres brebis innocentes au milieu de ces grands malades. On s’est donc dit qu’il fallait imaginer ce que ce week-end allait donner et attention, les anges de la télé-réalité à Las Vegas saison 148 n’ont qu’à bien se tenir.

Vendredi 24 septembre, LeBron accueille ses coéquipiers un par un dans sa 33ème maison secondaire, celle située à Vegas. Le premier arrivé est Talen Horton-Tucker, le bon élève du groupe. Suivent alors Westbrook, Bazemore, Rondo, Ellington, Nunn, Monk et notre Joël Ayayi national, qui veulent tous faire bonne impression en arrivant à l’heure demandée par le King, à savoir 6 heures du mat’, juste après sa deuxième séance de muscu de la journée (n’est-ce pas Skip Bayless). Le reste de la clique s’en fout pas mal et n’arrivera que vers 9h00 au gymnase. Le gros Davis débarque sans faire de bruit, à l’image de sa personne ; Rajon et Russ, accoudés au bar, s’échangent déjà des mornifles, puis DeAndre, Melo et Ariza se permettent un petit retard de 20 minutes car le dernier cité a eu du mal à décrocher une permission de l’hospice. À peine dans la salle que Trevor rejoint ses amis Wayne et Kent dans les corners où ils resteront toute la journée car ils ne serviront qu’à ça cette saison, de toute façon. Leurs chamailleries terminées, la paire Rondo – Brodie pénètre sur le parquet et les salades de phalanges ne refuseront que dix-sept minutes après cet épisode du bar, Russ tenant trop le ballon pour Rajon.

En pleine journée, J.R. Smith et Dede Drummond débarquent dans le gymnase en demandant où est « leur gars D-Lo ». Complètement à la masse, les deux compères pensaient que le meneur tatoué jouait encore en Californie et sont gentiment renvoyés par le King qui n’a pas que ça à faire, lui qui essaye déjà de convaincre AD de raser son monosourcil de plus en plus dégueulasse. Enfin bref, à la fin de la séance Dwight et DeAndre se lancent dans un concours de lancers-francs où le premier à en planter deux de suite sera titulaire. Après 38 minutes de souffrance pour le plexi, Mister Howard gagne sa place dans le starting five. Le soir, pendant que Joël Ayayi et LeBron discutent œnologie, DeAndre Jordan, Melo et Trevor Ariza s’en vont faire un tour au casino… et croisent Dennis Rodman entouré d’une dizaine de jolies jeunes femmes aussi vêtues que Gérard à l’été 2016. Les trois trentenaires se disent alors qu’ils sont trop vieux pour ces conneries et rentrent immédiatement se coucher, avec tout le monde.

Samedi, jour 2 de l’aventure – car oui c’est une aventure – et le King est déjà à bout. Marre de Westbriques, marre de Kendrick Nunn qui se prend pour James Harden alors qu’il est juste Kendrick Nunn, donc direction la salle de muscu. Et là, c’est le drame. Les vieux os de Trevor, Melo, Bazemore et compagnie ne tiennent plus et craquent toutes les 20 secondes. Pendant ce temps, Mister triple-double se régale sur le tapis et en est déjà à 12 kilomètres parcourus, tandis que LeBron en est à sa 200ème traction (la séance a commencé il y a 15 minutes). Il ne manquait plus que ça, Dennis Rodman passe à l’improviste et soulève 230 kilos au développé-couché, une vodka à la main et 50 printemps derrière lui. L’ancienne gloire des Bulls confie ne pas avoir dormi depuis quatre jours et se pronostique 4 grammes dans le sang, « grand minimum ». Tout cela sous les yeux de Malik Monk qui n’arrive même pas à bouger les poids avec ses bras en forme d’asperge. La séance se termine avec un Anthony Davis en train de cracher sa Gatorade dans laquelle LeBron a glissé quelques énergisants, un Wayne Ellington en train de cracher du sang, et Rajon Rondo en train de cracher sur Russ. Bref, l’aprèm est ensuite dédiée à une bonne sieste ainsi qu’une longue séance de récupération, tout particulièrement appréciées par Trevor Ariza et Kent Bazemore qui n’avaient plus transpiré de la sorte depuis leurs 25 ans, c’est-à-dire il y a environ une quarantaine d’années. La journée s’achève dans la grande salle avec un repas de cohésion lors duquel Beastbrook lâche un défilé de mode à rendre aveugle Pierre Bergé, Joël Ayayi doit chanter les lacs du Connemara avec une baguette à la main, et Rob Pelinka a 36 appels en attente de Damian Lillard, le suppliant de le faire venir sur Hollywood Boulevard. Ah oui, et Gérard a de nouveau débarqué, mais cette fois-ci pour balancer un bol de soupe dans la tronche de Frank Vogel, histoire de rappeler le bon vieux temps.

Dimanche matin, 8h 30, les corps rouillés de l’EHPAD Lakers se réveillent difficilement tandis que Russell et le King sont toujours au gymnase, en plein concours de tractions à trois doigts. Une mini-sieste et un café plus tard, les deux freaks sont rejoints par le reste de l’effectif. Sur les nerfs, Rondo et Dwight commencent à s’embrouiller, quand tout à coup le frère de Rajon débarque pour aider son bro. Heureux de cette coïncidence, Westbrook voit alors ici une parfaite occasion de régler ses comptes et décroche une mandale de ferrailleur à ce dernier. Au beau milieu de ce bordel organisé – mais prévisible -, Austin Reaves se pointe en se demandant ce qu’il se passe. Mais surtout les joueurs ne comprennent pas qui est ce mec. Car oui, personne ne le connait avec son pauvre petit two-way contract et même Rob Pelinka avait oublié de le rajouter sur le groupe WhatsApp. Enfin bref, l’arrivée du rookie calme tout le monde et les choses sérieuses reprennent. Le vieux Melo est au bord de l’asphyxie et enfile donc son hoodie favori, devenant le temps de quelques heures, le meilleur joueur du monde. Le week-end se termine tranquillement, dans un calme qui a tant manqué. L’effectif se sépare, tout en n’oubliant pas de faire une jolie photo mytho pour les réseaux, sur laquelle tout le monde sourit alors que 138 droites ont été distribuées.

Bon ok, on a peut-être un chouïa forcé le trait mais on ne serait pas étonné que ce week-end se déroule un tantinet comme ça, pour la bande à Frank Vogel. Beaucoup de têtes brûlées, d’animosité et d’égos réunis, le tout dans la ville de tous les vices, ça promet une bande-annonce passionnante à suivre, alors imaginez un peu la saison complète.

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