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Les Lakers assurent face à Portland et… passent un tour de Playoffs : mine de rien, ça faisait huit ans que ça n’était pas arrivé

L’issue de cette série semblait inéluctable, tant de par la supériorité affichée par les Lakers depuis dix jours que par l’absence cette nuit de Damian Lillard, plus ou moins la seule raison de croire à quoique ce soit côté Blazers. Pas de surprise, la machine Lakers a broyé Portland pour la quatrième fois et se retrouve donc en demi-finale de conférence pour la première fois depuis… 2012. 

La dernière fois que les Angelinos ont passé un tour de Playoffs ? Michel Telo passait à la radio et vous dansiez comme un con la chorégraphie de Gangnam Style. Wow. Huit ans, huit longues années à patienter avant de revoir le jour, huit ans avant de retrouver le dernier carré de la Conférence Ouest. Une attente interminable mais cette fois-ci ça y est, et c’est donc au soir de cette saison si particulière que les Lakers ont rompu la malédiction. Tout n’aura pas été « si simple » ce soir, face à des Blazers pourtant en mode victime expiatoire, mais au final la mission est accomplie, sans trop transpirer.

Le match ? Une succession de « et si » de la part des Blazers. Et si le talent de C.J. McCollum et Carmelo Anthony suffisait à faire trembler une dernière fois l’ogre californien, et si la défense friable des Lakers permettait un dernier sursaut d’orgueil aux hommes de Terry Stotts. Une première mi-temps ultra-offensive durant laquelle les deux hommes sus-cités tenaient la dragée haute à LeBron James et Anthony Davis, une première mi-temps conclue en beauté par le plus beau geste technique de ces Playoffs. Car si George Hill a avoué en conférence de presse avoir loupé l’hymne car il faisait popo, J.R. Smith, lui, défèque sans pression sur le terrain à chacune des ses apparitions, pour le plus grand bonheur de la secte dont nous faisons partie.

Malheureusement pour Portland, Gérard n’apparaîtra plus après cette énième péripétie et c’est comme souvent (toujours) le duo LeBron / AD qui prendra les choses en main. Injouables, imperturbables, indéfendables, les deux compères cumuleront en fin de soirée un mignonnet 79/19/14 à 28/37 au tir, répartition juste ci-dessous, ne laissant que peur d’espoirs à des Blazers revenus deux ou trois fois à leurs basques mais jamais assez pour espérer arracher ce Game 5. Un match beaucoup plus plaisant que les trois derniers de la série en tout cas, grâce à des Lakers sérieux et des Blazers décomplexés, qui quittent une nouvelle fois les Playoffs pleins de bleus au corps. La blessure de Zach Collins tout d’abord, puis celle de Damian Lillard, sans oublier celle plus continuelle de Hassan Whiteside, dont le basket est blessé depuis trop d’années.

Encore dans les clous à quelques minutes du terme, les Blazers y auront cru, timidement, alors qu’en face les deux cyborgs n’ont eu qu’à accélérer un chouïa dès que le besoin s’en faisait ressentir. Allez, bonnes vacances chers Blazers, et bon repos chers Lakers. Au programme ? Un petit OKC-Rockets des familles lundi soir, pour découvrir qui sera la prochaine victime des hommes de Frank Vogel. D’ici-là, passez un bon dimanche, et n’oubliez pas de remercier maman pour son risotto.

stats Lakers Blazers 30 août 2020

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