Bucks

Les Bucks froncent les sourcils et culbutent Atlanta : 125-91, 1-1, on ne se moque pas deux fois du patron

Giannis Antetokounmpo Bucks preview

Freak City.

Source image : NBA League Pass

Quinze, soit environ le nombre de classes d’écart ce soir. Les Bucks ont déroulé un basket-ball de gala devant des Hawks correctement restreints par l’armada de Mike Budenholzer. Bravo à ceux qui on pu constater cette domination en direct, et pour les autres qui auraient zappé sur M6 pour Le Shopping de Laurence Boccolini, on vous résume les galères géorgiennes. Débrief.

Que faire au lendemain d’une bonne cuite ? Ne pas sombrer dans la facilité, réagir et quitter le bateau tangible navigant proche des eaux de l’échec. En d’autres termes, il faut jouer les canonniers et couler le corsaire adverse avant qu’il ne réussisse son abordage. Les Bucks ont laissé fuiter le Game 1 entre les mains d’un Trae Young aussi historique que sa situation capillaire. L’avantage du terrain n’est plus propriété du Wisconsin et Mike Budenholzer enchaîne les insomnies à l’idée de se faire sortir par le Duc de Géorgie. À l’approche de cette seconde joute, on zieute en direction des infirmeries où Donte DiVincenzo (Bucks) et De’Andre Hunter (Hawks) sont consignés jusqu’à la saison prochaine. On apprécie cependant le retour aux affaires de Cam Reddish qui n’avait plus joué au basket-ball depuis février, à cause d’un précédent souci au tendon d’Achille droit. Même si l’idée de la soirée reste de profiter des bastonnades du Fiserv Forum, voilà une information ô combien importante pour la rotation de Nate McMillan qui récupère un long morceau de fraîcheur. Au passage, quelqu’un sait-il où se trouve Tony Snell ? Non parce que c’est bien beau de tourner à 57% du parking sur la saison régulière, mais si c’est pour se transformer en Eddie David dans les moments clés, autant prendre une année sabbatique pour découvrir la Laponie.

Le premier quart-temps est disputé, la suite ne l’est pas : un bon gros spoiler qui résume honnêtement la rencontre. Si les Bucks réussissent leur entame et envoient 7/12 à 3-points, les Hawks parviennent à rester au contact via une certaine cohérence collective. Il a beau avoir le démarrage en côte d’une vieille Nevada et le voyant de la portière ouverte toujours allumé, Danilo Gallinari cale tranquillement ses points au poste. La gestion de Trae Young est pour l’instant classieuse et fine, en attendant une suite au scénario complètement foiré. Les Daims – quant à eux – déroulent un basket-ball propre à souhait : Brook Lopez fait étalage des bienfaits que spacing apporte, Khris Middleton commence à mettre dedans et le Greek Freak enchaîne les facilités dans la défense géorgienne. Complètement inconscient du carnage à venir, le trio arbitral clame le début du second quart-temps. Les Bucks se mettent alors à encorner des Faucons pas frais : Julian Newman prend la place de Trae Young et Workout Channel enfile les pompes de Kevin Huerter. La folie s’empare du Wisconsin quand Pat Connaughton cale une bombinette des quarante-seize mètres. Petite goutte de hustle au beau milieu d’une démonstration collective, Bobby Portis se fritte avec John Collins et euphorise un banc aux allures de kop. On adore le coast-to-coast de Brook Lopez qui – comme dirait nos mères – protège son cerceau avant de monter sur un Clint Capela livide et chosifié. Action bénigne au milieu de la boucherie, Cameron Reddish fait tomber le jogging et file re-smacker le parquet. Un fait rapidement annexé par la grosse séquence de Jrue Holiday : le guard de Milwaukee muselle Trae Young et – de l’autre côté du parquet – efface celui qui n’avait plus joué depuis février. À l’entracte, le Trae a d’ores et déjà perdu 8 ballons. Huit ? Plus que tous les Bucks réunis ? Huit (Milwaukee Bucks 77 – 45 Atlanta Hawks).

« Ouai les mecs, ils ne peuvent pas tirer à 10/19 du parking jusqu’à la fin, on va les plier les mecs ». Petite exclu du speech de Nate McMillan à la pause, de quoi remotiver une troupe de déserteurs, non ? Non. La suite est semblable à ce que nous avons déjà vu et les Bucks s’arrachent sur toutes les gonfles vacantes. On pense notamment à cette séquence de P.J. Tucker qui chope deux rebonds offensifs de suite pour permettre le lay-up de Giannis Antetokounmpo. Vous l’aurez compris, la rencontre est pliée et il est l’heure de passer les dédicaces. Gros big up à Jrue Holiday dont la poche est remplie de poils, au Greek Freak pour sa première temps-mi de patron, à P.J. Tucker pour son importantissime don de soi, à Thanasis Antetokounmpo pour être le frère de Giannis Antetokounmpo, au trio Bobby Portis – Bryn Forbes – Pat Connaughton qui a correctement alimenté le banc, et à Cam Reddish pour son retour. Scène moins appréciable, Nathan Knight s’en est allé rejoindre le vestiaire prématurément suite à un petit bobo on ne sait où. Une affaire à suivre, mais si ceux qui la suivront réellement sont douze. Le plus dur pour Atlanta dans cette histoire, c’est qu’en plus de perdre ce match les Faucons perdent potentiellement le momentum mental en s’inclinant plus que lourdement. Bien qu’ils aient chopé le Game 1 mercredi dernier, on a – ce soir – constaté une classe d’écart sur le parquet du Fiserv Forum. La suite nous éclairera, rendez-vous en Géorgie.

Aleum Sanctum Esos, trois mots tirés du Latin et qui donnent « Sandales Surimi Jean-Philippe ». Aucune cohérence, à l’image de la performance dont nous ont gratifié des Hawks métamorphosés. L’avantage du terrain reste du côté de Trae Young et ses petits gars, mais l’avantage mental n’est peut-être plus sous le même toit. 

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