Los Angeles Clippers

Les Clippers braquent Atlanta en toute fin de rencontre : Luke Kennard sort la grosse brouette, et Kawhi Leonard couche les enfants

Luke Kennard

Tout ça en deuxième mi-temps.

source : NBA League Pass

Une attaque à main armée est un vol avec une arme – dans une banque ou dans un magasin généralement – dans le but d’y dérober beaucoup d’argent ou des objets de valeur. Dans la plupart des juridictions nationales, le braquage est un crime et pourtant, nous avons eu le droit à un hold-up en antenne nationale. Sous nos yeux émerveillés, les Clippers sont repartis avec le coffre, la crémière et le cul du beurre. Débrief.

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C’est l’affrontement de la soirée : les Clippers – actuels quatrièmes d’une Conférence Ouest de sauvages – hébergent les Hawks au Staples Center. En plein road-trip californien, la troupe de John Collins reste sur huit victoires de rang et doit se donner les moyens de faire durer le plaisir. Mais il serait très malhonnête de se limiter à la stat sans énumérer les dernières équipes battues par Atlanta : le Thunder, les Rockets, les Cavaliers, les Lakers (blessure de LeBron), les Kings, le Magic, le Heat et les Raptors. Un excellent calendrier désormais camouflé par une série de faux golgoth, un peu comme le coup de l’abonnement à la salle de sport alors que tu y vas une fois toutes les années bissextiles. M’enfin, sont absents Patrick Beverley, Serge Ibaka et le surprenant Nathan Knight. Le trio arbitral Josh Tiven – Dedric Taylor – Bennie Adams possède l’étonnante particularité de compiler trente-deux lettres, soit l’équivalent du nombre de tirs pris par Frank Ntilikina depuis qu’il a commencé le basket. Allez, Tyronn Lue et Nate McMillan échangent quelques mots, et l’entre-deux est donné. C’est Ivica Zubac qui ouvre les débats en dominant un Clint Capela resté au lit : l’intérieur croate use de ses gros épaules pour se faire de la place, et – tout en attirant une trappe – permet aux siens de se libérer à 3-points. Zut, les Clippers sont maladroits comme bonjour et les Nicolas Batum, Paul George et autre Reggie Jackson construisent enfin une deuxième salle à Los Angeles. En face, Trae Young enfile son costume de soirée mondaine et pose 20 points en première période. Dans le prolongement de sa performance contre les Lakers, John Collins sort la cervoise et organise une beuverie collective : les Hawks étrillent la bande de Kawhi Leonard, pour s’offrir une confortable avance à la pause (Clippers 48 – 63 Hawks).

Pour défaire un écart, vous devez faire preuve d’orgueil, de volonté et d’une touche de talent. Ou alors vous avez Luke Kennard, auquel cas c’est dans la poche. Au retour des vestiaires, l’arrière des Clippers insuffle un élan nouveau à ses partenaires et bombarde comme un dératé : 20 points en une mi-temps, à 8/8 au tir dont 4/4 de loin, le coup de chaud est stratosphérique. La défense des Faucons est perdue et chaque tir pris par Luke Kennard termine marié avec le nylon. Cette jolie séquence ne vient pas seule, et Terance Mann participe – lui aussi – à l’incroyable remontée : 21 pions et 10 rebonds à 57% au tir, mais surtout une hustle mentality de forain. Les Hawks menaient de 22 points et se retrouvent dos au mur quand à une minute du terme, Kawhi Leonard vient clore les débats avec deux bombinettes du parking. Sur le banc, Tyronn Lue et ses petits gars sont en trans et célèbrent une victoire acquise par la sueur et le cerveau. La franchise annonce la prolongation de Luke Kennard pour 487 millions sur douze ans, et fait graver son étoile sur Hollywood Boulevard. Dans le vestiaire des Hawks, l’ambiance est aux regrets et Nate McMillan réconforte des joueurs qui pensaient tomber les deux angelinos en l’espace de quelques jours. Là, on aurait pu commencer à discuter sérieusement autour du roster de Géorgie. Ceci étant, c’est sans doute ce petit manquement en deuxième période qui sépare encore Trae Young et ses copains, de l’excellence.

Le plus insolent dans l’histoire, n’est autre que sa chute. Après la rencontre, Luke Kennard s’en est allé dans le vestiaire des Hawks pour réconforter Trae Young et lui glisser un « tell them, the night is long », ou une dinguerie du genre. T’es là, tu viens de te faire remonter un avantage de vingt-deux points, et Luke Kennard débarque dans le vestiaire pour te dire que t’es un bon joueur. C’est trop.

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