Nets

Traque aux Daims dans le Barclays Center : ces Nets là sont trop forts, on demande une réaction à Milwaukee

Kevin Durant

Slim Reaper.

source image : NBA League Pass

« Oh, on t’embête Kevin ? Tu le dis hein, sinon on repasse demain ». Bien à la maison, la Faucheuse a mobilisé tous ses petits ouvriers pour mettre la main à la patte. L’objectif ? Laver tout ce foutoir en trois minutes avant que la patronne ne revienne. Une mission réussie ? Débrief.

La jolie boxscore maison, c’est par ici

Round 2 ! Si le combat entre Logan Paul et Floyd Mayweather s’est avoué révélateur de notre ère – à savoir totalement chelou – la deuxième manche de ce Brooklyn – Milwaukee s’annonce bien plus captivante. L’équipe qui joue régulièrement au rami avec le diable reçoit des Daims à demi-écornés, dont l’objectif est de convertir l’absence de James Harden en braquage du Barclays Center. Il devient coutume de le dire mais – contrairement à l’époque Clutch City – quand le barbu n’est pas là, les adversaires ne se découvrent pas d’un fil. Le roster des Nets est aussi riche que le crumble de nos grands-mères l’est en huile, incitant les Bucks à rester focus sur leur sujet. On va simplement dire que l’indisponibilité de James Harden vient un poco rééquilibrer les débats après la blessure de Donte DiVincenzo. Rééquilibrer les débats ? Un doux rêve qui s’émancipe de la réalité quand les Mens in Black réussissent une entame ô combien clinquante. Guidés par la prose de Kevin Durant, les Nets asphyxient Milwaukee avec des actions à ne pas reproduire à la maison. Le début de partie de Blake Griffin est une nouvelle fois exceptionnel : alors qu’il mimait la vie de Philippe Croizon dans le Michigan, le gros baroudeur lâche une première claquette de plombier. Il remet ça quelques minutes plus tard avec une coupe ligne de fond, ponctuée par un pétard sur Giannis Antetokounmpo. Le Barclays Center surchauffe et l’alogique Kevin Durant multiplie les pull-up paranormaux, dont l’un fait vaciller le Greek Freak. Mais où est-ce que les Bucks sont-ils en train de déconner ? On a le sentiment qu’il suffit d’attendre Giannis Antetokounmpo à deux mètres du cercle pour restreindre le schéma offensif de Milwaukee. Un constat simpliste mais dont la véracité se traduit par des tirs au mauvais tempo (en témoigne le 0/8 de Khris Middleton). Et puis, la vilainerie des quelques Seigneurs Sith est gratifiée par l’apport des role players à Brooklyn : on apprécie l’assassin Joe Harris, le fidèle Bruce Brown et le rarement décevant Mike James (Brooklyn Nets 65 – 41 Milwaukee Bucks).

« La pluie battante ne cesse avec le temps que lorsque l’on lui rend le pareil ». Qu’est ce que cela signifie ? Non pas qu’il faille cracher en direction du ciel, mais plutôt qu’à l’origine de chaque révolte se terre une envie de castagne. La volonté de faire ressentir à autrui ce qu’il nous a infligé plus tôt. Pour Yuta Watanabe sur Anthony Edwards, ça risque d’être compliqué, mais pour les Bucks rien n’est perdu. C’est en tout cas ce que nous montrent Giannis Antetokounmpo et Khris Middleton qui – pleins de belles résolutions – luttent pour réduire l’écart devant la second unit de Brooklyn. Un attelage rapidement éteint par la réaction des Nets : Mike James s’éclate et manque de peu un lay-up… bien claqué par Nicolas Claxton ! D’un petit show Landry Shamet à 3-points découle une dernière possession honteusement symbolique de Kevin Durant. Le Slim Reaper balade son incarcération dans la défense de Milwaukee jusqu’à se tordre en deux pour terminer par un reverse lay-up plein de toucher. Cette action est l’une des dernières ancrées dans nos esprits, le quatrième quart-temps s’étant mué en match de Summer League. Aucune vanne, on a eu le droit à une échauffourée entre Mamadi Diakite et Tyler Johnson. Le Guinéen est donc le premier gars des Bucks à avoir montré un tant soit peu de caractère ce soir. Allez, la seconde manche se termine dans la douleur pour les Bucks qui dégustent le blowout jusqu’au bout (Brooklyn Nets 125 – 86 Milwaukee Bucks). La faute à beaucoup de paramètres, notamment cette maladresse derrière l’arc laquelle est transparente à la lecture du 14/57 envoyé par les barjots du Wisconsin depuis le début de cette série. Une mire qu’il faudra régler à la maison – donc – sous peine d’un départ en vacances prématuré.

En leader d’un effectif brillant de par sa polyvalence, Kevin Durant est logiquement élu homme du match. Les Nets ont bouclé l’affaire en cinq minutes, et le fait que cette phrase ne soit pas juste une façon de parler est extrêmement flippant. Dites, on l’aura vraiment notre suspens ? Affaire à suivre.

 

4 Commentaires

4 Comments

  1. 20syl

    8 juin 2021 à 10 h 17 min at 10 h 17 min

    Ultra impressionné par le niveau des Nets et l’apathie des Bucks. Middleton ça commence à se voir qu’il Choke dans les gros matchs… Dans quelle mesure DiVincenzo manque aux Bucks sur une série de ce type ?

  2. el barbudo

    8 juin 2021 à 22 h 24 min at 22 h 24 min

    Tout à fait d’accord, quelle impression laissée par les Nets. Et sans James Harden en plus !
    Et en même temps, les Bucks semblent aussi incapable de réaction que le Heat contre eux au tour précédent.
    Par contre je suis pas d’accord avec ce que tu dis sur Middleton. Certes, il est complètement passé au travers de ces deux premiers matchs face aux Nets. Mais n’est-ce pas lui qui a mis le panier qui tue le Heat au match 1 ? N’est-ce pas lui, lors des playoffs 2018, qui avait maintenu les Bucks en vie face aux Celtics avec un improbable buzzer beater ?
    Non, pour moi, celui qui déçoit chez les Bucks au moment des playoffs, c’est Giannis. C’est lui la giga star, des Bucks et de la NBA. C’est lui qui doit porter son équipe et surtout maintenir ses standards de saison régulière en playoffs (les plus grands améliorent leurs stats lors des playoffs, Giannis, il les maintient ou alors elles baissent). Lors des défaites des Bucks les saisons précédentes, ce sont les matchs ratés de Giannis qui leur ont coûté des matchs importants et des séries de playoffs.
    En tout cas, cette finale avant l’heure (pour moi) accouche d’un premier tour très déséquilibré (pour l’instant).
    Mais qui pourra arrêter les Nets si même les Bucks prennent tarif à ce point ?

    • 20syl

      8 juin 2021 à 22 h 48 min at 22 h 48 min

      Oui j’avoue y aller un peu fort sur Middleton. Clairement Giannis pèse trop peu. Ces Bucks me laissent le même impression que contre le Beat en 2020 : sans solutions..

      Le vainqueur de cette série sera champion (tu l’auras lu ici ^^). En espérant une réaction des daims !

  3. DaMz

    13 juin 2021 à 11 h 13 min at 11 h 13 min

    J’ai beau être parfaitement conscient du niveau de Durant, je ne parviens décidément pas à l’apprécier. Le petit clip ou il pose son tir, presque OKLM, devant Giannis, c’est fort… mais derrière il fait le lion alors qu’en réalité, c’est simplement l’agneau qui joue le mieux à la baballe of all times.
    Cette équipe est overloaded et cette facilité, c’est ce que ce KD a toujours connu ET recherché. Ca ne peut que heurter son héritage, même s’il gagne cette année ce qui est très probable. Un Dirk me parait être doté d’une aura 1000 fois supérieure, rien que pour 2011. Durant devrait travailler son ambition, autrement il n’atteindra jamais son objectif tacite : être une pointure all time, l’égal d’un MJ, Lebron, Kobe et consorts. On ne s’en rappellera que comme une scoring machine dénuée de tout caractère et il ne l’aura pas volé.

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