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Bilan de la pré-saison in ze bulle – focus sur ce qui nous a déplu : retrouver des sensations tout en évitant de se péter, un alliage difficile

Jamal Crawford 28 juillet 2020

Distanciation sociale un peu chelou, des copains qu’on n’a pas du tout vu, un certain manque d’intensité, bref ce ne fut, évidemment, pas parfait.

Source image : YouTube

Après huit jours d’une féroce (pas du tout) compétition entre les 22 équipes invitées à en découdre à Orlando, il est l’heure des premières conclusions. Déjà parce que, mine de rien, on a appris deux ou trois trucs utiles, puis aussi parce que ça nous passera le temps aujourd’hui, à un peu plus de 24h du début des « vraies » hostilités. Allez, comme on est des râleurs on commence avec tout ce qui nous a un peu ou beaucoup saoulé, mode vieux grincheux activé.

Ce ne pouvait être parfait, et évidemment ce ne le fut pas. Pour de multiples raisons mais pas de drame ici, car on vous l’a dit on s’en doutait. La pré-saison reste ce moyen pour tous de se re-familiariser avec le ballon, avec le bruit des parquets et, surtout, avec les coéquipiers. Cette pré-saison rentre de surcroît dans un moule assez extraordinaire, puisque la totalité des joueurs présents depuis quinze jours à Orlando n’a pas connu les joies du cinq contre cinq durant plus de quatre mois. Pas étonnant donc d’avoir assisté à certaines séquences sans saveur entre des mecs qui semblaient ne s’être jamais vu de leur vie. Chiant hein, mais pas étonnant. Les superstars n’y ont d’ailleurs pas coupé, car si certaines d’entre-elles ont rapidement retrouvé leurs marques, d’autres ont eu un peu plus de mal à réenclencher la machine. C’est le cas par exemple de Jayson Tatum, Chris Paul, Damian Lillard ou Kawhi Leonard pour ne citer que les All-Stars, alors que les Frenchies Evan Fournier ou Timothe Luwawu-Cabarrot semblent pour l’instant un peu allergique à la bulle. Pour Vincent Poirier c’est un peu différent puisque le Vince n’a eu que très peu l’occasion de se montrer, mais c’est toujours quelques minutes de plus que son illustre copain de banc Tacko Fall, utilisé neuf petite minutes en tout depuis son arrivée dans la bulle.

Autre mascotte que l’on aurait aimé voir mais que son coach n’a pas daigné mettre au turbin ? Jamal Craword, et l’on se demande d’ailleurs quels sont les plans pour Jamal si la pré-saison ne lui permet même pas de gratter quelques minutes. A croire que Chris Chiozza est une meilleur option, on part de suite acheter du Paic Citron pour s’en enfiler une grande rasade. Du côté des déceptions individuelles ? On peut évidemment citer l’absence dommageable d’un Domantas Sabonis dont on ne sait toujours pas de quoi l’avenir proche sera fait, alors que Zion Williamson nous a une fois de plus fait patienter, comme il sait si bien le faire depuis le début de sa courte carrière, alors qu’à Miami ou des Clippers c’est le groupe dans sa globalité qui a été gêné par les nombreuses absences dues au COVID, au load management ou à l’école buissonière.

Le COVID tiens, parlons-en. Difficile de faire abstraction de ces conditions inédites pour jouer des matchs de basket, et si la NBA fait probablement ce qu’elle peut, il n’empêche que le rendu reste un peu chelou pour un sport dont l’une des premières qualités est l’entertainment continu qu’il propose. Les images d’un Gregg Popovich tirant la gueule derrière son masque nous restent en tête, tout comme les sons d’un parquet grinçant et résonnant contre les parois vides des salles de jeu de Disneyland. Niveau gestes barrières ? Deux poids deux mesures, mais là encore c’est plus facile à dire qu’à faire. On a vu des grandes vitres en plexi protéger les marqueurs, un grand nombre de personnes des staffs portant des masques, idem pour les employés dans les salles, mais on a malheureusement vu beaucoup trop d’accolades superflues, de gestes inutiles, rendant peu crédible tous les efforts mis en place en parallèle même si on ait tous qu’un sport collectif et de contact comme le basket ne peut malheureusement échapper à toutes sortes de… contacts sur le terrain

Des stars parfois un peu trop économisées, des matchs sans intensité aucune et des têtes qu’on aurait aimé voir. Des leaders encore dans le pâté, des gestes barrières rarement respectés et une ambiance plus que feutrée. Voilà pour nos quelques remarques lâchées avec notre plus bel habit de grincheux mais n’ayez crainte, la suite arrive et vous verrez qu’on a quand même pris notre pied. Schizophrènes à la rédac ? Un peu mon n’veu.

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