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Victor Oladipo a organisé des funérailles pour… son genou droit : chacun ses délires, et pour ça Totor a l’air d’avoir son monde à lui

Victor Oladipo

Pourquoi pas hein.

Source image : NBA League Pass

Après avoir subi une grave blessure en 2019, Victor Oladipo est revenu sur les parquets un an plus tard, à un niveau loin de celui sur lequel on l’avait quitté. Logique. L’arrière de 28 ans a révélé pour ESPN que, sans le vouloir, il se protégeait par peur de se re-blesser à la jambe. Pour enfin passer à autre chose et mettre cette négativité derrière lui, Totor a donc organisé des funérailles pour son… genou blessé, histoire de redevenir le joueur All-Star qu’il est. Pourquoi pas hein.

Les blessures font partie de la NBA et du sport de manière générale. Que ce soit en pro ou pour le fun, il nous est tous arrivé de nous blesser plus ou moins gravement sur une action qu’on avait réalisé des centaines de fois auparavant. Le retour de blessure est ainsi souvent compliqué. La peur de se refaire mal est sans aucun doute présente à chaque moment et il faut être fort mentalement pour ne pas y penser une seule seconde. Cette peur peut par ailleurs se transformer en paranoïa quand on subit à plusieurs reprises les mêmes blessures et de surcroît au même endroit. Cette anxiété a néanmoins un impact plus profond chez les sportifs professionnels : jouer au basket est leur métier et une blessure qui se répète encore et encore peut tout simplement être synonyme de fin de carrière. Cette paranoïa, anxiété, peur, Victor Oladipo l’a racontée et décrite pour ESPN, mettant en avant une facette de la NBA qu’on connaît peu ou pas du tout. Rappel : en 2019, Oladipo se rompt le tendon du quadriceps, une blessure assez rare en NBA. Un an de rééducation plus tard et l’arrière retrouve enfin les parquets mais son jeu est nettement moins flashy et impactant, dénotant un certain malaise chez un joueur qui n’arrivait pas à revenir à son niveau d’All-Star d’avant blessure. 

« A mon retour je me sentais mieux, mais mon esprit était habitué à me protéger, me rendant hésitant à propos de ma jambe droite. J’en ai fait une habitude.”

Cette habitude, Oladipo a trouvé la solution pour s’en débarrasser. Le MIP 2018 a donc décidé d’organiser des funérailles pour son genou blessé, afin d’enfin s’extirper de cette négativité et de faire table rase du passé. Cette manière, plutôt originale, a l’air d’avoir eu son petit effet puisque selon le concerné les funérailles ont eu un impact énorme sur sa réhabilitation, en particulier sur sa santé mentale. Et cet impact on l’a ressenti sur les parquets. Cette saison, Oladipo tourne à 20,6 points, 5 rebonds et 5 assists de moyenne à 41% d’adresse au tir. L’année dernière ? Oladipo était loin de ses standards puisqu’il tournait à 14 points et presque autant d’assists (2,9) que de turnovers (2,5) de moyenne. On peut ainsi bien croire que ces funérailles ont eu un impact conséquent sur la manière d’Oladipo d’aborder les rencontres et on l’a senti plus à l’aise que jamais ces derniers matchs depuis son retour de blessure. L’idée de revoir le Oladipo de 2018 où il scorait 23 points de moyenne par match et avait forcé les Cavaliers de LeBron à un Game 7 n’est plus inconcevable et chez les Rockets, une équipe qui ne vise plus grand chose et sans grande pression depuis le départ de James Harden, il aura probablement tout le temps pour retrouver son niveau. 

“Enterrer ma jambe blessée m’a permis de me faire savoir que j’étais  guéri. Je suis plus fort que jamais, cela m’a donné du courage, la force de sortir et de performer sans penser à ma jambe.”

Lors de la cérémonie, qui s’est déroulée par zoom avec le pasteur Eric Thomas, Oladipo a écrit une lettre d’adieu touchante à sa blessure et à cet esprit de négativité, qu’il a par la suite brûlé pour enterrer définitivement ces mois d’hésitations et de remises en question :

“Aujourd’hui, j’enterre tout ce qui touche de près ou de loin à mon quadriceps déchiré. Je l’enterre et je lâche tout. Je me sépare de mon quad et de la blessure qui s’est produite. Je renonce au fait d’être l’une des trois personnes à avoir eu cette blessure. Je laisse aller toute la négativité entourant le fait que je suis l’une des trois personnes et la plus jeune à être victime de cette blessure. Je renonce à cette mentalité, cette manière de croire que mon genou n’est peut-être pas assez fort pour faire tout ce que je veux sur le terrain de basket. Je me remets à espérer que mon genou soit assez fort pour que je puisse être de nouveau All-Star. « 

Le Oladipo de 2020 n’existe plus, tout comme l’anxiété qui a suivi sa blessure au quadriceps. L’arrière veut retrouver le basket qu’il aimait et qui lui a permis de devenir All-Star à deux reprises. Chez les Rockets, il ouvre une nouvelle page de sa carrière qu’on lui souhaite d’écrire avec la joie et la passion qu’on lui connaît. Dipo is officially back !

Source texte : ESPN

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