All-Star Weekend

C’était il y a 10 ans : le All-Star Game 2011, avec un Kobe Bryant en maître chez lui à Los Angeles

C’est une chose qu’on a pris l’habitude de faire à chaque All-Star Weekend. Revenir en arrière pour se refaire l’édition d’il y a dix ans. Et après être revenu sur les concours de 2011, place au flashback spécial match des étoiles. 

Quelle meilleure ville que Los Angeles pour accueillir les plus grandes stars du basket mondial ? Sans doute aucune. Les spotlights, les personnalités en tribune, le soleil… Hollywood est vraiment l’endroit parfait pour apprécier le grand spectacle NBA de mi-saison. De plus, en 2011, un vent nouveau souffle sur la Grande Ligue. Quelques mois auparavant, cette dernière a connu un véritable tremblement de terre avec la fameuse Free Agency, durant laquelle LeBron James et Chris Bosh sont allés rejoindre Dwyane Wade à Miami, tandis qu’Amar’e Stoudemire était lui passé de Phoenix à New York. Tous ces gars-là, ils sont bien présents sur le parquet du Staples Center pour représenter la Conférence Est, en compagnie de plusieurs jeunes phénomènes destinés à définir la NBA dans les années à venir. Un Derrick Rose en mode MVP participe à son deuxième All-Star Game en carrière tout comme la machine offensive Kevin Durant, tandis que Russell Westbrook – originaire de Los Angeles – découvre l’expérience avec le showman des Clippers Blake Griffin, vainqueur du Slam Dunk Contest la veille et auteur d’une campagne rookie de haute facture. Au milieu de ce beau mélange, des vieux de la vieille font de la résistance, de Kobe Bryant à Kevin Garnett en passant par Tim Duncan, Dirk Nowitzki ou encore Paul Pierce et Ray Allen. Bref, tout ce qu’il faut pour se régaler.

Parfaitement lancé par un chalk toss collectif orchestré par Dwight Howard, le All-Star Game 2011 apportera son lot d’actions spectaculaires. Comme d’hab, le match n’est pas un modèle d’intensité mais au moins, il va tenir en haleine les spectateurs jusqu’au bout puisqu’il faut attendre les dernières minutes pour voir la décision se faire. Alors que l’Ouest semblait gérer tranquillement une avance confortable, l’Est réalise un dernier push pour remonter un écart d’une quinzaine de points. LeBron James, auteur d’un triple-double (29 points, 12 rebonds, 10 caviars, le deuxième de l’histoire lors d’un ASG après Michael Jordan), Amar’e Stoudemire (29 points) et les autres reviennent même jusqu’à une petite possession de leur adversaire, avant que Kevin Durant (34 points) ne décide de tuer le suspense en plantant plusieurs paniers décisifs. Mais au final, c’est bien l’étoile locale Kobe Bryant qui a brillé le plus. À 32 ans et pour son 13e All-Star Game, le Black Mamba a régalé ses fans de Los Angeles en plantant 37 points avec 14 rebonds, et un dunk sur LeBron en prime. Clairement, devant son public, il ne voulait pas passer à côté. « Dès le début, ça se voyait qu’il voulait le MVP. Il ne passait jamais la balle, mais c’est Kobe », déclarera Stoudemire après le match. Faut bien l’avouer, Bryant a un peu forcé le truc, mais le MVP était tout de même bien mérité. Un quatrième trophée à ranger dans l’armoire, record de Bob Pettit égalé s’il vous plaît.

« C’est un super sentiment de jouer à la maison devant ces fans. Ce sera mon dernier All-Star Game devant les fans de Los Angeles, donc c’est cool de remporter le trophée. »

Numéro un des votes cette année-là et devant les siens, Kobe Bryant a parfaitement assumé son statut de superstar en jouant dur mais aussi en faisant le spectacle. Il participera à cinq autres matchs des étoiles jusqu’à sa retraite en 2016, et son nom est aujourd’hui associé au trophée de MVP du All-Star Game. 

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