NCAA

Finale NCAA : Baylor détruit Gonzaga pour remporter le premier titre de son histoire, bye bye la saison parfaite !

86-70 score final, absolument rien à redire.

Source image : Twitter CBS

Invaincus en 31 rencontres cette saison, les Bulldogs de Gonzaga voulaient marquer l’histoire face à Baylor en devenant la première équipe depuis 1976 à boucler une saison avec un bilan parfait. Mais dans une rencontre dominée du début à la fin par les Bears, Joël Ayayi et ses copains n’ont jamais vraiment vu le jour.

Le shoot mémorable de Jalen Suggs contre UCLA restera donc comme un chef-d’œuvre inachevé. L’euphorie de samedi soir a laissé la place aux larmes sur le visage du futur joueur NBA, inconsolable après la défaite des Zags sur le score de 86-70. Ses 22 points (8/15 au tir, mais deux fautes rapides en début de match qui l’ont pénalisé) sont presque anecdotiques tellement les Bears ont montré leur supériorité tout au long de la rencontre. Visiblement usés physiquement et mentalement après l’énorme demi-finale contre les Bruins, les Bulldogs n’ont jamais réussi à répondre à l’intensité proposée par l’université de Baylor, largement supérieure sur le plan athlétique, supérieure partout tout simplement. Comme souvent, le trio d’arrières composé de Davion Mitchell (15 points, 6 rebonds, 5 passes décisives), Jared Butler (22 points, 3 rebonds, 7 assists, MOP du Final Four) et MaCio Teague (19 points) a fait mal. 56 points à eux trois, autant dire qu’ils n’étaient pas effrayés par l’enjeu, bien au contraire, on a eu l’impression qu’ils attendaient ce match la bave aux lèvres depuis très longtemps. Vous ajoutez à ça la contribution d’Adam Flagler (13 points) en sortie de banc, une défense au taquet (14 turnovers pour Gonzaga, 5/17 à 3-points contre 10/23 pour Baylor) et une domination XXL au rebond (38-22, dont 16 offensifs et 11 rebonds pour Mark Vital), et vous obtenez une partition presque parfaite. Les Bears ont commencé le match par un 9-0, ils n’ont ensuite jamais été menés, et ont fini par s’imposer sans trembler.

Pour Baylor, c’est le premier titre NCAA de l’histoire de l’université, un énorme accomplissement pour le coach Scott Drew, arrivé en 2003 alors que les Bears étaient au fond du trou après… le meurtre d’un joueur des Bears par un coéquipier (true story). Mauvais résultats et scandale, la montagne à gravir était énorme. Mais pendant deux décennies, Drew a construit un programme qui est monté en puissance au fur et à mesure des années, jusqu’à atteindre le sommet du basket universitaire. Un sommet qui continue d’échapper à Gonzaga, si près de marquer l’histoire cette année mais possédant toujours zéro titre national au compteur. Déjà perdants lors de la finale de 2017 avec Killian Tillie, les Zags de Joël Ayayi n’ont pas réussi à être à la hauteur du moment. Le Frenchie – qui s’est fait peur avec un bobo au genou en deuxième mi-temps – a fait ce qu’il a pu (8 points, 2 rebonds) mais ça n’a pas suffi. Les Bulldogs n’ont jamais semblé en mesure d’inquiéter les Bears, qui ont toujours réussi à répondre aux tentatives de come-back des hommes de Mark Few. Ce dernier a tenté des choses, comme par exemple une défense de zone qui a marché pendant quelques possessions, mais Baylor a su s’ajuster et au final, le suspense n’a jamais vraiment été là. Pour les Bulldogs, c’est le rêve de la saison parfaite qui vient de partir en fumée, eux qui voulaient rejoindre les Indiana Hoosiers de 1976, les grandes équipes d’UCLA des années 1960 et 1970, sans oublier l’université de San Francisco et North Carolina dans les années 1950, tous champions avec zéro défaite sur le bilan final.

On a forcément quelques regrets pour Joël Ayayi, qui ne deviendra donc pas le deuxième Frenchie à être sacré champion NCAA après Joakim Noah. Mais au final, il n’y a pas grand-chose à redire, les Bears étaient au-dessus, point barre. Congrats guys !

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