Jazz

Le Jazz reprend ses bonnes habitudes : victoire étriquée face aux Pelicans, avec un Rudy Gobert clutch sur la ligne

Rudy Gobert 31 juillet 2020

La pression c’est dans les pneus.

Source : NBA League Pass

Saperlipopette, c’est vraiment reparti. Un peu de mal à y croire il y a quelques heures sur les coups de 0h30 mais la NBA est bel et bien de retour, pour de presque vrai. Un paquet de nouveautés évidemment, on fait comme on peut, mais dix joueurs, un parquet, deux paniers, un ballon et c’est bien l’essentiel. Pour inaugurer ce Acte II de la régulière 2019-20 ? Le Jazz et les Pelicans, Rudy et Zion, Spida et Brandon. Et nous ? Bah on regarde le match, on fait un récap, et ça ressemble pas mal au vrai bonheur.

Petit détour obligatoire par le contexte social, on a donc comme prévu assisté à un élan collégial de tous les participants à ce match d’ouverture. Un genou à terre pour tout le monde pendant l’hymne, deux coachs qui communient dans le silence et le respect, tous les protagonistes de la partie affublés d’un message utile au dos de leur maillot, et Pierluigi Collina pouvait donner l’entre-deux l’esprit tranquille. Les premiers à se mettre à l’action ? Le Jazz, le Jazz et un Rudy Gobert saignant d’entrée, comme pour envoyer un premier et dernier sorry à la NBA d’avoir caressé un peu trop de micros en mars. 10-0 Jazz mais très vite un 20-4 asséné par NOLA, grâce à un duo Jrue Holiday / J.J. Redick aussi intelligent que concerné. Les deux anciens défendent dur, rentrent leurs tirs et quand Brandon Ingram se met à jouer comme un KD 2020 on se dit qu’il sera bien dur d’aller chercher les volatiles sur ce match. Dur dur pour le Jazz en effet, d’autant plus que dans le même temps les hommes de Quin Snyder rencontrent quelques soucis. Mike Conley n’a rien d’un John Stockton, Donovan Mitchell est complètement aspiré par Jrue et n’arrive pas à mettre un pied devant l’autre, résultat quatre passes décisives seulement à la mi-temps et un Rudy Gobert clairement snobé par ses meneurs. Seul Jordan Clarkson semble en fait prendre des responsabilités mais au vu du taux de déchet pas sur que ce soit une bénédiction non plus.

Mais tout ce raffut nous ferait presque oublier de parler d’un certain… Zion Williamson. De retour cette nuit pour tabasser du Jazzman, Zion a comme prévu été utilisé avec une grande parcimonie mais a néanmoins réussi à faire mal à chacune de ses entrées en jeu même si le mot défense n’était par contre pas à l’ordre du jour. Quelques paniers de taureau mais également un shoot renvoyé directement à Duke par notre Rudigogo national, et un match de reprise somme toute sérieux et discret à la fois pour le jeune tank de Louisiane. En attendant ? Les Pels continuent à faire la course en tête, elle est cool cette équipe eh, J.J; redick continue son show, E’Twaune Moore rajoute quelques points importants, mais petit à petit… le Jazz refait son retard et revient sur les basques du maçon Lonzo et de ses ouvriers. Un retour rapide et même mieux, puisque Donovan Mitchell activera enfin le mode All-Star en scorant huit points consécutifs, succédant à un Jordan Clarkson boulimique et précédant un Rudy Gobert clutchissime puisqu’il lâchera sur la fin un 2/2 idéal pour… donner la victoire au Jazz. Oups le spoil, le Jazz l’a finalement emporté 106-104 après un dernier tir loupé de Brandon Ingram, et ce Jazz-là peut clairement se féliciter de s’être sorti d’un tel guêpier. Et vous savez quoi ? On va frapper un grand coup dans le monde du journalisme en mettant les gens devant leurs responsabilités, avec un phrasé fort et lourd de sens : « le Jazz n’a pas gagné ce match, ce sont les Pels qui l’ont perdu ». Et pan, parce que parfois il faut oser dire les choses.

Première défaite pour les Pelicans, et il ne faudra pas qu’il y en ai trop non plus car le rêve de Playoffs pourrait bien s’envoler aussi vite que Zion sur une passe de Lonzo Ball. Pour le Jazz l’opération est parfaite, à la limite du braquage mais dans les règles, probablement que ça s’appelle l’expérience ou quelque chose du genre.

stats Pels Jazz 31 juillet 2020 stats Jazz Pels 31 juillet 2020

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