News NBA

Gary Trent Jr. assassine Washington au buzzer : non, supporter les Wizards n’est pas une raison prioritaire à la vaccination

Gary trent jr.

The North Remembers.

source image : NBA League Pass

Sur l’échelle de 1 à 10 du buzzer de Kawhi Leonard contre les Sixers, celui-là se situe aux alentours de 1. Pour vous donner une idée de la chose, le game winner de Pierre-Louis Michel devant les écureuils de Noirmoutier équivaut à 3. Peu de hype, une fin de rencontre même pas proposée en audiodescription et un enjeu inexistant : bienvenue dans le ventre – très mou – de la saison régulière. Débrief.

La jolie boxscore maison, c’est par ici

Hormis quarante-huit points et vingt-douze rebonds de Russell Westbrook, rien ne laissait pourtant admissible l’idée de résumer cette rencontre. À l’instant même où ces lignes prennent vie, il est compliqué de trouver satisfaction en ce Raptors – Wizards. À l’approche de son duel de binoclards avec Nick Nurse, Scott Brooks doit composer sans Bradley Beal et Rui Hachimura, tandis que son homologue ne peut compter sur Rodney Hood, Fred VanVleet et Kyle Lowry. Ainsi, Pascal Siakam et Russell Westbrook sont les deux leaders de la partie, portant grande atteinte à ceux qui croient encore au QI basket. Les arbitres déclarent ouvert l’un des pires rendez-vous de la soirée, et le marsupilami cale 4 points et 4 rebonds en 3 minutes de jeu. Dès lors, débarque une horde de statisticiens venue expliquer pourquoi Russ va terminer la rencontre en 40/40. S’ensuit l’éveil collectif des Wizards avec un Deni Avdija excellent dans la tenue de balle, des snipers en les personnes de Garrison Matthews et Davis Bertans, ainsi que d’un Alex Len qui – même si ça fait phrase de type en surpoids – s’assume pleinement. La franchise de la capitale se voit instantanément renommée The Weather Boys, and it’s raining 3-points avec un agréable 9/18 depuis les sept mètres (Raptors 51 – 61 Wizards).

Il ne manquait qu’une petite passe à Russell Westbrook pour avoir validé son triple-double à l’entracte (10/10/9), et l’ancien du Thunder remédie – dès la reprise – à son manquement. Bien que le passage d’Ish Smith soit aussi intéressant qu’anecdotique – avec 10 points, 5 rebonds et 3 assists – les Raptors vont enclencher la cinquième et défaire l’écart dans le dernier quart-temps. Étonnamment précieux, Malachi Flynn est le joueur que Payton Pritchard pense être et sort le match de sa vie : 16 points, 6 rebonds, 4 assists, 4 interceptions et 3 contres à 46% au tir dont 2/4 de loin. Cette performance associée à la folie Pascal Siakam, font que les Wizards perdent le fil. Sur une ultime remontée de balle, Gary Trent Jr. profite d’un manqué de Raul Neto pour crucifier Washington à 3-points, Raptors win. Tout le monde est content : Toronto enchaîne une deuxième victoire consécutive, et la troupe de Russell Westbrook gagne un précieux revers dans l’objectif tanking. De surcroît, l’on peut imaginer que Scott Brooks est plus que jamais sur la sellette : réalité, ou simple manière pour les fans des Wizards de bien dormir ?

Les semaines – si tant est que l’on ne compte pas en mois – se suivent et se ressemblent pour Washington : une once d’espoir renaît lorsque Russell Westbrook claque un triple-double de l’extrême, puis tout se dissipe sous le marasme collectif. Allez, après Scott Brooks, le beau temps.

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



To Top