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Zion Williamson (26 points) et Brandon Ingram (22 points) aux commandes : les nouveaux Pelicans démarrent bien à Miami

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Un sacré quintet à se farcir.

Source image : NBA League Pass

Pour leur tout premier match de pré-saison, les Pelicans étaient en déplacement à Miami et affrontaient le Heat. L’occasion de pouvoir checker la nouvelle version du squad de New Orleans, avec notamment Brandon Ingram et Zion Williamson à la baguette : le duo a cartonné pour sa première sortie main dans la main. 

Vous connaissez le classique, donc ne perdons pas plus de temps que cela. Qui dit match sans enjeu dit performances à prendre avec des pincettes. Mais qui dit échauffement dit aussi prémices potentielles, donc à surveiller de près. Après un passage express par la bulle d’Orlando cet été, et on ne vous en veut pas si vous ne vous souvenez pas de leur présence sur place, les Pelicans faisaient leurs débuts ce lundi dans un tout nouveau format adopté par le management de Louisiane. Steven Adams en pivot, Stan Van Gundy sur le banc, Kira Lewis Jr en renfort. S’il manquait Eric Bledsoe notamment pour participer à cette grande fête, et si le rookie Lewis n’a pas eu un immense temps de jeu, ce match du lundi soir à Miami était l’occasion pour plusieurs observateurs de voir ce que pouvait donner ce nouveau cinq majeur aussi intrigant que doué : Adams, Zion, Ingram, Lonzo Ball et Josh Hart, en attendant que Bledsoe prenne la place de ce dernier dès son retour au jeu. Manque de spacing ? Manque de shooting ? Les questions étaient bien là. Et si elles subsisteront, elles devront aussi être accompagnées de moment d’émerveillement, comme devant la perf des deux meilleurs joueurs de New Orleans à compter d’aujourd’hui. Bye-bye Jrue Holiday, la place est désormais à partager entre les fessiers de Williamson et d’Ingram. Pas le même gabarit, pas le même jeu non plus. Ce qu’on a vu d’entrée avec des apports différents et des automatismes à retrouver le plus vite possible. Plusieurs séquences durant lesquelles les joueurs ne savent pas trop où se positionner, embouteillages sur les lignes de pénétration, tout l’inverse d’un Heat habitué à jouer ensemble et qui démarrait plutôt bien la rencontre. Cependant, les hommes d’Erik Spoelstra ne sont pas à l’honneur aujourd’hui. Sans Jimmy Butler, sans Goran Dragic, sans trop d’envie non plus hormis Bam Adebayo et son hustle habituel ou Precious Achiuwa et ses belles enjambées, le Heat a vite laissé la rencontre dans les mains des Pelicans qui ont géré la victoire sans trop paniquer. Zion et Ingram, on va y revenir plus bas, ont été très bons. Mais il fallait aussi compter sur l’excellent apport de Nickeil Alexander-Walker (14 points), tout comme la lecture de Lonzo Ball et la sagesse de Melli. Ces Pels nouvelle génération ont séduit, en offrant notamment une très belle première mi-temps offensivement (60 points marqués).

Ingram et Williamson étaient attendus, ils ont répondu présent. Le premier est celui qui a semblé donner le plus d’impact en première mi-temps, dans sa polyvalence et son contrôle. Le jeu est devenu très lent pour Brandon, lui qui arrive à lire de mieux en mieux les rotations adverses pour effectuer le meilleur choix possible. Ainsi, même en ayant eu droit à l’arsenal complet au scoring, c’est dans certaines décisions que BI a étonné en très bien. La bonne extra-passe pour un copain isolé, la bonne agressivité vers le panier pour postériser un défenseur adverse. Non, Brandon Ingram n’a pas l’air de vouloir se reposer sur la belle prolongation de contrat signée récemment à New Orleans. Surdoué, l’ailier est tout aussi responsabilisé sous Stan Van Gundy, et on le retrouvera dans des situations encore plus variées grâce à l’application militaire de son coach sur les systèmes. 22 points, 6 rebonds, 6 passes, 3 interceptions, 1 contre, des lancers provoqués, un apport fréquent sur le terrain, Ingram avait la gueule et la prod d’un All-Star sur le terrain de Miami, de quoi faire plaisir aux fans de New Orleans. Concernant Zion Williamson ? Et bien la curiosité domine, comme souvent le concernant. Il y a ces finitions acrobatiques, entre deux à trois défenseurs, pour obtenir un and-one compliqué. Il y a cette belle connexion déjà établie avec Steven Adams, lorsqu’il faut recevoir un pruneau dans les airs et sanctionner. Zion a rappelé sa connaissance du jeu en étant également testé dans des situations dos au panier, afin de trouver des copains démarqués. Bonne nouvelle, il a lâché le ballon quand il le fallait. Mais Williamson, c’est aussi plusieurs séquences défensives bâclés (vamos a la presaison), et surtout un spot qui sera à définir petit à petit sur le parquet. Lorsque Steven Adams est dans le coin, on a la sensation d’un clair manque de spacing qui empêche d’utiliser les meilleures armes du numéro 1 de la Draft 2019. Van Gundy trouvera-t-il la solution ? Certainement. On garde simplement ce sujet en tête car si la capacité de ZW à produire reste dingue (26 points et 11 rebonds à 60% au tir), l’accès à son sommet est encore rempli d’embûches. Point très positif à noter tout de même, en plus de cette belle ligne statistique : aucun pépin physique à déclarer. Plus de 33 minutes généreuses, le train formé à Duke pourra s’éclater dès la reprise avec de belles passes de Lonzo, du rebond à la pelle, du scoring dans la raquette et un peu de passing en cas de doublette imposée sur lui en attaque. En bref, New Orleans a fait le taf, sans en faire une caisse mais avec le sourire. Un peu à l’image de leurs deux jeunes stars.

 

Les débuts des Pelicans cette nuit nous donnent envie d’en voir plus, dès que possible. Zion Williamson et Brandon Ingram ne représentent pas la paire que tout le monde attend sur cette reprise de la NBA. Et pourtant, c’est peu dire si le talent est là pour que ce duo fasse un sacré bruit dans la Conférence Ouest.

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