Hawks

Les Hawks ont mis des barbelés dans leur nid : défense de fer, solidité offensive, et des Knicks qui n’ont jamais vu le jour

Trae Young 29 mai 2021

« Le vilain » a encore frappé.

Source image : YouTube

Sûrement la série la plus… Playoffs de ces Playoffs : deux équipes à niveau presque égal, une ambiance folle, de la tension entre les équipes, des têtes brûlées et des vétérans de partout, bref une intensité très… Playoffs on vous dit. Après être allé gratter un match au Madison Square Garden, Atlanta prend désormais la tête dans cette série, et ça promet pour la suite.

La boxscore de ce match très East Coast c’est juste ici

DEFENSE ! DEFENSE ! Ce petit truc pratique dans un match de basket était cette nuit le mot clé de Nate McMillan. Le coach NBA possédant le meilleur bilan de la Ligue depuis le 1er mars a clairement posé sa carte Yu-Gi-Oh « Force de miroir » contre New-York, il a pris l’ADN de Tom Thibodeau, l’a malaxé, a réussi à investir tous ses hommes, puis a dead ça tel un chakal. Parait même que le coach un peu rond s’est inspiré des quatorze derniers confinements en France pour l’imposer dans sa moitié de terrain face au variant new-yorkais. On insiste, mais on aura été cette nuit réellement bluffé par la défense des Faucons, un squad qui a mis l’intensité nécessaire, qui a coupé toutes les lignes de passe et qui a opéré les bons double-team. De’Andre Hunter a notamment fait un é-norme boulot pour verrouiller l’accès à son cercle et racheter l’entièreté de la famille de R.J. Barrett. Clint Capela a également beaucoup intimidé ses adversaires, peut-être avaient-ils peur d’attraper sa teinture s’ils entraient dans sa peinture, dur dur les rimes en ur. Kevin Huerter, qui doit être élu bientôt Rookin Of The Year, a pour sa part bien aidé offensivement mais a surtout fait lui aussi très bon travail défensif. John Collins a également fait le job en rentrant dans la tête de Julius Randle dès l’entre-deux, Danilo Gallinari s’est transformé en Danilo Pereira même si en face l’attaque du Kevin Knox FC ne pouvait rien faire, punchline gratuite mais punchline quand même.

Mais si la défense a vraiment fait le match pour les Hawks, l’attaque n’a pas trop à rougir non plus : Trae Young a été impeccable avec ses 21 points et 14 passes en prenant tout au long du match les bonnes décisions, rentrant de bons gros tirs climatisants et des gros floaters tout en nourrissant les copains, notamment Clint Capela sur pick and roll. On peut également continuer de parler de la connexion Ice Trae – John Collins, en espérant tout simplement que la connexion Benzema-Mbappé sera aussi efficace. Beaucoup d’intensité dans ce match, beaucoup de contacts, et bien sûr à la fin, toujours, un peu de trashtalking. Après s’être bien fait secoué et chambré par un Madison Square Garden absolument en feu, le meneur d’Hotlanta a cette fois-ci pu s’appuyer sur sa State Farm Arena pour faire monter la sauce et manquer de respect aux bockers en fin du match avec quelques dribbles qui lui auraient occasioné un léger chassé s’il avait croisé Roy Keane ou  Nigel de Jong.

Côté Knicks ? Disasterclass pour Julius Randle et R.J. Barrett en revanche. 14 points à 2/15 pour un MIP décidément en grande souffrance dans cette série, relativement ignoble, et un coach qui lui a même envoyé un rare message en le mettant bien assez longtemps sur le banc dans le quatrième quart-temps. Une fois de plus pas à la hauteur, trop perturbé par les prises à deux, pas dans son élément, tout simplement. R.J. Barrett ? Le jeune canadien a également été infâme avec 7 points au compteur et une adresse carrément censurée. Les oranges et bleus ont besoin de leurs deux leaders offensifs pour être dangereux mais cette nuit les deux hommes avaient ont malheureusement mis leur cape d’invisibilité. La franchise de Scott Perry a laissé son adresse au MSG, bien dommage quand, de surcroît, la raquette est verrouillée. Derrick Rose a pour sa part pu éclore une nouvelle fois dans ce match en mode Kobe (30 points mais un scoring cach,at surtout la misère offensive de son équipe). Le MVP est rentré très fort dans le match et a tenté ensuite de maintenir son équipe en vie mais personne ne suivait.

Il manque un scoreur pur dans cette équipe, pas une nouvelle non plus ça, il manque ce mec qui aurait pu renverser cette muraille de Géorgie trop difficile à contourner. Attaques trop brouillonnes et chaotiques pour Julius Randle et ses coéquipiers. un Nerlens Noel très bon et surtout diablement valeureux alors qu’il souffrait visiblement encore bien trop de sa cheville mais qui a réussi à bien performer malgré la douleur et la vision de la coupe de cheveux de Reggie Bullock. Ah oui, nouvelle masterclass de Frank Ntilikina malgré la défaite avec 47,58 minutes sur le banc, 73 checks, 12 bouteilles d’eau passées au voisin.

Ce Game 3 fut intense, notamment dans le premier quart-temps, puis rapidement Hollywood of the South a réussi à creuser un écart d’environ quinze points et à le maintenir tout au long du match. Attention les amis new-yorkais, il ne faudrait pas sombrer et perdre le quatrième match dimanche, parce que ça vous mettrait dans un sacré pétrin.

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