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Kyrie Irving, un shérif à New York : 40 points et des séquences made in Uncle Drew, ce petit gars est différent

Kyrie Irving

Fun guy.

source image : NBA League Pass

Qui dit derby dit odeur de merguez mais surtout, humiliation en vue. Admettre une défaite contre le voisin n’est jamais évident, mais la quête d’un plaisir total – en cas de victoire – compense largement le risque d’une désillusion. Contrairement à Kyrie Irving, ce match fut l’occasion pour les Knicks de connaître les maux que derby inflige. Débrief. 

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« Tu ferais mieux de refaire la façade de ta femme plutôt que celle de ta maison », aboie Kevin Knox à destination du staff de Brooklyn. Eh oui, les Knicks sont à cran et même s’il est toujours plaisant d’entretenir une relation cordiale avec autrui, les révérences ne sont pas de la partie. L’arrivée de LaMarcus Aldridge fait désormais des Nets l’escouade à descendre, d’autant plus lorsque le contrôle de la Big Apple est en jeu. Faute de pépins physiques, le velleda de Steve Nash ne peut inscrire les noms de Blake Griffin, Landry Shamet, Tyler Johnson et Kevin Durant sur la tablette. En face, seule l’absence de Mitchell Robinson est à déplorer, faisant des Knicks le poil à gratter de la soirée. Les poignées de mains sont viriles, et l’entre-deux est donné. Quatre minutes suffisent à James Harden pour se faire mal à l’ischio-jambier droit et quitter le parquet, laissant Kyrie Irving porter les Nets à bout de bras. Loin d’être un problème pour Uncle Drew, la sortie du barbu permet au meneur d’annoncer le goût du soir : tirs primés, pénétrations au forceps, et rythme de grand malade. Auteur de 19 points à la pause, Kyrie fait même planer l’ombre de Kobe Bryant au-dessus du Barclays Center, avec un fadeaway poussé à l’extrême. Côté Knicks, le collectif fait la différence et les Derrick Rose, Julius Randle, R.J. Barrett et autre Reggie Bullock déroulent presque mains dans les poches (Nets 57 – 67 Knicks).

Si les douze dernières minutes laissent place à une guerre de tranchées, la seconde période se veut globalement dominée par les Nets. On sent un faux rythme s’installer chez les potes de Spike Lee, et la machine Kyrie Irving continue d’enfiler les perles comme le boulanger enfile ses gants avant de sortir les croissants du four. En toute fin de rencontre, LaMarcus Aldridge participe à creuser un écart de trois unités en faveur de Brooklyn, juste avant qu’Alec Burks n’égalise depuis les sept mètres. Ceci étant, la messe est dite lorsque Jeff Green provoque une faute à trois secondes du terme, et inscrit ses deux lancers-francs. Oui, la fin de match est un peu nulle et il aurait été préférable d’assister à un colissimo de Kyrie Irving depuis le logo, même si le meneur laisse déjà derrière lui 40 points, 2 rebonds, 7 assists, 2 ballons perdus et 1 interception à 54% au tir dont 42% du parking. Mention honorable pour Frank Ntilikina qui repart du Barclays Center avec deux balles perdues de moins que Uncle Drew. On se souviendra des précieux 9 points, 3 rebonds et 3 assists de Timothe Luwawu-Cabarrot, ainsi que des 8 pions, 6 poubelles, 2 blocks et 2 amitiés de LaMarcus Aldridge. Ainsi, les Nets récupèrent la première place de la Conférence Est et réagissent après une précédente déconvenue dans l’Illinois. Quant aux Knicks, ils conservent leur huitième place et devront suer pour éviter la désagréable impression de Bulls et de Pacers dans le rétro.

Tout ce que voulait Kyrie Irving, c’est être à la maison. Pas de blague sur Orelsan, ni sur la forme de notre planète selon Drew, et encore moins sur la quantité de matière grise du meneur. Ce soir, chacun doit le respect à celui qui s’est illégalement emparé des clés de la mairie new-yorkaise. Boss.

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