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Gordon Hayward et les Hornets, ça carbure : début de saison solide, Charlotte retrouve le smile

Gordon Hayward 04/07/2020

Gordon peut savourer, les bouches sont en train de se fermer

Source image : Youtube

Ils sont l’une des belles stories de ce début de saison en NBA et c’est amplement mérité. Eux, ce sont Gordon Hayward et les Charlotte Hornets, les poulains d’un certain Michael Jordan. Entre les revanchards et les jeunes qui sortent de leurs boîtes, on pourrait assister à la surprise de la saison et pour une fois… ça sera positif. 

Charlotte fait partie d’une catégorie d’équipes assez troublante, celles qu’on a tendance à… zapper. Aucun mépris dans cette phrase pour la franchise au frelon mais le manque de stars ou de résultats n’aide pas à attirer les projecteurs. Tantôt hypés par la Draft de LaMelo Ball puis moqués pour le contrat de Gordon Hayward, les Hornets n’avaient finalement pas fait tant de bruit que ça cet automne et c’est limite si on oubliait (à nouveau) leur existence. Pire, après deux défaites inaugurales contre Cleveland et OKC, deux équipes catégorisées « faibles », on imaginait presque une course au first pick pour l’été prochain. Heureusement pour les fans, leurs protégés ont remis le bleu de chauffe et inversé la tendance entre temps, portés par un collectif soudé et des leaders retrouvés. Petit tour d’horizon.

On aurait pu finir par lui car il est le plus important mais il faut rendre à Gordon ce qui appartient à Hayward. Et oui, vous l’aurez compris, Gordon Hayward est en train de remporter son pari avec les Charlotte Hornets et c’est une phrase qui n’avait pas la côte il y a deux mois. Signataire d’un contrat de 120 millions sur quatre ans, qui avait suscité de nombreuses critiques, Gordie a retrouvé un environnement qui lui convient beaucoup mieux. Quatrième option dans le Massachussetts, il est enfin revenu à un rôle de leader qu’il n’avait plus connu depuis son départ d’Utah en 2017. Plus encore que son rôle, il a aussi trouvé un cadre qui correspond peut-être mieux à son caractère. Né dans l’Indiana, il a fait ses classes à la maison avant de briller dans un petit marché, une franchise familiale comme le Jazz. Son arrivée à Boston était censée booster sa carrière et le mener dans la cour des grands, ses blessures et son incapacité à répondre aux attentes (trop ?) élevées des Celtics l’ont finalement fait tomber de son petit nuage. Revenu dans une franchise à taille humaine, si on peut dire, Gordon Hayward retrouve tout simplement la joie de jouer et ça se voit sur le terrain. S’il est irrégulier certains soirs, sa ligne de stats à elle seule montre l’apport de l’ancien Hoosier au groupe : 22,5 points, 5 rebonds, 4 passes tout en tournant en 50/40/93, le célèbre club des sérials shooteurs. C’est simple, il est partie pour réaliser sa meilleure saison en carrière. Le genre de perf’ qui te conduit tout droit au match des étoiles, en temps normal.

Puisque le basket ne se joue pas à 1 vs 5, on va aussi insister sur les petits camarades de notre surfeur de l’Indiana. Parmi eux, comment ne pas mentionner les débuts très prometteurs de LaMelo Ball ? Excellent passeur, amateur de show, sniper à ses heures perdues, le cadet de la fratrie a tout pour bonifier l’effectif des Hornets et la billetterie du Spectrum Center. Il marque déjà des points précieux dans la course au Rookie de l’Année alors que la plupart de ses copains de promo sont dans le dur. 12 points, 7 rebonds, 6 passes pour le rejeton de LaVar et une belle complicité avec un autre amateur de sensations fortes. On en parle peu mais Miles Bridges fait le taf en sortie de banc. Passé d’un rôle de titulaire à celui de leader de second unit, il marque moins (9,5 points contre 13 l’an dernier) mais a amélioré son efficacité, notamment de loin. Son association avec Ball en transition ou sur pick and roll pourrait garantir presque quotidiennement une place dans le Top 10 aux Hornets.

Si Devonte’ Graham a connu une baisse de régime sur ce début d’exercice, ce n’est pas le cas de Terry Rozier, nouveau lieutenant de l’ancien mormon, ni de P.J. Washington, toujours dans la lignée de leur saison passée et extrêmement réguliers pour planter. Scary Terry était annoncé sur le départ, il pose pour le moment sa meilleure saison en carrière et a déjà pris feu à deux reprises avec des pics à 35 et 42 points. Pièce Jointe, lui, brille toujours dans son rôle de stretch four et son coach a même déjà tenté des expérimentations pour le faire passer pivot. Comme quoi le small ball a aussi sa place dans ce nouveau projet des frelons.

Gordon Hayward en mode career high, LaMelo Ball à l’organisation, Terry Rozier pour conclure, une bande de joueurs de devoir autour et c’est toute la Caroline du Nord qui revit en ces premières semaines de 2021. Sixième à l’Est à l’heure d’écrire ces lignes, et sur une série de quatre succès consécutifs, les Hornets auront-ils les moyens de déjouer les pronostics pour envoyer un challenger en vacances avant l’heure ? Michael Jordan semble y croire fort et on ne demande qu’à le voir.

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