Knicks

Julius Randle déplume les Hawks et s’en fait un chapeau indien : 44 points à 14/22, la grosse brute veut être All-Star

Un Panthéon est, par définition, un temple consacré à tous les dieux. Nul doute que le Madison Square Garden est un Panthéon, celui des Patrick Ewing, John Starks, Walt Frazier et autres Bernard King. Cependant, depuis le départ d’un showman au bandeau fluo et à l’embonpoint tout juste correct, le parquet le plus légendaire de NBA crie au manque. Le manque d’idole, le manque de soirées qui durent une nuit, le manque de Julius Randle, quoi. 

Il y a 4 ans une terrible explosion secoua le Garden, fit disparaître Carmelo et balaya notre chance d’accéder aux Playoffs. Quatre ans à l’écart de toutes compétitions. Quatre ans de neige et de glace. Mais aujourd’hui l’espoir renaît, une jeune génération de joueurs est à nouveau capable de ressentir le souffle de Manhattan. Sauront-ils le maîtriser ? Leur avenir en dépend : New-York Knicks Basketball.

Eh oui, les Knicks ont disposé de Hawks désorganisés pour confirmer leur excellente forme du moment. Plus qu’un succès, c’est une lueur d’espoir au milieu d’une saison pourtant prédestinée au désespoir et à la viande. La joute débute par le festival Julius Randle qui plonge tête la première dans le grand bain, éclaboussant Cam Reddish de son talent : mi-distance les pieds dans le plat, tirs primés dans un fauteuil et hooks de barbu, l’ancien de NOLA fait étalage de sa polyvalence. R.J. Barrett traverse lui aussi une excellente période et débute sa rencontre avec succès à 3-points. Aucune blague, Atlanta prend l’eau défensivement et s’en remet à Skylar Mays pour inscrire 6 points en quarante secondes. Six, c’est presque la moitié du nombre total de points qu’il avait inscrit jusqu’ici en NBA. Six, c’est le nombre de titres de Michael Jordan et la moitié du nombre de titres de Patrick McCaw. Six, c’est le nombre de doigts d’un humain anormalement composé, et ça existe probablement. Quoi qu’il en soit, Trae Young ne sait plus jouer au basketball et comme rien n’est plus vrai que la simplicité – y compris dans le domaine des expressions – on peut dire qu’il vise à côté. À la pause fraîcheur, les deux coudes à coudes sont au formation (Knicks 66 – 63 Hawks).

Le retour aux affaires est classique de chez classique et rien ne change : Immanuel Quickley joue juste, Julius Randle sabote les plans d’Atlanta et quand Theo Pinson dit des noms d’oiseaux c’est qu’il dit son propre nom. Cependant, John Collins commence à appuyer là où ça fait mal et profite de l’absence de Mitchell Robinson pour scorer dans la peinture. New-York s’en remet à son collectif : chacun fait ce qu’il sait faire et devant des Hawks maladroits, le jeu tourne à l’avantage des locaux. Bien que cette technique a ses limites, Derrick Rose et Elfrid Payton jouent excellement bien le rôle des moteurs qui foncent têtes baissées pour maintenir l’intensité de leur équipe en vie. Pour Frank Ntilikina aussi c’est une grande renaiss… non pas du tout, le Français est toujours absent à cause du protocole sanitaire et n’a plus foulé un parquet NBA depuis plus longtemps que nous. Les dernières douze minutes sont de loin les plus intéressantes de la rencontre : Julius Randle défait son précédent career high de 36 pions (contre les Cavaliers en mars 2018), Immanuel Quickley fait démonstration de son QI Basket et envoie quelques bombinettes, puis R.J. Barrett call the game à deux minutes du terme depuis l’aile. C’est fait : New-York enchaîne un troisième succès consécutif et grimpe à la sixième place de la Conférence Est. Une formation jeune, hypante, et liée par une volonté de résultats plonge Atlanta dans le doute, avec la quatrième défaite de suite pour les Hawks. M’enfin, parlons du bonheur et plus précisément de Julius Randle, désormais légitimement All-Star (selon ses compères) avec ses 44 points, 9 rebonds et 5 assists à 64% au tir dont 54% de Grenoble (7/13). R.J. Barrett et Immanuel Quickley sont également auteurs de belles prestations, qui vont sans aucun doute ravir les fans de New-York au réveil.

Que celui qui a dit « Les séries sont faites pour êtres brisées. » lève la main, parce que c’est un gros navet. Atlanta s’enfonce dans la crise et New-York brille de mille feux, mais on retiendra surtout la performance de Julius Randle qui ajoute une ligne supplémentaire à un CV envoyé à la commission des étoiles. Qui vivra verra, comme on dit. 

Stats Hawks - Knicks

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