News NBA

Les Aces de Las Vegas ont retiré le maillot de Becky Hammon : la ville et le nom ont changé, la légende va rester

Becky Hammon

Célébrée, en mif.

Source image : YouTube

Une carrière de grande malade et puis s’en va. Honorant 8 saisons passées dans le Texas à enfiler des perles depuis les sept mètres, les Aces de Las Vegas – originellement les San Antonio Silver Stars – viennent de retirer le maillot de Becky Hammon. Un hommage à la hauteur de la joueuse, aujourd’hui assistante de Gregg Popovich. On débrief.

Quelques jours seulement après que Yolanda Griffith et Lauren Jackson aient été intronisées au Hall of Fame, c’est au tour de Becky Hammon d’être célébrée pour une partie de son œuvre. Le maillot de l’assistante des Spurs vient d’être retiré par les Aces de San Francisco, naming sous lequel elle n’a jamais joué, étant donné qu’à l’époque l’institution s’appelait encore les San Antonio Silver Stars. Mais ce qui est plus difficile à comprendre, c’est que ces mêmes Silver Stars ont déjà retiré son maillot en 2016. La logique veut donc que la même franchise, simplement sous un autre blaze, lui retire une seconde fois son maillot, alors qu’elle n’a même pas disputé un seul match avec les Aces ? M’enfin, pour vous simplifier tout ça, c’est dans le Texas, sous le maillot des San Antonio Silver Stars donc, que l’arrière a réalisé ses plus belles saisons en tant que joueuse avec notamment des Finales perdues en 2008 contre Detroit. Collectivement, sa carrière WNBA fut malheureuse avec cette dernière marche infranchie, mais Becky Hammon s’est vue consolée par une médaille de bronze aux Jeux Olympiques de 2008 et une seconde place à l’Euro 2009, décrochées avec la sélection nationale russe. Ignorée par la Draft 1999 puis repêchée par le New York Liberty, rien n’était gagné avant qu’elle ne le réalise, et c’est grâce à un style de jeu bien caractéristique qu’elle a fini par marquer les deux seules franchises de sa carrière. On pense notamment à ce flow peu commun lorsqu’il s’agissait d’aller poser un lay-up, à la limite de la cuillère en descendant la main concernée plus bas que terre. Mais son plus grand atout fut sa capacité à dégainer rapidement du parking tout en se créant ses propres tirs, alimentant 13 points, 2,5 rebonds, 3,8 assists et 1,1 interception d’un pourcentage de carrière à 38% de loin.

Récemment, la WNBA a publié sa liste des 25 meilleures joueuses de tous les temps : Tamika Catchings, Yolanda Griffith, Lauren Jackson, Sue Bird… et Becky Hammon. C’est marrant le hasard, apparaître dans cette liste et voir son numéro, le 25, être retiré par son ancienne franchise dans la foulée. Beaucoup diront alors – et la remarque est loin d’être ridicule -, « mais comment une joueuse peut-elle être dans le Top 25 All-Time sans titre, et en ayant scoré seulement 13 points de moyenne par match ? ». Il faut savoir que statistiquement parlant, la WNBA et la NBA sont simplement incomparables. La plus grosse moyenne de points chez les dames ? C’est Cynthia Cooper, avec « seulement » 21 unités par match sur l’ensemble de sa carrière. C’est déjà pas mal direz-vous, mais encore peu par rapport aux 30 puntos d’un Wilt Chamberlain, aux 27 pions de LeBron James ou même aux 23 plaques de Carmelo Anthony. Loin de nous l’idée d’émettre un comparatif – à l’objectif de démonstration bancal – entre les deux genres, simplement de montrer qu’il ne faut pas sous-estimer l’impact qu’a eu Becky Hammon à la simple lecture de ses statistiques. Une pure légende, on vous dit.

« Je n’ai pas été draftée, j’ai joué 16 ans, je n’étais pas censée être là mais j’y suis. J’espère perpétuer l’impact de la WNBA. » – Becky Hammon, pendant le retrait de son maillot

Si les jeunes filles cherchent des modèles, la WNBA n’est pas avare en belles histoires de ce genre. En attendant de marquer l’histoire en devenant la probable première dame à s’assoir sur un banc NBA en tant que head coach, Becky Hammon se remémore de chouettes soirées à dégainer de loin, chaussures aux pieds. Sera-t-elle l’une des premières à réussir une transition parfaite entre le costume de joueuse, puis celui d’entraîneuse ?

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



To Top