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John Wall confirme son grand retour : 28 points face aux Kings, c’est bon vous pouvez envoyer James Harden à Puteaux

John Wall avait déjà joué avec ses Rockets face aux Kings, mais le garçon a remis ça ce samedi. Et dans un match où cette fois James Harden n’était pas présent, le nouveau dragster préféré des fans de Houston a fait encore mieux. Qu’on apprécie ou non le joueur, une chose semble certaine : Jean Mur est de retour.

Il aura fallu deux petites soirées, une centaine de tweets et quelques vidéos bonus pour que la fanbase particulièrement touchée des Rockets souffle du nez avec un demi-sourire. Oui, après cet automne de merde, après ces transferts, ces rumeurs, ces affaires, ces masques non-portés et ces danseuses non-payées, il fallait bien jouer au basket et voir ce que Stephen Silas allait nous offrir avec ses joueurs. Concernant Harden, well, pas vraiment de surprise dans le sens où, même après avoir remporté le concours de mangeur de choucroute dans quatre régions américaines différentes, le monstre sacré du scoring retrouvait ses moyennes stratosphériques. Concernant le reste de l’écurie, rien n’était sûr. Christian Wood, encore auteur d’un match très solide cette nuit (20 points, 15 rebonds, 4 contres), devait confirmer ce qu’il avait proposé à Detroit la saison passée. DeMarcus Cousins, moins à l’aise face à son ancienne franchise (2 points à 1/6 au tir), avait des bouches à fermer et on attend encore confirmation. Plusieurs autres joueurs étaient dans le viseur des observateurs, mais peu étaient aussi attendus que John Wall. Il faut dire que quasiment deux ans sans jouer, ça peut rendre les gens sceptiques. Mais la seule chose de sceptique que l’on peut constater aujourd’hui, c’est la fosse qui servait de défense pour ralentir le meneur cette nuit. 28 points, 6 rebonds, 4 passes, 3 interceptions, cette énergie folle qu’on lui connaît, ces célébrations bourrées de testostérone qui rappellent tant de souvenirs aux habitants de Washington. Autant le match de ce samedi était le deuxième de la saison pour Jeannot la Vitesse, autant celui-ci était vraiment le premier du grand Wall, celui qui a été multiple All-Star par le passé. Les chiffres sont là, mais pour ceux qui ont été régalés par les contre-attaque d’antan du bonhomme, c’était bien plus. L’énergie constante insufflée dans le jeu, la motivation donnée à ses coéquipiers, cette pression fatigante mise sur la défense adverse même après avoir scoré, car le garçon peut partir tête baissée, prendre le bump et scorer deux points… On l’a vu, ça, et cela faisait diablement plaisir à voir. Un simple coast-to-coast en puissance avec lay-up et les muscles gonflés devant les caméras, difficile de faire plus John Wall.


Mais dans tout ça, il faut évidemment des victoires, et c’est ce que les Rockets ont validé avec ce second succès contre Sacramento. Pas de Harden pour ce deuxième affrontement suite à une petite frayeur à la cheville, pas de problème pour Wall, lui qui a vu De’Aaron Fox en face de lui et n’a pas voulu valider le meme Spiderman en se pointant du doigt en face à face. Maintenant, toute la question tourne autour de la stabilité, un terme que les fans de Houston ont zappé depuis belle lurette : y en aura-t-il un peu dans ces prochains jours de début de nouvelle année ? Quand ce n’était pas une galère autour de Harden, c’est tout le groupe qui a eu un match en moins pour des raisons sanitaires. Quand ce n’était pas un souci avec Daryl Morey, c’était une question de prolongation foirée à Portland. Tout ce qu’on souhaite, en fait, c’est de savoir s’il existe un espace temps en 2021 dans lequel la franchise de Houston peut passer plusieurs jours sans qu’un drame prenne place. D’où la satisfaction de voir John Wall jouer ainsi, mais avec une pointe de crainte. Car même si on a envie de lâcher la bête et lui dire de foncer retrouver ses sensations, il y a forcément un moment où les Rockets vont devoir le garder au chaud. Vu que James Harden pourrait être indisponible lundi contre Dallas, pas sûr que ce soit sur cette rencontre. Mais le déplacement ensuite à Indiana est-il nécessaire ? Ce sera à Silas de jauger au mieux, avant une double-confrontation qui promet d’être très médiatisée face aux Lakers. On s’avance, on s’avance, on se permet. Il n’empêche que Wall est une feelgood story de ce début de saison, et ça fait vachement plaisir à regarder.

Il est de retour, et pas à moitié. L’expérience John Wall complète est là, présente en NBA, prête à déchaîner les défenses et ravir les fans. Que Harden soigne sa cheville tranquillement, on a juste une hâte : voir le match de ce lundi entre Rockets et Mavs, histoire de voir Jean Mur confirmer son comeback.

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