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Focus sur Tom Meschery : spoiler, ça ressemble à Tom et Jerry mais ça n’a rien à voir

tom meschery

Photo exclusive de la prochaine boite du « Qui-est-ce? », édition NBA.

Source : Youtube

En ce 26 octobre 2020, une légende de la NBA des sixties fête ses 82 ans. On souhaite donc un joyeux anniversaire à… l’homme qui possède la moustache que l’on rêverait tous d’avoir lors du Movember, l’ancien ailier des Warriors Tom Meschery. 

Né en 1938, Tom Meschery a eu plusieurs vies, avant et après sa carrière sur les parquets de NBA. On peut forcément revenir déjà sur son nom d’origine, qui rapporte un sacré paquet de points au Scrabble : Tomislav Nikolayevich Mescheryakov. A vos souhaits. Ayant émigré aux Etats-Unis après avoir été faits prisonniers dans un camp au Japon pendant la Seconde Guerre Mondiale, les Mescheryakov ont souhaité changer de nom sur le sol américain et sont donc devenus les Meschery, et Tom s’est alors concentré sur la balle orange. L’avenir montrera qu’il a plutôt bien fait. Un parcours universitaire au Saint Mary’s College of California et une Draft 1961 en septième position plus tard, et voilà que le gaillard d’1m98 se retrouve sous le même maillot qu’un certain Wilt Chamberlain, chez les Philadelphia Warriors, qui déménageront juste après à San Francisco. Partageant l’affiche avec le Big Dipper mais également plus tard avec Rick Barry, le power forward marquera l’histoire de la franchise californienne pendant six saisons, et jouera deux finales NBA, toutes deux perdues : une en 1964 et une en 1967, battu par son ex-coéquipier Wilt Chamberlain alors chez les Sixers. Après l’aventure chez les Guerriers, l’ailier ira jouer quatre saisons dans la toute nouvelle franchise des Supersonics. C’est donc pendant dix saisons qu’on a pu – enfin la génération de nos grands parents – avoir la chance de voir évoluer l’homme à la moustache en NBA, qui sera le premier joueur étranger sélectionné au All-Star Game, en 1963, et qui verra son numéro 14 retiré par la franchise de la Baie.

Etant joueur, l’ailier avait également une réputation de défenseur dur sur l’homme. Surnommé ‘The Mad Russian », Tom possède même une statistique marquante : pendant la saison 1961-62, il est le joueur ayant commis le plus de fautes en NBA et se retrouvait d’ailleurs dans les hauteurs de ce classement plutôt souvent pendant ces dix saisons. Et ça ne devait pas être de la tarte tiens, une équipe avec un Wilt en attaque et un Tom en défense. Mais au delà de la défense, le Tommy était aussi capable d’apporter du talent en attaque, et possède quelques jolis highlights à son actif. Car Magnum a bien plus sur son CV que le fait d’avoir été l’un des joueurs qui a abreuvé Chamberlain de ballons lors de sa nuit historique à 100 points. Avec plus de 9000 points, 6600 rebonds et 1300 assists en carrière, le bonhomme dont le nom ressemble à quelques lettres près aux chocolats fourrés à la liqueur que l’on laisse au fond de la boite à Noël mérite bien son statut de légende du coté de San Francisco, sa franchise de cœur. En plus de ça, le natif de Mandchourie (province russe désormais en Chine), qui n’a jamais renié sa patrie russe d’origine, pourrait presque se targuer d’être le premier « vrai » européen de l’Histoire à avoir foulé les parquets de NBA, bien avant les autres.

Amoureux du jeu, le moustachu a par la suite lâché le ballon pour devenir un manieur de mots. Après quelques années en tant que coach universitaire des Cougars, puis assistant chez les Blazers, Meschery est devenu Professeur Meschery en enseignant l’anglais à l’université de Reno, Nevada, mais a surtout profité de sa retraite de sportif pour se concentrer sur sa passion : la poésie. Si on n’est pas toujours certains que les compétences se transmettent par le sang, on peut peut-être imaginer qu’en l’occurrence, l’amour des mots de Meschery est génétique, puisqu’il se trouve qu’il est le descendant direct du grand écrivain russe Léon Tolstoï. Et ça c’est la classe. Ecrivant sur ses racines russes, sur son statut d’immigré, mais aussi sur le basket, le Jul des 60’s a même gratté un poème sur Wilt Chamberlain. Le genre d’ode qu’on aurait sans doute bien plus retenu pendant les cours de français au collège, désolé Jacques Prévert.

Tom Meschery, 1,98 m de hargne et qui ont fait les beaux jours de des Warriors et des Sonics, des actions des deux côtés du terrains, et une moustache digne des meilleurs magasins de déguisements, qui seront difficile d’oublier pour les fans des Dubs et amoureux de basket. Happy-b Tommy !

1 Comment

1 Comment

  1. dam dou

    26 octobre 2020 à 23 h 40 min at 23 h 40 min

    Chouette article

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