Celtics

Zoom sur la bulle des Celtics : comme quoi on peut être encore jeune, vert et déjà bien mûr

Tatum Walker Boston Celtics 20 Septembre 2020

C’est que le début…

Source image : Youtube / ESPN

Battus 4-2 par le Heat, la route s’arrête aux portes des Finales NBA pour les Celtics. Après avoir montré, une fois de plus, qu’ils étaient de sérieux contenders à l’Est, il est désormais l’heure de faire le bilan, calmement, du parcours des « petits » hommes verts dans la bulle d’Orlando. 

Dans un univers normalement constitué, nous serions en train de finir d’écrire la preview des Finales NBA opposant les Clippers ou les Lakers aux Bucks de Giannis. Ces derniers, après avoir tranquillement surfé sur la Conférence Est, viendraient de battre les Raptors en finale de Conférence. Oui, dans un monde où tout se passe comme prévu, les Celtics, talentueux mais trop jeunes, n’ont pas encore la solidité pour aller plus loin qu’une demi-finale de Conf’. Mais en 2020, on a bien compris que rien ne se passait comme prévu, et nous venons donc d’assister à une finale de Conférence très serrée entre… Miami et Boston, ponctuée par une victoire en six manches de la franchise de Floride. Après avoir fait du petit bois des Sixers (4-0) et arraché une victoire au Game 7 face au tenant du titre, Toronto (4-3), les hommes de Brad Stevens ont démontré qu’ils n’étaient pas venus dans la bulle pour faire des selfies avec Mickey. Ce qu’il y’a de réjouissant avec cette équipe des Celtics, c’est qu’on a l’impression qu’il n’y a pas qu’un seul joueur qui a porté son équipe dans son sac à dos. Comme souvent chez les Verts depuis quelques années – et il faut saluer le travail de Coach Stevens – c’est le collectif qui a primé.

Parlons des satisfactions. Alors qu’à 22 ans, tu passes encore tes jeudis en soirée étudiante et que tu t’en veux d’être fatigué quand tu es assis en cours le lendemain, il y’en a certains qui, au même âge, sortent de la meilleure saison de leur carrière et s’imposent comme le leader d’une franchise qui jouait encore sa place en Finales NBA il y a quelques jeures. Tout au long de ces Playoffs, les matchs de Jayson Tatum se suivaient et se ressemblaient. Véritable leader statistique de son équipe (25,7 points, 10 rebonds, 5 assists), l’ancien de Duke a donné l’impression d’être dans sa dixième saison NBA alors qu’il vient seulement de terminer sa troisième année. Comme un Jay n’arrive jamais seul, il est difficile de parler du beau parcours des C’s sans mentionner son compère, Jaylen Brown. Pas en reste offensivement (21,8 points de moyenne dans ces Playoffs), c’est également dans son apport défensif que le numéro 7 a compté. Capable de défendre sur les meilleurs attaquants adverses à (presque) tous les postes, et décisif dans les moments où les Celtics ont eu à fermer la boutique, JB est en mesure de s’imposer comme l’un des meilleurs two-way players de la Ligue, dans les années à venir. Et juste au cas où vous auriez oublié, il n’a que 23 ans. En parlant de two-way players, il est obligatoire de faire une mention honorable pour les Playoffs du véritable sniper de Boston, le pyromane Ray Allen Marcus Smart. Leader vocal, capitaine de défense, et surtout vraie menace offensive derrière la ligne, qui a connu quelques coups de chauds dans la bulle (cinq triples en 3 minutes, juste pour rigoler), l’arrière des Celtics a pu profiter de la blessure de Gordon Hayward pour se mettre en évidence dans cette campagne de postseason. Mais plus globalement, on peut tirer un grand coup de haut de forme irlandais au collectif dans son ensemble, bien huilé, et bien orchestré par Coach Stevens. Hayward (post-blessure), Theis, Williams et Williams, Wanamaker et autre Kanter ont su, par séquences, contribuer chacun à leur tour à cette solide campagne 2020 des Celtics, qui est, à beaucoup de points de vue et malgré l’élimination, une réussite.

Malgré tout, les Celtics rentrent quand même dans le Massachusetts un peu plus tôt que ce qu’ils auraient pu espérer. Il y’a en effet la possibilité de nourrir quelques regrets. Le principal s’appelle évidemment Kemba Walker. Arrivé en provenance des Hornets à l’été 2019, l’ancien de UConn, auteur d’une saison 2019-20 de All-Star sous le maillot vert, devait permettre à la franchise de passer un nouveau cap en Playoffs, et de pouvoir se permettre de rêver à tutoyer les étoiles. Malgré une campagne correcte au niveau statistiques (19,6 points, 4,1 rebonds, 5,1 assists), on a l’impression qu’il n’a pas forcément pesé dans les moments cruciaux, et n’a pas réellement montré que l’équipe pouvait lui donner les clés du camion en attaque, comptant beaucoup plus sur le talent des JayJay. Il faut bien évidemment saluer la performance du Heat, qui semblait plus solide lorsqu’il fallait conclure. On peut aussi regretter la présence de ce fameux joueur de top niveau dans la peinture verte, qui aurait pu permettre de varier un peu plus offensivement et d’apporter ce brin de rigueur et de puissance qui a pu manquer défensivement, notamment face à un Bam Adebayo, qui a fait beaucoup de dégâts pendant toute la série. Il y’a donc peut-être quelques pièces manquantes dans le puzzle des Celtics pour pouvoir s’imposer sur la durée, mais, avec ce qu’on a pu voir cette année, on est plutôt pressé de revoir cette franchise sur les parquets et si le Frenchie Vincent Poirier peut en profiter pour se faire une petite place on sera évidement ravi pour lui et notre petit coeur chauvin.

Seeding games :

  • Celtics – Bucks : 112-119
  • Celtics – Blazers : 128-124
  • Celtics – Heat : 106-112
  • Celtics – Nets : 149-115
  • Celtics – Raptors : 122-100
  • Celtics – Magic : 122-119
  • Celtics – Grizzlies : 122-107
  • Celtics – Wizards : 90-96

Playoffs :

  • Celtics – Sixers : 109-101
  • Celtics – Sixers : 128-101
  • Celtics – Sixers : 102-94
  • Celtics – Sixers : 110-106
  • Celtics – Raptors : 112-94
  • Celtics – Raptors : 102-99
  • Celtics – Raptors : 103-104
  • Celtics – Raptors : 93-100
  • Celtics – Raptors : 111-89
  • Celtics – Raptors : 122-125
  • Celtics – Raptors : 92-87
  • Celtics – Heat : 114-117
  • Celtics – Heat : 101-106
  • Celtics – Heat : 117-106
  • Celtics – Heat : 109-112
  • Celtics – Heat : 121-108
  • Celtics – Heat : 113-125

Avec une saison que l’on peut globalement qualifier de réussite, les fans des Celtics peuvent déjà saliver pour la saison prochaine. Bien emmenée par son armée de jeunes pousses talentueuses, il est légitime de penser que cette franchise iconique de la NBA a encore de beaux jours devant elle, et qu’on pourra continuer les vannes sur Tacko Fall pendant encore un moment.

2 Commentaires

2 Comments

  1. Yoann

    28 septembre 2020 à 17 h 53 min at 17 h 53 min

    L’excuse de la jeunesse perpétuelle pour ces Celtics me fait bien rien. En face Miami a 1 rookie dans le 5 majeur et 2 autre dans les joueurs qui compte (même si pour Nunn c’est un peut moins vrai sur cette série voir playoff).
    Mais a un moment stop il faut juste arrêter d’encensé les JayJay et se rendre compte que leur plafond n’est pas si haut que certains veulent bien le croire.
    Se sont des très bon joueurs mais a mon avis il ne seront jamais des FP qui amènerons une équipe au titre, ils se font marcher dessus par un rookie de 20 ans (Herro) et par un pivot de 23 (Bam) qui n’avait même pas la Hype de Tatum il y a 2 ans.
    Bref il est peut être temps de se dire que les Celtics sont une très bonne équipe mais absolument pas une équipes qui peut concurrencer les plus grosses team de la ligue en playoff

    • Alceste Poquelin

      29 septembre 2020 à 16 h 17 min at 16 h 17 min

      Ah ouais…

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