Pacers

Joel Embiid a été phé-no-mé-nal face aux Pacers ? Manque de bol, T.J. Warren a été sen-sa-tion-nel face aux Sixers

Après deux blow-outs initiaux, on se disait que ce Pacers-Sixers allait prendre le même chemin. Une équipe d’Indiana privée de Domantas Sabonis et une autre de Philly au complet avec un Joel Embiid de retour et pressenti pour mâcher la raquette adverse ? Tout ça ne pouvait aller que dans un sens. Oui mais non, un homme s’est levé et il a dit non, poke Wallen 2001.

Il y a ceux qui disent oui et ceux qui disent non, mais ceux qui disent oui ont déserté le frontI. Il y a ceux qui disent oui et ceux qui disent non, moi j’ai dit non, moi j’ai dit non. Les plus anciens connaissent le flow de Wallen mais aujourd’hui c’est bien de son cousin T.J., T.J. Wallen pour les MC’s ou plutôt T.J. Warren, meilleur ami de Jimmy Butler et catapulté cette nuit leader puissance 1000 d’une équipe des Pacers qui ne lâchera décidément rien, jamais, un peu comme Mino en 2008, car c’est intro est définitivement une ode au son des années 2000. Mais reparlons un peu de basket, de basket à mater avec un verre de pinard grand cru, de basket à visionner sans le son mais avec un petit Mozart en fond. Car ce match de T.J. Warren cette nuit face aux Sixers ? Il est tout simplement à ranger dans le tiroir des matchs all-time, ces matchs lors desquels un homme décide de carry une équipe toute entière et y parvient, renversant par la même occasion l’ordre établi d’une confrontation qui semblait plutôt acquise à la cause de ses adversaires, en plein cœur, de surcroît, d’une grosse lutte pour les places d’honneur en Playoffs. La tâche n’était pourtant pas facile, face notamment à un Joel Embiid de retour et qui semblait n’avoir pas bouffé depuis des semaines. Le match de Jojo ? Indécent, jugez plutôt : 41 points à 15/23 au tir et 10/12 aux lancers, 21 rebonds, 4 passes, 3 contres, ok le Shaq. Mais vous l’avez compris, le Process ne sera finalement pas le héros de la soirée, loin de là.

Car le héros ce matin se nomme T.J., Thibault-Jérémy pour les intimes, T.J. Warren pour les statisticiens et les historiens du sport. Pas de Domantas Sabonis ? Un Victor Oladipo encore à des années lumières de son niveau avant blessure ? Malcolm Brogdon absent ? Bougez pas, tu s’occupes de rien je s’occupe de tout. 19 points au premier quart, 29 à la mi-temps, 19 points de nouveau dans le dernier round dont le dagger à dix secondes le fin, neuf triples au total, on s’arrête là mais ça pourrait durer des heures. T.J. Warren n’a pas fait la totale aux Sixers il leur a récité le Kamasutra tout entier, il leur a fait l’amour sans préliminaire, pendant 2h30, sans interruption aucune. Au final ? Une victoire donc, évidemment, et une ligne de stats qui prend place tout en haut de ses charts personnels avec un record en carrière aux points et au nombre de tirs rentrés du parking, tu m’étonnes. 53 points à 20/29 dont 9/12 du parking et 4/4 aux lancers, 4 rebonds, 3 passes et 2 contres, le tout face à une équipe réputée pour être l’une des plus relous de la Ligue en défense. Les mots manquent alors on se fendra uniquement de cinq lettres accolées : TJMVP.

Bonne nouvelle pour les Pacers, Nate McMillan s’est peut-être trouvé un nouveau leader pour ces Playoffs et voilà qu’Indiana nous refait le coup de l’équipe que personne attendait. Mauvaise nouvelle pour les Sixers ? S’ils veulent chasser le podium à l’Est avant les Playoffs, il faudra déjà atteindre la cinquième place des Pacers.

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