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Immanuel Quickley passe le nez à la fenêtre du Madison : perf stylée du rookie face aux Cavs, et une bonne tête de futur chouchou

C’était un peu l’apéro obligatoire de cette avant-dernière nuit de pré-saison, un peu comme quand on invite la belle-mère et qu’on sort le Ricard pour éviter qu’elle fasse la gueule pendant le repas. Belle surprise tout de même car si de match il n’y aura pas eu entre les Knicks et les Cavs (rapidement 100 points d’avance environ pour New York), cette confrontation du bas de l’Est aura au moins pu nous faire apprécier les skills de… Kevin Knox et… d’Immanuel Quickley. Incroyable phrase.

Une rotation intérieure inexistante côté Cleveland avec les absences cette nuit de Larry Nance Jr., Kevin Love et Andre Drummond, et côté Knicks un secteur extérieur dépeuplé, avec les forfaits annoncés de Frank Ntilikina (quelque part entre le tendon d’Achille et une difficile relation avec Tom Thibodeau qui s’installe) ou Austin Rivers, et celles au final de Dennis Smith Jr., Alec Burks et Elfrid Payton. L’occasion rêvée pour quoi ? Pour envoyer Immanuel Quickley au combat bien sûr, le n°25 de la dernière Draft ayant déjà été remarqué de manière positive lors des derniers matchs et se voyant donc offrir une belle occasion d’apprendre à tout le monde à orthographier son nom. Kevin Knox et Reggie Bullock qui cumulent un joli 9/11 du parking, ça c’est pour la stat inutile, les Knicks qui mèneront très vite et très fort (41-18 après un quart-temps, 72-35 à la mi-temps…), un écart qui montera même jusqu’aux quasi… 50 pions, et donc un match qui perdait très vite tout enjeu si tant est qu’il en ai eu un à un moment donné.

Le moment parfait pour mettre le focus sur un petit quelque chose excitant, une mascotte, un no-name ou… un rookie tiens, et comme dans un rêve l’évidence s’offrait à nous avec le petit Immanuel Quickley, qui décidait alors que ce match sans aucune âme deviendrait « le sien ». Titularisé aux côtés du duo Barrett/Robinson, du vétéran Bullock et de l’aspirateur à ballons Randle, Quickley va très vite montrer ce pourquoi la hype monte depuis quelques jours à la simple évocation de son nom, il va le faire quickly, et on vous promet que c’est la première et la dernière fois qu’on fait cette vanne nulle à chier. Incisif en attaque, adroit de loin sur des services de Julius Randle (hein ?) et trouvant pour sa part une belle alchimie avec Kevin Knox (hein ?), Manu a tapé dans l’œil de pas mal de monde cette nuit en nous offrant également une belle sérénité sur l’attaque de cercle, avec des finitions floaters en mode vétéran, et le plus souvent la bonne décision prise, même quand il est en l’air depuis quatre secondes et demi. L’attaque donc, mais également la défense, lui qui aura profité de la nullité de ses adversaires du soir pour voler cinq ballons en coupant les lignes de passes (molles) ou en mettant une grosse pression sur les remontées de balle (molles) de Cleveland. Le tout avec un swag et une prestance à peu près mille fois supérieurs à un mollusque comme R.J. Barrett (tranquille hein, c’est bon à Noël les mollusques), le tout en chippant donc la vedette à l’autre rookie de la bande, Obi Toppin, reconnaissable durant cette pré-saison à ses immenses bras mais moins à son aisance sur le terrain.

Au final 22 points, à 7/12 au tir dont 3/5 de loin, 5 passes et surtout 5 interceptions pour faire monter un peu la hype à New York. Une hype qui est désormais, sur une échelle de 100, à… 2, mais clairement le petit Quickley n’y est pas pour rien. A revoir, et très vite.

cavs stats 19 décembre 2020 Knicks stats 19 décembre 2020

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