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Les Sixers bien trop forts pour Boston : défense de fer et Joel Embiid dans la raquette, combo fatal pour des Celtics encore décevants

Joel Embiid 7 avril 2021

Aujourd’hui, il y a un monde d’écart entre les Sixers et les Celtics. Un monde et un MVP.

Source image : YouTube

Gros choc cette nuit à l’Est entre deux des institutions de la Conférence, sur une dynamique bien différente cette année mais dont les confrontations valent bien souvent le coup d’œil. Ce qu’il faut retenir au 7 avril 2021 au matin ? Les Sixers ont quelques hectomètres d’avance sur leur adversaire de la nuit, et un paquet de détails sont là pour appuyer ce constat.

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Ne vous fiez pas aux dix points d’écart au final, car sur ce match la différence de niveau entre les deux équipes aurait presque mérité la petite trentaine. Si les Sixers sont actuellement leaders de la Conférence Est ce n’est pas pour rien, et si les Celtics luttent pour leur part dans le ventre mou de Grant Williams de cette même conférence ce n’est pas un hasard non plus. La différence la plus notable entre Philly et Boston cette saison ? Un roster solide de chaque côté, à un pivot près, mais un abattage défensif et une force de frappe offensive bien plus travaillés côté Pennsylvanie, et, surtout, une hiérarchie clairement définie. Tout simplement. La hiérarchie des Sixers ? Un Joel Embiid outre-servi, d’autant plus quand les seuls véritables pivots en face se nomment Robert Williams III et Tacko Fall. Le premier nommé aura fait ce qu’il pouvait mais en tombant dans le piège de son pêché mignon (six fautes en quatorze minutes), alors que le second aura plutôt bien gêné Jojo au second quart avant que ce dernier ne trouve la solution un peu plus loin du cercle et de son surveillant baobab tout en se régalant comme à son habitude aux lancers (35 points, 16/20 sur la ligne). La hiérarchie côté Sixers ? Des lieutenants qui se contentent des miettes en attaque, mais qui n’en laissent pas une seule trainer sur la table. Un Ben Simmons discret mais  efficace à la baguette, un Seth Curry qui met les shoots qu’il faut, un Dwight Howard tellement parfait quand il la ferme, un Tobias Harris dans le dur ce soir mais cette fois-ci remplacé dans le rôle de lieutenant offensif par… Danny Green, intouchable derrière la ligne et auteur de 17 points dont une quinzaine en première mi-temps. Mais cette hiérarchie offensive n’aurait lieu d’être – poke les Blazers – sans une véritable organisation défensive, et cette nuit ce fut un perfect pour les hommes de Doc Rivers, une de plus pour la deuxième défense la plus efficace de la ligue. Ben Simmons et Matisse Thybulle en premier rideau, Seth Curry et Danny Green clairement sous-cotés dans leur partie du terrain, puis, évidemment, Tobias Harris et le duo maléfique Embiid/Howard pour jouer les phares imprenables, tant de problèmes insolubles pour les Celtics, notamment lorsque l’on est pas capable de se passer un minimum le ballon.

Car il est bien là le souci des Celtics, dans cette incapacité à faire vivre la gonfle, dans cette mauvaise habitude prise d’envoyer tout le monde au feu et chacun son tour, sans chercher plus loin que le bout de son nez. Excepté Marcus Smart qui cherche parfois les bonnes solutions, personne dans cette équipe ne semble cette année avoir la fibre altruiste, chaque extra-passe est en fait la passe de trop, et on a donc assisté cette nuit à un espèce de point de non-retour lorsque les C’s font face à une défense aussi bien organisée que la bande de potes de Jul. Privés d’Evan Fournier pour booster le banc, les Verts s’en sont donc remis, as usual, au trio Jayson Tatum / Jaylen Brown / Kemba Walker pour s’en sortir, sauf que tout ne s’est pas vraiment passé comme prévu… Tatum ? Absolument dégueulasse en première mi-temps et efficace uniquement par séquence en deuxième, lors des rares moments où la défense des Sixers ne le menottait pas loin du ballon. Jean-Lin Marron ? N’a pas semblé dans son assiette, a pris peu de tirs, le second trimestre est clairement moins bon que le premier et il faudra se ressaisir avant les partiels. Kemba ? Continue mon grand, il y a un an on parlait de toi comme de l’un des meilleurs joueurs de l’histoire de ta franchise et à ce rythme ta valeur sera la même que celle de Frank Ntilikina, la défense en moins. Allez, puisqu’il faut toujours finir sur une note positive, évoquons au moins le… ah bah non, rien de positif en fait, genre rien du tout, si ce n’est une défaite logique face à une équipe meilleure que la leur à tous niveaux. Meilleure en attaque, meilleure en défense, meilleure dans l’envie, mieux équilibrée et mieux coachée.

On connait la chanson, seule la vérité des Playoffs importe, et si un autre genre de Vérité bostonienne a récemment un peu pété les plombs, on est aujourd’hui en droit d’espérer, déjà, que les Celtics se sortiront indemnes… du play-in tournament. Wow. Les Sixers, eux, restent en tête à l’Est et mettent – un peu – la pression sur Brooklyn, quelques dizaines de mètres au dessus de leur victime du soir. 

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