Hawks

Gloire à Atlanta, honte aux Sixers : les Hawks prennent le Game 5 à Philly après avoir été menés de… 26 points !

Sixers choke

Un petit coup de clim au mois de juin, un !

Source : NBA league pass

Incroyable victoire empochée par les Hawks sur ce Game 5. Courageux et appliqués, les Hawks ont su remonter un écart de 26 points dans le troisième quart-temps mais au-delà de cette victoire, l’histoire retiendra plutôt… la défaite monumentale des Sixers. Si Joel Embiid n’avait dans un premier temps pas grand chose à se reprocher sur le parquet, son trashtalking du début de match parait soudainement totalement ridicule. Seth Curry aura lui aussi été exceptionnel, mais son beau-père Doc Rivers, qui n’en n’est pas à son coup d’essai en matière de choke, a beaucoup de choses à se reprocher dans ce revers. 

Premier constat, ce match essentiel à gagner pour les deux équipes n’a pas été abordé à la légère par les Sixers. Teasé par Clint Capela en conférence de presse (« il est fébrile, il est moins dominant car il souffre physiquement »), Joel Embiid arrive conquérant et n’appréciant apparemment pas le qualificatif de douillet. Stratosphérique dans l’entame de match, le pivot des Sixers martyrise John Collins et surtout un Clint Capela soudainement moins bavard. Avec sa palette de jeu au poste haut, il ne rate aucun (!) shoot dans le premier quart temps et termine sa mixtape avec 20 points à 8/8. L’autre joueur diablement brillant dans ce match côté Philly ? Seth Curry, toujours aussi fiable au shoot, tel un… Curry, lui aussi sur des pourcentages impressionnant en première mi-temps. Les Hawks prennent littéralement l’eau, et les offensives timides et les faces déconfites laissent entendre que ce match sera tout simplement une boucherie. Toujours aussi chauds, les Sixers donnent au deuxième quart l’impression… de n’avoir aucun plan de jeu, si ce n’est de faire jouer Embiid au poste haut avant que celui-ci lâche la balle à Curry s’il se fait doubler… et cela fonctionne alors plutôt très bien car Jojo parvient toujours à trouver une solution en cherchant des lancers-francs, en rentrant ses fadeways ou en jouant pour les autres. Déterminé à ridiculiser le Suisse de service, Embiid joue même de roublardise en trashtalkant le pivot suisse, floppant devant lui et obtenant des lancers, encore des lancers, toujours des lancers. Les Hawks sont perdus, le seul joueur essayant alors de limiter la casse est alors Trae Young, plutôt malin pour obtenir des lancers mais paraissant désespéré dans ses assauts.

La deuxième mi-temps commence alors sur le score de 62-40 pour Philly… et la configuration ne change pas d’un poil dans le troisième quart. Le show est toujours mené sur le parquet par le duo Seth-Joel, à tel point que Ben Simmons et Tobias Harris se font même discrets dans l’animation du jeu des Sixers. Après 3 minutes dans le troisième quart, l’affaire a l’air d’être pliée et les hommes de Doc Rivers mènent de 26 points. Jusqu’à la fin de celui-ci Philadelphie gère et ne semble pas plus inquiété que ça, mais Trae Young, tapis dans l’ombre, enclenche alors la deuxième vitesse. Toujours à +18 avant le début du quatrième quart-temps, RAS du côté de la Pennsylvanie, même si Atlanta a réussi à placer un petit run. C’est alors le moment choisi par Doc Rivers pour dégainer le Rivers Circus. Ben Simmons, sorti, Joel Embiid, au repos, Seth Curry à la niche. Le seul joueur du cinq majeur présent sur le parquet est à ce moment Tobias Harris, lui qui signe alors son pire match depuis le début des Playoffs. Dick Rivers. En sous-marin, Atlanta remonte petit à petit son retard pour revenir à -11, seulement deux minutes après le début du dernier round. Sans même la plupart de leur titulaires. Bien emmenés par Danilo Gallinari, Onyeka Okongwu et Lou Williams, Atlanta reprend confiance et Doc Rivers panique comme une Olivia Ruiz en concert au Printemps de Bourges. Son langage corporel montre de l’inquiétude à ce moment du match, surtout lorsqu’il indique à ses leaders de vite revenir sur le parquet.

Jusqu’alors, les Sixers étaient plongés dans un bain de quiétude et de confiance total. Toujours aussi chauds, le duo du soir des Sixers répondait toujours présent. Seulement, à l’aune du money time, Jojo et Seth trouvent du répondant avec… Lou Williams, qui montre tout son caractère et son talent dans ce dernier quart. A six minutes du dénouement, John Collins rentre un 3-points très heureux avec la planche, les Hawks reviennent alors à 8 points et l’idée de recoller au score n’est plus un doux rêve. Joel Embiid se met alors à rater une valise de tirs et la confiance change de camp, les Piou-Piou sont galvanisés et Trae Young reprend la casquette de scoreur en chef à Lou Will. Bien décidé à repartir du Wells Fargo Center avec la victoire, Ice Trae inscrit un floater, puis deux autres tirs dans le trafic. Ce run place les Hawks à… quatre petits points des Sixers. Les Hawks verrouillent et les Sixers ne parviennent pas à trouver le moindre shoot facile, une séquence défensive qui confirme le changement de momentum de la partie et la situation en devient presque comique lorsque l’on est pas supporter des 76ers. Sans trop savoir pourquoi Tobias Harris se décide à tirer de façon précipitée, alors même que l’ailier des Sixers est dans une forme désastreuse ce soir, les Hawks ont la balle pour passer devant, et vous l’aurez compris, l’homme idéal à cet instant pour mener à bien cette tâche se nomme Trae Young. Plein de malice, le meneur de 22 ans feinte le tir du parking. Mathis Thybulle, pourtant très bon défenseur, se jette comme un bleu et, ni une ni deux, Young se jette à son tour dans ses bras pour obtenir trois lancers. Il les inscrit sans trembler et Atlanta est alors devant d’un point ; 105-104.

Toujours persuadé d’être le meilleur joueur sur le parquet, Tobias Harris prend un nouveau lay-up… bien évidemment contré comme un tir de collégien par John Collins. A 50 secondes de la fin, Danilo Gallinari en rajoute une couche et, ne trouvant pas la solution dans une attaque en fer à cheval, Embiid provoque des lancers… qu’il ratera, évidemment. Au sommet du ridicule, Embiid et sa troupe nous auront livré un beau spectacle de cirque entre blabla non-assumé, choix idiots en attaque, défense fébrile et perte de maitrise dans le clutch. Doc Rivers réitère son exploit après son choke historique contre le Houston de Kevin McHale en 2015 et celui de l’an dernier face aux Nugegts, à la tête de Sixers qui auront donc réussi à perdre avec un Seth Curry à 36 points à 13/19 au tir et un Embiid à 37 points à 12/20. L’implication de joueurs comme Ben Simmons et Tobias Harris sur ce match pose question, le pourcentage aux lancers du premier aussi, et le leader de l’Est est désormais mené 3-2…

Les Sixers vont devoir très vite se réveiller pour ne pas être la punchline de la NBA pendant un an. Parler c’est bien quand on assume, se vouloir défenseur de l’année c’est bien quand on le montre et développer un plan de jeu incluant le collectif c’est bien aussi dans le money time. Les Hawks se retrouvent leaders de la série et peuvent finir le travail chez eux demain soir au Game 6 mais, pourtant, l’impression visuelle du match donne plus l’impression d’une succession de choix incompréhensibles de Philly que celle d’une domination soudaine d’Atlanta. Mais peu importe car, comme le disait un fameux oracle, only victory win.

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