Blazers

James Harden est de retour « en forme » mais C.J. McCollum l’était encore plus : énorme match, énorme victoire des Blazers !

Voilà, là on est d’accord. Là c’est la NBA qu’on aime, aux antipodes de cette satanée soirée de Noël passée à espérer vainement une fin de match serrée. Ce Blazers-Rockets s’annonçait étrange en raison d’un roster texan décimé par le plus gros problème de 2020, mais finalement le retour de James Harden combiné à la perf majuscule de C.J. McCollum auront fait plus que sauver la soirée. Trop. Bien.

Il était là et bien là, prêt à en découdre en gérant si possible le buffet d’après-match. Les petites contrariétés derrière lui, du moins on fait semblant, et le besoin de frapper un grand coup d’entrée pour des Rockets privés cette nuit, entre autres, de John Wall, DeMarcus Cousins ou Eric Gordon, coupables d’avoir roulé de grosses galoches en pleine période de COVID. En face ? Tout le monde était présent pour faire oublier la déconvenue du Day One face au Jazz, et très vite… le ton sera donné. Première info, James Harden a un bide de femme enceinte et s’il aime se gaver pendant l’entre-deux saisons il aime surtout gaver ses partenaires. Huit passes décisives au premier quart, grâce à Ramesse Christian Wood devient Karl Malone et Sterling Brown se mue en Ray Allen. Balle en main les réflexes sont toujours là, et le MVP sanctionne de près comme de loin avec son style que tout le monde connait tellement par cœur mais que personne n’arrive à défendre depuis tant d’années (sauf Luguentz Dort). En face le duo Lillard / McCollum se réveille tranquillement, Jusuf Nurkic s’apprête à passer une soirée exquise et nous aussi d’ailleurs, un sentiment qui sera décuplé presque trois heures plus tard. Pourquoi ? Car ce match fut fantastique. Orgie offensive davantage liée au talent des attaquants qu’à la faiblesse des défenseurs, pas d’écart significatif de type Christmas Day mais un match serré de bout en bout, et devenu encore plus fou en fin de match, et ce jusqu’à l’ultime seconde de la prolongation.

James Harden ? Complètement possédé et on y reviendra. Christian Wood ? On en connait un qui va s’éclater cette saison car contrairement à son prédécesseur Clint Capela, lui sait se débrouiller seul balle en main en plus de recevoir les offres divines de son meneur barbu. Le retour d’un James Harden au poste 1 d’ailleurs ? 17 passes pour un échauffement, disons qu’on est sur des bases assez historiques une fois de plus, comme si quelques bourrelets étaient suffisants pour annihiler son immense talent. Mais parlons désormais des vainqueurs, puisque si les Rockets nous ont offert de quoi se frotter les mains à l’aube de cette nouvelle saison, les joueurs de Terry Stotts ont encore du boulot mais ne manquent évidemment pas de talent. La grosse upgrade par rapport à la saison passée ? En défense, c’est drôle quand on voit le score et les stats de James Harden, mais Derrick Jones Jr. et – surtout – Robert Covington amenant cette saison le supplément défensif qui manquait tant aux Blazers depuis… toujours. Incroyable d’abnégation, Bobby Covington arrachera d’ailleurs un ballon crucial dans le money time, symbole du poumon défensif qu’il est dans sa nouvelle équipe, symbole aussi d’une nouvelle ère qui débute à Rip City, celle où Carmelo Anthony n’est pas sur le terrain quand le match se joue.

Il faudra s’y faire pour les fans de Melo mais s’ils sont également fans des Blazers qu’ils se rassurent, car deux hommes font plutôt bien le taf de ce côté-là. Damian Lillard le plus souvent, et encore auteur d’un match très solide cette nuit, mais un Dame DOLLA plus qu’épaulé cette fois-ci par ce danseur étoile de C.J. McCollum, arrière aux appuis de petit rat et au fouetté divin. Intenable du début à la fin du match, le finaliste du concours national 2020 du nez crochu (il sera face à Norman Powell) a illuminé la fin de notre nuit avec son footwork et ses tirs soyeux, terminant la rencontre avec 44 points (comme James Harden) et le tir de la gagne (pas comme James Harden), à 17/30 au tir dont 9/16 de loin, ajoutant à ses buckets huit petites passes pour la route. Un feu d’artifice signé Makoloum, un alley-oop de Damian Lillard pour le Boeing Derrick Jones Jr., et une mésentente sur la dernière possession entre James Harden et P.J. Tucker, de quoi offrir donc la victoire à Portland et une bonne raison de plus aux Rockets de se mettre sur la gueule tout bientôt.

Nous ? On s’est ré-ga-lé. Un duel phénoménal entre l’artiste le plus contesté de sa génération et l’un de ses adversaires les plus sous-cotés, et une match-up que l’on a presque envie de se programmer – déjà – lors des prochains Playoffs. Ca nous ferait presque oublier que James Harden fait tout pour se barrer de Houston, et on a presque envie de dire qu’il est quand même bien con. Mais ça on le dirait uniquement si on était malpoli, ce qui n’est absolument pas le cas. Mais il est quand même un p’tit peu con non ?

Rockets stats 27 décembre 2020 Blazers stats 27 décembre 2020

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