Hornets

LaMelo Ball perd mais LaMelo Ball grandit : 34 points, 8 assists et aucune balle perdue contre des mormons en furie

LaVar Ball

Aucune balle perdue sauf pour son frère, officiellement plus nul que lui.

Personne ne voit réellement grandir son enfant. Un peu à la manière de Trae Young en 2018, LaMelo Ball se retrouve aujourd’hui dans une situation propice au fermage de gosiers. À force de vidéos devenues virales où le benjamin des Ball se balade contre des pharmaciens australiens, peu de gens le prédisaient comme NBA ready. Les faire mentir ? LaMelo l’a encore fait cette nuit. 

Le premier homme à nous étonner dans cette partie n’est autre que… James Borrego – le velleda des Hornets – avec un cinq majeur composé de LaMelo Ball, Terry Rozier, Devonte’ Graham, Gordon Hayward et Cody Zeller. C’est toute la Caroline du Nord qui beugle « We Believe » devant cette leçon de small ball à faire pâlir Mike D’Antoni. Qu’on aime ou pas, ça faisait longtemps qu’on ne prenait plus de risques à Charlotte. La philosophie de Borrego redonne espoir à une franchise que l’on ne citait plus que pour le contrat de Biyombo mais attention car en face c’est toute l’armada d’un Jazz leader de la NBA qui déboule sur le parquet du Spectrum Center. Après s’être fait couper en plein élan par un Nikola Jokic de gala, les Mormons ont décidé de relancer une série et restent sur trois victoires consécutives. L’entre-deux est donné et à la surprise générale, c’est Charlotte qui domine les débats : Terry Rozier met ses tirs, Gordon Hayward ses lancers, et LaMelo joue juste. Cependant et après avoir compté jusqu’à douze points d’avance, James Borrego fait l’erreur de se souvenir qu’il a un banc. Résultat, la second unit foire le travail des starters et Utah prend, à la mi-temps, un avantage d’ores et déjà définitif (69-54).

Au retour des vestiaires, Charlotte est victime d’une pluie d’obus envoyés par ces grands fous de Bojan Bogdanovic (7/10), Donovan Mitchell (5/9) et Mike Conley (4/9). Le Jazz est intenable et si l’affaire semble déjà pliée, LaMelo Ball – plus audacieux que jamais – continue de jouer comme au playground. D’un numéro de soliste s’ensuit un caviar pour Biyombo, d’une interception bien sentie découle un step-back à 3-points, bref, le point guard de Charlotte déroule sans pression. On se permet d’en placer une pour Devonte’ Graham rentré aux vestiaires suite à une blessure à l’aine. Et c’est marrant parce que « aine » en anglais se dit « groin », comme un petit groin de cochon. Enfin bref. Quoiqu’il en soit, arrive le money time et LaMelo… prend feu. Le rookie est beaucoup trop facile contre la troisième défense de NBA et les clés de l’attaque tombent instantanément dans sa poche. À l’issue de tout ça Charlotte n’a pas démérité et l’absence de P.J. Washington s’est faite remarquée dans le secteur défensif. De son côté, LaMelo totalise 34 points (55% au tir dont 44% à 3-points), 8 assists et aucune balle perdue, si ce n’est pour son frère, officiellement bien plus nul que lui. Utah enchaîne un quatrième succès de rang et Charlotte confirme la présence d’une vraie identité de jeu dans ses rangs.

Michael Jordan aurait-il enfin fait son travail de GM ? Non, enfin nous on n’y croît pas. On va forcément découvrir à mi-saison que LaMelo a eu que de la chance et qu’en réalité il tire n’importe comment. En tout cas, on ne le souhaite pas aux fans des Hornets qui après quelques saisons galères, semblent enfin voir le bout du tunnel. 

stats Jazz Hornets 6 février 2021

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