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Steven Adams ne pense pas que sa réputation à Memphis soit bonne : faire craquer Zach Randolph jusqu’au beignet, le Tennessee se souvient

Steven Adams

*Grognement bovin*

Source image : YouTube

Voir une terre hostile devenir son chez-soi, tel est le risque lorsque l’on joue en NBA. Avoir eu des mots, des gestes, de la condescendance, tout ça peut facilement vous retomber sur la tête si votre franchise décide de vous envoyer par Colissimo chez l’ennemi. Pour Steven Adams, fraîchement débarqué à Memphis, le processus de réconciliation avec sa nouvelle fanbase va être un peu longuet. Peut-on lui en vouloir d’avoir défendu mère Thunder ? On débrief.

« Il est ce joueur que l’on connaît, à savoir une boîte à hématomes à présent redoutée par une bonne partie des intérieurs de la ligue. », écrivions-nous le 15 octobre 2014. Fut un temps, Steven Adams était considéré comme un joueur « dirty », prêt à blesser le monde entier pour permettre au Thunder de repartir avec la victoire. Les choses ont changé, il correspond aujourd’hui davantage à un monstre gentil, qu’à la description dressée il y a sept ans. Mais la différence de perception ne vient pas de notre unique retournement de veste, simplement de son développement en tant que joueur, devenu réputé pour autre chose que ses coups bas. Récemment débarqué à Memphis avec Eric Bledsoe, dans un trade impliquant Jonas Valanciunas, le plus célèbre Dothraki des Zitazounis paie aujourd’hui ses actions passées lorsqu’il avait poussé Z-Bo à la faute lors du Game 6 des demi-finales de Conférence Ouest 2014. En l’espace d’une seule rencontre, l’intérieur néo-zélandais s’était construit une réputation de mal-aimé dans le Tennessee en compilant les petites actions de vicelards, jusqu’à ce que Zach Randolph ne lui dégaine une mandale de caviste, qui coûtera d’ailleurs à l’Ourson une suspension pour le match 7.

« Je pense que ma réputation ici n’est pas très bonne, parce que Z-Bo (Zach Randolph, ndlr) m’a donné un coup de poing au visage en tant que recrue, et puis vous avez perdu le septième match à cause de ça, juste pour évoquer de vieux trucs. » – Steven Adams

Boarf, ça fait quand même sept ans que cet épisode est derrière nous, et même s’il a probablement coûté une Finale de Conférence aux Grizzlies, Steven Adams courrait encore pour son écurie de l’époque. Les plus optimistes y verront même un joli signe, faisant le rapprochement entre sa débauche d’énergie passée, et celle qui l’attend sous les spots du FedEx Forum. Alors oui, on aura peut-être le droit à deux matchs lors desquels Stevie se fera timidement siffler par sept zigotos, mais ses 7,6 points et 8,9 rebonds de moyenne la saison passée risquent de faire oublier ce pourquoi il l’est. Ça fait toujours du bien d’accueillir un viandard dans la peinture, rien que pour assurer un peu de réponse et de défi aux grands intérieurs de la Ligue. Lui d’ailleurs, s’intéresse d’ores et déjà à la culture de sa nouvelle franchise, laquelle pourrait très rapidement correspondre à son éthique de boulot.

« Je me souviens vraiment du type de batailles livrées (à Memphis, ndlr) car ils avaient une équipe vraiment sérieuse. Je pense avoir une bonne idée de ce à quoi ressemble la culture de l’équipe, en ayant joué contre elle. Mais je vais juste devoir mesurer ce que c’est que lorsque vous en faites partie. » – Steven Adams

Aussi ironique qu’inimaginable il y a sept ans, c’est ainsi que devait se terminer l’histoire, apparemment. On suivra très attentivement l’évolution du Néo-zélandais sous ses nouvelles couleurs, en espérant que les supporters de Memphis ne lui réservent pas un accueil spécial « Eder à Lille »

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