One-on-One

Avis de la rédaction – Les meilleurs coachs de la saison NBA 2019-20 : place numéro 6, chacun donne son avis !

Top 6 rédaction

Du Billy Donovan, du Mike Budenholzer, du Nate McMillan, du Frank Vogel, du Taylor Jenkins, mais pas de Jim Boylen.

Source image : montage TrashTalk

Voici le dernier petit jeu auquel la rédaction de TrashTalk s’est livré ces derniers jours : établir un Top 6 par poste, qui prend en compte uniquement la saison 2019-20 attention, car sinon le cinq de rêve de la rédac serait probablement composé de J.R. Smith, Lance Stephenson, Nick Young, Carlos Boozer et Joakim Noah, le tout coaché par Tyronn Lue. Huit rédacteurs, huit avis, une petite moyenne et let’s go, l’occasion aussi de revenir sur le bout de saison de nos loulous préférés. La suite vous la connaissez, on met les kevlars et les casques et on se retrouve en section commentaires ?

Bastien

Taylor Jenkins : le meilleur coach rookie de la saison. Bon, en même temps il n’y en avait pas des masses, mais la question se pose d’entrée : qui mettait Memphis dans le Top 8 de l’Ouest cette année ? Dans le prolongement de l’excellent travail réalisé par le management des Grizzlies, Jenkins a repris les principes de son prof, Mike Budenholzer, pour les implanter dans son équipe. No bullshit, pas de basket stupide, du bon sens et du bon jeu, tous les soirs. En utilisant parfaitement les jeunes et les vieux, Taylor a mis Memphis sur les rails parfaits de la reconstruction. Hâte de voir la suite.

Alex

Brad Stevens : bien évidemment, ce choix de Brad Stevens va m’obliger à laisser de côté des entraîneurs qui ont fait un superbe boulot cette saison. Mais oh ! Si les Celtics ont retrouvé un magnifique fond de jeu des deux côtés du terrain, avec le 5ème meilleur ratio offensif et le 4ème offensif, ce n’est pas seulement parce que Jaylen Brown a beaucoup progressé, parce que Tatum est devenu All-Star ou parce que Kemba Walker convient mieux à Boston que Kyrie Irving… Non, non, pas seulement. Malgré cet effectif bizarrement équilibré (pas si lourd dessous et très fourni sur les extérieurs), Brad a fait du Stevens. Son noyau fait 10 joueurs en fait. Il adore ça, la manière est là et les résultats suivent. Les Celtics ont gagné 49 fois en 82 matchs la saison dernière. Ils en étaient déjà à 43 victoires en 64 matchs quand la 2019-20 s’est arrêtée et étaient plus que prêts à soûler tout adversaire en Playoffs.

Ben

Billy Donovan : c’était la saison du ça passe ou ça casse pour lui. Résultat ? Il a cassé la baraque pour faire passer le Thunder en Playoffs haut la main. Immense mea culpa ici, au moins aussi grand que le plaisir de voir une équipe destinée à être détruite donner envie à son GM de la conserver intacte jusqu’à la fin de la saison pour voir jusqu’où elle pouvait aller. Plus à l’aise pour diriger un effectif équilibré et libéré de toute pression, Billou a su tirer le meilleur de tous ses hommes à l’image d’un SGA qui s’affirme comme le franchise player d’OKC pour de nombreuses années ou de la percée de Luguentz Dort malgré son two-way contract. Et si c’était d’abord ça Donovan, un cultivateur de talents plutôt qu’une marionnette servant de faire valoir à une seule star ?

Nico

Billy Donovan : y’a encore quelqu’un pour critiquer Billy Donovan ? Cette saison, sans véritable superstar à sa disposition, le coach du Thunder a fermé des bouches et a véritablement montré ce qu’il était capable de faire. Après les départs de Paul George et Russell Westbrook durant l’été, le Thunder était censé reconstruire cette saison, mais il a terminé dans le Top 5 de l’Ouest avec un superbe bilan de 40 victoires pour 24 défaites. Le maestro Chris Paul a évidemment joué un rôle essentiel dans ce succès, tout comme la pépite Shai Gilgeous-Alexander et le sixième homme Dennis Schroder, mais le boulot effectué par Donovan pour maximiser leur production et celle des autres joueurs fut remarquable. Malgré les nombreux changements de l’intersaison, Billy a réussi à monter un ensemble cohérent et à imposer sa patte. Il mérite d’être dans le Top 6.

Gio

Brad Stevens : dans la famille des pris pour acquis Brad Stevens pourrait presque être le patriarche malgré son jeune âge. A même pas 44 ans Bradou a déjà un solide bagage derrière lui (deux Finales de Conf perdues face à LeBron) et si ses deux premières saisons servirent principalement à se faire la main… il demeure depuis l’un des coaches les plus victorieux de la Ligue. Le système Brad Stevens existe et il est reconnu, et depuis quelques saisons le quarantenaire l’utilise à bon escient tout en réussissant à gérer un roster blindé de talents, tout en distribuant les rôles de la meilleure des manières. Cette saison est d’ailleurs – selon moi – l’une de ses plus abouties puisque le carré magique Kemba – Jaylen – Jayson – Gordon a pu être utilisé à bon escient, avec notamment un pied et demi posé dans l’univers du small-ball, bail pas forcément du goût de Bradie jusqu’ici, du moins pas sur la longueur. On lui doit par exemple la découverte de Grant Williams, l’utilisation une nouvelle fois parcimonieuse mais intelligent de Semi Ojeleye, l’intégration de Brad Wanamaker ou encore les progrès de Jaylen Brown et Jayson Tatum. Pris pour acquis on vous dit, car gérer une telle somme de talents n’est pas forcément un cadeau. Et si Stevens n’ira probablement pas chercher son premier trophée de COY cette saison, il apparait comme l’un des noms à même de remporter cette course… tant qu’il sera en place.

Alexandre T.

Mike Budenholzer : certains vont peut-être s’émouvoir en voyant Bud “seulement” sixième de ce classement mais il y a une certaine logique à ce choix et c’est assez simple : ce bon Budenholzer l’a gagné l’an passé. Bah ouais et alors ? Depuis l’instauration de cette récompense en 1962, AUCUN coach n’a été élu deux ans de suite, jamais. Pas de back-to-back pour un Popovich, Phil Jackson ou Pat Riley pour ne citer qu’eux. Est-ce qu’il y a une sorte de malédiction ou préfère-t-on miser sur les progrès d’un autre coach ? Impossible de le dire. Toujours est-il que malgré le taf incroyable réalisé, malgré une équipe en mode rouleau compresseur, meilleure défense du pays, avec des joueurs qui connaissent leurs rôles à la perfection et un Giannis dieu de l’olympe, malgré tout ça, je n’imagine pas l’ancien padawan de Pop’ récupérer la statuette. Ne pas le voir dans ce Top 6 aurait été un blasphème alors il récupère une place honorifique pour la forme mais nul doute qu’il sera bien plus haut dans un an.

Clément

Nate McMillan : comment ne pas parler de Nate McMillan dans cette rubrique ? Alors que beaucoup pensaient voir arriver les Pacers à la place du con dans cette Conférence Est, il s’avère qu’ils sont virtuellement qualifiés pour les Playoffs de façon très aisée, devançant même les Sixers, le tout alors que leur franchise player Victor Oladipo n’a joué que 13 matchs cette saison. De plus, Nate McMillan est très loin d’être étranger à la bonne utilisation de Myles Turner, à l’intégration de Malcolm Brogdon et TJ Warren dans sa rotation et à la sublime éclosion de Domantas Sabonis, devenu All-Star (bazardé par le GM du Magic Rob Hennigan au Thunder avec… Victor Oladipo à l’époque, on le rappelle). Les Pacers sont l’une des belles surprises cette saison, et ils le doivent beaucoup à leur coach qui a tiré tout ce beau monde vers le haut.

Arthur

Billy Donovan : qui l’eût cru ? Billy Donovan cité dans la course au titre de Coach Of The Year : grande vanne en septembre, mais véritable fait huit mois plus tard. On le pensait dépendant de son marsupilami parti dans le Texas, il n’en est rien. Il a su donner les clés de l’équipe à Chris Paul puis distribuer les rôles sans négliger un seul de ses hommes. Souvent décrié l’an dernier, il a répondu de la plus belles des manières en rentabilisant de gros contrats comme celui de Danilo Gallinari. Le mauvais coach est désormais un magicien qui transforme la merde en pain d’épice, et son statut n’est plus remis en cause par la fanbase du Thunder. Résultat ? Une cinquième place dans la Conférence Ouest pourtant cotée à 32 en début de saison, et qui vient mettre beaucoup de respect sur le prénom de Billy. 

Rédacteur

#6 #5 #4 #3 #2

#1

Nicolas Billy Donovan
Giovanni Brad Stevens
Ben Billy Donovan
Alex T. Mike Budenholzer
Clément Nate McMillan
Arthur Billy Donovan
Alex M. Brad Stevens
Bastien Taylor Jenkins

Le n°6 c’est donc tout bon, et si vous êtes un petit malin vous aurez donc compris de quoi on risque de parler demain. En attendant ? On vous souhaite une bonne semaine spéciale sur le banc et surtout, restez chez vous.

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